AFFAIRE
1 5&6 II se met au-dessus de ces sortes d^affairei. - Fem. sav, , V, i .
Mon lavement d'aujourd'hui a-t-il bien opéré?. . . — Ma foi, je ne me mêle point de ces affairesAh. - Mal, imag.j I, 2.
S*ii faut être pendu, ce n*c8t pas une affaire. - Poisson, Comédie eam fifr», II, à.
J^en serai quitte pour me brouiller avec luy ; ce n^est pas là une affaire.
Do YiBDiiB, FlatUiwr, 1696, II, s.
Je ne trouve qu^une petite difficulté à notre mariage; c^est que je suis déjà mariée. — Bon I voilà une belle affaire ! Est-ce là ce qui vous embarrasse 7 Je le suis aussi ; mais il n*y a rien de si aisé que d^étre veuf; cinq sous de mort-aux-rats en font Vaffaire. - Righabd, Descente d^Arleq., se. 6.
Oufl Je me meurs I Oufl Je suis morti Oufl Je veux parler I — Vous êtes mort et vous voulez parler? Vous ne viendrez jamais à bout de cette affaireÀk.
Rbgh. et DuFi., Foire Saint-Germain, I, i3.
, N'étes-vous pas notaire T
— Et de plus, honnête homme. — Ohl c*est une autre affaire,
lX%QnkKùfMé%eehmê$, Y, h,
4e Molière aimait à employer les mots à la mode, et en cela il imitait les Précieuses de la Cour, cdles quHl voulait préserver de Timitation des Précieuses ridicules ou Pré~ cicuses bourgeoises. Ce mot en est un exemple entre cent autres.
«Il y a quantité de gens qui, lorsqu'ils ne peuvent exprimer quelque chose par un mot propre, usent du mot de machine. Les autres se servent partout du mot <iffairee; ik çigninent par là toutes les choses dont ils ne peuvent trouver le nom. Les femmes, en parlant de leurs bijoux, diront : «On porte à cette heure de certaines tffairei,v Quelquefois les hommes employent aussi le mot ^affairée et quelques autres pour des choses fort dissemblables, soit pour des étoffes, des meubles, des édifices et des différentes actions de la vie. Tout cela est tffaire ou machine.'» Soin., Cetm. dêe lÀwree, 1671, p. &i a. - Cf. DE GiLuàiis, Dee mot* à la mode, 1699, p. i3-i5. On disait alors une affaire pour un combat ou une amourette.
Le P. Bonheurs cite comme nouvelles les expressions suivantes :
(rSe faire des affairée, pour dire : se causer de Tembarras, s'attirer des déplaisirs. Il y a des gens qui se font des affairée de gayeté de cœur. Je me suis fait... une méchante affaire. On dit dans la conversation : C'est une affaire, pour dire : C'est une chose difficile; Ce n'est pas une affaire, pour dire : C'est une chose aisée, n - Ariete et Eug., 9* édit., 1671, p. i38.
Leven de Templery, Le Gém et la Politesee de la lang, franc,, 1706, p. 61-68, a un long passage sur ce mot affaire :
«Il y a peu de mots, dit-il, qui servent aujourd'huy à tant d'usages que celui ^affaire, «Je ne vous diray point, Madonte, qu'on l'employé pour exprimer un bon succès en amour ou en autre chose, puisqu il n*y a que trois jours que vous lisiez dans le voyage de MM. Bachaumont et (de la) Chapelle : tr Jupiter fit mieux ses affairée par la pluye d'or que (tpar le tonnerre t) ; mais je vous diray qu'on use présentement de ces manières de parler : sortir d'affaire ; se faire une affaire; être bien dans set affairée ; faire mal eee affairée auprès d'une maîtresse; avancer ses affairée auprès d'elle, et autres semblables expressions. Par exemple, il y a dans la nouvelle traduction des œuvres de Cicéron : trCatilina cherche tries moyens de torltr d'affaire Jt, pour dire u justifier. M. de Bussy, qui s'énonçoit avec tant de charme, a dit, dans son Hiet. amour. : «tLe désir de plaire et la crainte de ne [daire pas ffétoient toutes ses affaireev^ pour dire que ces deux passions partageoient celui dont il parle. U a dit dans le même livre : «rCet amant voulut poueeer set affairée un peu plus