CHAMBRE
31 9 Eu Flandres, malgré la saison,
On se bat et chamaillé encore. - Lobbt, Muze hittor. , h janvier i GSg.
Qu*à présent dans la rue ils chatnaiUeni k Taise I Us s*y battront longtemps avant qu'il m'en déplaise.
Th. Goaif., Amour à la mode, 111, lo.
Tiens-moi prête surtout cette cotte de maille,
Qui me sert quand la nuit le cas vaut qu'on chamaille.
1d., Comteue d'OrgueU, II, à,
3o Ambassadeurs par le peuple pigeon Furent choisis, et si bien travaillèrent Que les vautours plus ne ie chamaillèrent, ~ La Fort. , Il * p. 137: Fabl. , Vil , 8.
Dieu me damne I II y fut chamaillé comme il faut!
L\ Thulilbhib, Critp, Bel-Eepr,, se. 7.
Si tu sais ferrailler, je chamaille à merveilles.
Hautbrocbb, Critp, mutic, III, 3. - Cf. Id., ibid,, III, 9.
Vous avez de quoi batailler.
— D'accord, mais iesnivers, on ne peut chamailler :
Ce repos m'ennuie et me gène. - Rb«nabd, Lee Souhaits, se. A.
* Le mot chamailler est très ancien dans la langue; ie Dict,/r, lat, de Rob. Estienne ne le donne cependant pas en i539, mais il l'admet en 1669.
En 1673, Nicot dit : vt Chamailler, c'est frapper à coups d'espée, de bacbe ou autre chose de fer sur un harnoût ou autre fer rude. 11 semble que le mot soit ainsi dict parce que anciennement les hommes d'armes estoient armez de hauberts qui estoyent faicts de mailles de fer, sur lesquels estoyent ruez et donnez les coups en eulx combattant, taschans à les desmailler et ouvrir. Au deuxième livre d'Amadis : trMais Oriane voyant ie piteux (restât auquel esloit Amadis, et la faulte que luy faisoit son harnob desmaillé, cuida (Ts'esvanouir.T) Et peu après : «Messieurs, Amadis est bien en grande nécessité par faute ffde son harnois; voyez son escu desaché, et son haubert tant desrompu qu'il n'a quasi «plus de quoy se couvrir. ;> Aucuns disent que ce mot vient de malleur et malleur e, ce qui n'est pas du tout hors de propos.»
II semble plutôt que chamailler vienne de camail, haubert ou casque d'où tombait, couvrant le cou et les épaules, un tissu en mailles de fer. Nos anciens lexiques traduisent camail par capitale, capitium.
Ducange, au mot catnelaucum, donne à la fois la définition et l'étymologîe de cimail, capitium ex maculiê. Ménage dérive bravement camail de capomalleatue.
De camail à chamailler, il n'y a que le changement du G dur en Gh.
Chambre , service de la chambre.
C'est une fille de ma mtrc nourrice, que j'ai mise à la chambre y et elle est toute neuve encore. — Escarb., se. a.
J'ai besoin d'une file de chambre; je crois que tu seroîs assez mon fait : sain- tu raser? ~ Rbgnard, Fille capitaine, III, 9.
Il y a plusieurs bourgeoises, reprit la Dame, qui disent une fille de chambre, et qui ne sravcnt pas que les femmes de la Cour disent toujours une/emme de chambre, quoy que celle qui sert en celte qualité soit fille, et qu'elles disent toujours trmes femmes?) pour signifier toutes celles qui les servent; il n'y a que les filles d'honneur de la Reine et des Princesses qui conservent le nom de filles. . .
Db Galliàrbs, Du bon et du mauv, ueage, 1693, p. 73-7/^.
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