A COEUR
Rodrigue respondoil :
Je n*ay que du carreau, i»
Tall. des RiAux, édit. de Monmerqué et P. Paris, in-8% II, p. 396.
Coeur : tenir au coeur.
* Voir Tenir au cœur.
Coeur.
Que craignez-vous? — Quelque vol de mon cœur. - Prie, rid.y se. 9.
Votre œil en tapindis me dérobe mon cœur.
Au voleur, au voleur, au voleur, au voleur ! - Ibid. , ibid.
Vous avez plus de peur que de mal , et votre cœur crie avant qu'on l'écorche. — Comment diable I II est ccorché depuis la tête jusqu'aux pieds. - Ibid, 9 ibid.
1761 Pourvu que votre cœur veuille donner les mains
Au dessein que j'ai fait de fuir tous les humains. — Misanth. , V, &.
:*( De ces deux passages, où Ton voit un c<Bur écorché de la tête aux pied$, et un cœur
5ui donne let maim, le premier a été certainement écrit par Molière pour rendre plus riicule le langage de Mascarille; mais le second paraît lui avoir échappé : donner Ue main» est une locution consacrée qui n*a d'autre sens que consentir, acquieecer.
Au sujet de la phrase de Mascarille, Bret écrit : «rGela rappelle ce qu'a dit de nos jours un écrivain (Marivaux) : «r Frappez fort, mon cœur à bon doe.n
Rien de plus commun au xvii* siècle que le vol des cœur» : tous les poètes et les romanciers s'en sont plaints :
En ce jeu du bal, je vous ay d^srob^, et, en la vérité de TAmour, vous m^avei desrobé et l'âme et le cœur. - D'Urf^, L^Àstrée, 161 4, l, p. 374".
Lorsqu'Amour, mon cruel vainqueur.
Cachant son fiel sous ses délices.
Se fist le maistre de mon cœur, Vous seuls en fustes les complices :
Vous avez introduit dans mon sein les voleurs Qui ravissent mon cœur sans qu'aucun le deiïendc. Secourez-le, mes yeux, avec l'eau de vos pleurs. Car il vous la demande.
Db Bbllan, trad. de la chanson espagnole : Socorrei», ojo», con agua, dans les Délice» de la Poéeie française, Paris, T. du Bray, 161 5, p. 906.
Cachcz-moy vos beaux yeux, belles dames, ils me font mourir; i»on, ne les cachez pasi ils me donnent la vie; si faites, car ils m'ont ravi le cœur : mais non, car si on me le ravissoit, on me raviroit aussi l'asme.
SoRBL, Berg. extrav., 1637, p. 317.
Ghers ennemis de ma franchise.
Beaux yeux, mes aimables vainqueurs.
Dites-moi qui vous autorise,
A dérober ainsi les cœurs. - Gobr., Ode »ur un prompt atnour, i63s.