CAMPER — CAMUS
1 85 Ils battent pourtant la campagne, - Lorbt, Muze histor,, 5 juillet i66â.
Il s^amuse à battre la campagne sur ce que je mandois à Bouvard qu'il eût bien voulu glisser cette affaire jusqu'après ma mort. - Siv., X, i ai (autogr,).
Camper : se camper.
Campe-toi sur ud pied. - Fourb. de Scap.y I, 5.
a 35 Ce monstre à voix humaine, aigle, femme et lion,
Se campoit fièrement sur le mont Cylhéron. - Corn. , (Ed. ,1,3.
Quelques astres inconnus. . .
Se campèrent dans les Cieux Avec les astres plus vieux. - Br£bbdf, Lucam trav,, i656, p. i5(|.
Ces paisibles martyrs des caprices des belles.
Qui, dans un lieu public, ee campent fièrement.
D'un plaisir sans péril font leur amusement. - Montpleurt, Trigaudin, II, 3.
Un fat ne te campe point impunément devant lui (devant le parterre) sur Ic*i bancs du théâtre. . . - niGniRD, Coquette, III, 7.
Camus, camuse, penaud, penaude.
Oui, Charlotte, je veux que Monsieur vous rende un peu camuse.
D. Juan, II, U,
Le lieutenant demeura camus et moqué.
Cbapelâiii, Trad. de Guzm, d^AlJar,, i63o, III, p. a86.
La fille fut si camuêe qu'elle ne sçut que répliquer.
D'OuTiLLB, Contet, 16&6; édit. Jouaust, II, p. 176.
Si l'on ne payoit point les Muscs, Elles deviendroicnt bien camueet :
On ne feroit plus rogatums.
On n'imprimeroit plus factums.
ScARRoir, Œuvr,, Paris, David, 1700, I, p. ai a. - Cf. Id., ibid,, I, p. a58-a59 : Virg. trav,, 1705, I, p. 107.
Et dedans leurs flots tous émus De Ténormité de leurs crimes, Ils demeurèrent bien camue,
Saiht-Amaiit, Œuvr., bibl. elzév., I, p. 173. - Cf. Id., ibtd.t I, p. 357.
Mais sitost qu'aigles brillèrent ,
Bourgeois camut demeurèrent. - Brérkup, Lucatn trav. , 1 G5G , p. 1 1 *i.
Ma foy, me voilà bien camuee Si vous m'en avez donné d'un.
RiGHER, Ovide bouffon, 166a, p. 99-1 ou.
Et son grand nez de perroquet Devient recourbé sur sa trogne , Camui comme un chien de Boulogne. - Id., ibid., p. 369.
95^^ Et m'en voilà camui comme un chien de Boulogne.
n ae oomogne.
La Fort., VII, p. 36o : ïlagotin, IV, :