‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 287 sur 395 · CHEZ — CHIEN · texte numérisé non relu

CHEZ — CHIEN

9 Prendre la chèvre, c^est la mtoe Aam. que «t cabrer, qui vient aussi du mot ckivre.9

- FuBETlèRB.

Quitard a donné de cette locution une explication qui nous pandl haamt : nooi noai en tenons à celle d'Henri Estienne.

Chèvre : où la ciièvnE est attachée . . .

Lîi où la chèvre est Itée^ il faut bian qu^elle y broute.

MéiL malgré lui y HI, 3.

Là où la chèvre est attachée, tlfatit qu'elle broute.

G. BouGHET, Seréee, I, log. - Cf. Ltf Bourgeoii poli , i6di, dans les Var, hut. et littir. de la bibl. elzév. , IX , 1 76.

* Dans la même collection, t. IV, au Brief discoure pour la réformation des mariages, on trouve cette variante : «L^on dit ordinairement que là ot\ la vache est liée, il faut qit'dle y broute; ainsi où le pauvre idiot est attrappé, il faut qu'il demeure en ses liens.» - P. 9.

Chez : chez vous, chez nous, formant une sorte de mot composé équivalent à votre, notre maison y et précédés d'une préposition.

9 n est vrai, notre ami. Peut-être que chez vous Vous trouvez des sujets de craindre pour chez nous.

Ec. des Fem. , 1 , 1 .

338 Elle vous croit voir de retour à toute heure; Et nous n'oyions jamais passer devant chez nous Cheval, âne, ou mulet, qu'elle ne prit pour vous. - Ihid., I, 3.

Chien : donner aux chiens, terme de chasse.

5i3 A trois longueurs de trait, tayaut I voilà d'ahord Le cerf donné aux chiens. — Fâch., II, 6.

* Donner le cerf aux chiens et les autres bestes , c'est les lancer et faire découpler les chiens sur les voyes. - Saliioyb, Dict, des Ch€useurs, k la suite de la Vénerie royale, in-i^*, i655, p. la.

Le xxxix* chapitre de la Vénerie de Jacq. du Fouilioux est intitule : «r Comme le veneur doit lancer le cerf et le donner aux chiens, n

Chien : faire le chien couchant, locution.

1 378 Quand il m'est inutile, il fait le chien couchant. - UEt., FV, 1 .

Pour se glisser honorablement en Tamitid des grands. Us se font esclaves et chiens couchants ; il n^y a sorte de bas et mechaniques offices qu'ils ne pratiquent.

Lb p. Garâssb, Doctr. cur., 163^^, p. 100 5.

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