CAQUET
La Yieiile, après cette hyperbole, Pour un temps perdit la parole , Et puis, ayant fait un hoquet, Reprit en ces mots son caquet.
SciiBON, Ftrg. trav., II, p. 166. - Cf. I, p. 8 ji, 897.
Votre caquet maudit est hieu pernicieux . . .
Je crains trop votre humeur niaise et babillarde.
QuiicAOLT, Amant indiscret, iGS^, IV, k.
Que ce vaillant du parquet.
Ce César dans le caquet, . . .
Cet éloquent Marcellus,
S'arme et ne babille plus. - BiiBEur, Lucain trav., i656, p. i3o.
On vous a fait quelque caquet,
Sans doute , et vous estes si beste
D'en avoir en mai à la tête. - Righbr, Ovide bouffon, 1669, p. 5117.
Donc, pour punir cette rusée Et luy rabattre le caquet, Elle luy lia le fiIeL
lo., ibid,, p. 337. - Cf. Id., ibid,, p. 187, 335-3'jG, ^^5.
Du port Saint-Paul , je passe au fauboui*g Saint-Germain : Mais, comme même effet suit toujours même cause. J'y vantay vainement nos vers et nostre prose ; L'on nous siffla d'abord, et, malgré mon caquet, Il fallut dereclief trousser nostre paquet.
Le Bodlahobb db CfliLossAT, Élomire (Molière) hypocondre, 1670. - Au 4* acte, Divorce comique, se. 3.
Vous m'allez marier! Moy, mon père? — Ouy, vous-mesme.
— Ah I mon prince I — Cela rabat votre caquet, ~ CflAHPHBSLi, Crisp, chev,, se 8.
Il fait le bel-esprit, l'enjoué, le coquet,
Et c'est un petit fat qui n'a que du caquet, - Montplbubt, Femme juge et partie ,\,h.
Et vous êtes enfin, malgré votre air coquet.
Aussi pauvre en bon sens comme riche en caquet, - Id., GentHh, de Beauce, V, 5.
Où voules-vous aller? — Sur la mer, à pied sec. Marche, nous te suivons. Allons, caquet~bon-bec.
Id., ÉcdeeJal,,!, i4. -Cf. lD,,Dupe de soi-même,!, 9;I, 9 (61s); l, /i; 11, 1 ; Fille capitaine, I, 10; Coméd, poète, IV, 3.
Une petite ville. . . d'où Ton a banni les caquets, - La Bbut., I, 936.
Une tête éventée, un petit freluquet
Qui s'admire lui seul et n'a que du caquet, - Reonabd, Me'nechmes, \, 1 .
Qui vous a donc si bien affilé le caquet T - Id., Légat, univ,, 1,7.
. . . Savez-vous, Monsieur du lansquenet.
Que j'ai de quoi rabattre ici votre caquet T - Id., Joueur, III, 11.
f Nicot traduit : loquacitas,
Pasquior, dans ses Recherches de la France, VIII, vu, parle des dictions qui tr représentent en leur naïf ce pourquoy elles ont esté introduites?), sans qu'il y ait à en (^mendier les origines du grec et du latin, et moins encore de l'allemant, estant et mores et filles d'elles-mesmes . . . De celles-cy les unes dénotent le son des choses inanimées : (le hennir des chevaux, le 6«t/«r des moutons, le mioller des petits chats, le tintin des cloches, et les autres voix *et jargons des animaux). . . Je ne veux pas oublier le coqueter des coqs et des