AFFAMÉ — AFFERMI
i6o3 SI de sang et de morts le Ciel est affamé. - Rac, fyhig,,\^ a.
Je suis affamée de jeûne et de silence. - Siv., VII, i/i.
Et je viens de plaisir et de joie affamé. - MoHirLEOir, Fille du Capitaine, II, 5.
DTiymen, plus que jamais, je me sens affamé.
Id., Ambigu corn. y a* interm., se. 6.
Affecter, rechercher avec affectation.
iBai Vous buviez sur son reste, et montriez d'affecter
Le côté qu'à sa bouche elle avoit su porter. - VEu, IV, 4.
982 Mais les grands conquérants dont on vante les soins,
Loin d'aimer le secret, affectent les témoins. - D. Garc.j III, 3.
Diane même, dont vous affectez tant Texemple, n'a pas rougi de pousser des soupirs d'amour. - Princ. d!ÉL, II, 1.
1688 Et la chose sans doute est assez d'importance Pour affecter la circonstance De l'éclaircir aux yeux de tous. — Amph., III, 5.
Pompée fîit soupçonné ^affecter la royauté. - G. Boughbt, Seréee, I, 37.
Qui. . . VL affecte le nom d'homme de bien? - Malh., II, 107.
Il aimoit mieux se repaître le corps que Tesprit, bien qu'il affectât le nom de savant. - Sobil, Polyaxhdre, I, 3 a 3.
Les Amours achevoient de passer. Lorsqu*on vit venir les Auteurs que Voiture avoit aimez, et auxquek il avoit fort affecté de ressembler. . .
Sabiziic, Pompe fm. de Voiture, Œuvr. in-Zi", p. ago-agi.
7 Quoyque j'aime d'avoir campos,
Quoyque j^afecte le repos. - Lobit, Muze hiaU, a8 avril i658.
17 Le mensonge point je iC affecte. - Id., t^., ao mai 166a.
i5i Quillet, bel esprit qui, jadis,
AficUni peu le Paradis. . . - Id., ibid., i5 oct. t665.
101 L*ignorance vaut mieux qu'un savoir affecté. - Dbspr., ÉpU. IX.
3G II affecté un repos dont il ne peut jouir. - Rac, Bajazet, I, 1.
Il va, revient, s'approche, observe la fenêtre
Où sa maltresse exprès affecte de paroltre. - Rbon abd , Épit. au marquiê de. . .
Affermi, ferme.
81 Nos âmes dans leurs vœux sont trop bien affermies. - Mvlic. , I . «j.
G9 1 Aime-le donc , chrétien , comme le seul ami
Qui puisse enfin te faire un bonheur affermi. - Gorji., Imit., II.
^09 \j(*s Dieux m'ont secourue, et mon cœur affermi
IV*a rien dit, ou du moins n'a parlé qu'à demi. - Rac, Mithr., 11, 1.
68 AFFLIGER — AFFBONTER
Affliger, blesser.
9âi Sans préjudice encor d'un accident bien pire,
Qui m'afflige un endroit que je ne veux pas dire. - Sgan., se. 7.
67 Les estropiez, les aJUgez
Sont alimentez et logez. - Loin, Muzê hi$t,, 9 5 oct. 1666.
Catherine, malgré ses continuelles Infirmités, affUgêoit son corps par des austérités continuelles. - Rac. ,10.
Mes pauvres nerfs ont été rudement affligét de rhumatisme. - Se?., IV, &16.
Affoler, rendre fou d'amour.
Vous ne sauriez croire combien elle est affolée de ce jeune homme.
Méd, malgré lui, III, 7.
Puisses-tu avoir le camr affolé I - Ane, Th,Jr,, Bibl. dzév., I, 3&5.
Sus donc, hastard, quitte ces armes
Trop fortes pour un Dieu des charmes,. . .
Un gourmand, un cherche-midy.
Qui par fous fils ou filles folles,
Par cent faits fous le monde affoUê,
Dassougy, Ovide en belU humeur, in-/i", 1 65o , p. 98.
Apprenez doncques
Quo plus l>eile ne se vit oncqucs Que ceste mcsme Médusa, Jusque-là qu'elle refusa Maints amoureux affoUz d'elle.
RicHER, Ovide bouffon f i66a, p. 5o&-5o5.
* Le sons le plus ordinaire était celui de bktter, qui s*est conservé en Picardie.
Affronter, tromper, abuser, blesser, outrager, insulter.
1671 S'il faut qu'on vous affronte.
Croyez qu'il m'a trompé le premier à ce conte. — VEu, IV, 5.
588 Un cœur ne pèse rien, alors que l'on Yaffronte. — Dép. am., II, &.
Al 3 Courons donc le chercher, ce pendard qui m'affronte.
Sgan.y se. 17.
588 Si j'y retombe plus, je veux bien qu'on wl affronte.
Éc.dei Fem.jUy 5.
Tu sais bien que partout un chacun fait son conte
Qu'il nous ont affrontez, ce qui est grande honte. - Ane. Tk.Jr., VUI, ji68.
Je ne veux pas que Ton m'affronte de quelque chose que ce soit
SoBiL, Berg. exirav., 1697, p. 358.