‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 234 sur 395 · CAQUET · texte numérisé non relu

CAQUET

La Yieiile, après cette hyperbole, Pour un temps perdit la parole , Et puis, ayant fait un hoquet, Reprit en ces mots son caquet.

SciiBON, Ftrg. trav., II, p. 166. - Cf. I, p. 8 ji, 897.

Votre caquet maudit est hieu pernicieux . . .

Je crains trop votre humeur niaise et babillarde.

QuiicAOLT, Amant indiscret, iGS^, IV, k.

Que ce vaillant du parquet.

Ce César dans le caquet, . . .

Cet éloquent Marcellus,

S'arme et ne babille plus. - BiiBEur, Lucain trav., i656, p. i3o.

On vous a fait quelque caquet,

Sans doute , et vous estes si beste

D'en avoir en mai à la tête. - Righbr, Ovide bouffon, 1669, p. 5117.

Donc, pour punir cette rusée Et luy rabattre le caquet, Elle luy lia le fiIeL

lo., ibid,, p. 337. - Cf. Id., ibid,, p. 187, 335-3'jG, ^^5.

Du port Saint-Paul , je passe au fauboui*g Saint-Germain : Mais, comme même effet suit toujours même cause. J'y vantay vainement nos vers et nostre prose ; L'on nous siffla d'abord, et, malgré mon caquet, Il fallut dereclief trousser nostre paquet.

Le Bodlahobb db CfliLossAT, Élomire (Molière) hypocondre, 1670. - Au 4* acte, Divorce comique, se. 3.

Vous m'allez marier! Moy, mon père? — Ouy, vous-mesme.

— Ah I mon prince I — Cela rabat votre caquet, ~ CflAHPHBSLi, Crisp, chev,, se 8.

Il fait le bel-esprit, l'enjoué, le coquet,

Et c'est un petit fat qui n'a que du caquet, - Montplbubt, Femme juge et partie ,\,h.

Et vous êtes enfin, malgré votre air coquet.

Aussi pauvre en bon sens comme riche en caquet, - Id., GentHh, de Beauce, V, 5.

Où voules-vous aller? — Sur la mer, à pied sec. Marche, nous te suivons. Allons, caquet~bon-bec.

Id., ÉcdeeJal,,!, i4. -Cf. lD,,Dupe de soi-même,!, 9;I, 9 (61s); l, /i; 11, 1 ; Fille capitaine, I, 10; Coméd, poète, IV, 3.

Une petite ville. . . d'où Ton a banni les caquets, - La Bbut., I, 936.

Une tête éventée, un petit freluquet

Qui s'admire lui seul et n'a que du caquet, - Reonabd, Me'nechmes, \, 1 .

Qui vous a donc si bien affilé le caquet T - Id., Légat, univ,, 1,7.

. . . Savez-vous, Monsieur du lansquenet.

Que j'ai de quoi rabattre ici votre caquet T - Id., Joueur, III, 11.

f Nicot traduit : loquacitas,

Pasquior, dans ses Recherches de la France, VIII, vu, parle des dictions qui tr représentent en leur naïf ce pourquoy elles ont esté introduites?), sans qu'il y ait à en (^mendier les origines du grec et du latin, et moins encore de l'allemant, estant et mores et filles d'elles-mesmes . . . De celles-cy les unes dénotent le son des choses inanimées : (le hennir des chevaux, le 6«t/«r des moutons, le mioller des petits chats, le tintin des cloches, et les autres voix *et jargons des animaux). . . Je ne veux pas oublier le coqueter des coqs et des

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