COËFFE
Au voleur ! au voleur l Jésus inc dérobe le cœur.
Et je ne saurois le reprendre.
Ah ! ab I ab I que me scrl-il de crier 7 Il entend si bien son métier Que Ton ne sauroit s*en défendre.
Il est bien certain que Tabbé Pellegrin n*a jamais fait de tels vers.
Coeur (Mon), terme ^amitié.
Vons savez , mon cœur, ce qui en est. — Oui , mon cceur.—MaL imag. ,1,6.
Je te prie , mon cœur, chante-nous un pou quelque chose.
Chapelain, Trad. de Gttzm, d'Alfar,, ]63o, 111, p. 637.
770 Mon cœur, ainsi le Roi, te refusant, t^oblige. - Cobii. , dit,, III, 9.
♦ En 1660, remarque M. Marty-La veaux, Corneille changea ce vera et mit :
C*e8t ainsi que le Roi, te refusant, t'oblige.
Les donzelles que les Messieurs, Faute d'exercices meilleurs, Appeloient mon petit ccew à gauche, Faisoient jour et nuit la débauche.
ScABROS, Virg, trav., Paris, 1700, I, p. 997.
Seigneur Jupiter qui tout voit.
Vit le Monsieur et la Madame
Qui s'appelloient mon cœur, mon âme. - Id. , ibid, , p. 3o t .
Elle ne se servoil point de ces ridicules alliances de trma Vie, mon Cœur, mon Astre, mon Ange ou mon Soleil n : et encore moins de celles dont usoit une personne qu'on m'a nommée, qui appelloit son Amant dans ses lettres «rson Soûlas ou son Réconforta». - Segrais, Nouv. franc., i656, a* Nouv., p. s86.
Mon cœur, mon Âme , mon soucy.
Ma mie , ma mitte , ma moufUe . . .
Mon petit ange , ma guenon , Ma petite femme Junon, . . .
Mets un peu trêve à ta colère.
Dassouct, Ovide en Mie humeur, i65o, p. iào.
Hé I quoy, mon petit cœur, qu'as-tu 7
RiCHBB , Ovide bouffon, 1 66a , p. 3o6.
Mais vous verrez demain qu'on a peu de douceur A diner d'un ma vie, h souper d'un mon cœur.
Th. CoRi». , D. Bertr. de Cig. , V, IL
Va, mon cœur, va, m'amie.
Fais ton mari cocu pour lui sauver la vie. - Moktplbcbt, Ée. de» Jaloux, III, 6.
Mon cœur, ta voix le charme ; il ne se sent pas d'aise.
Poisson, Feux divert., II, 9. - Cf. Id., ibid., II, i5, et III, to.
COÊFFE, COËFFER.
♦ Voir Coijffe, coiffer.