‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 33 sur 395 · AIR — AISE · texte numérisé non relu

AIR — AISE

Votre lettre étoit parfaite, et d'an otr qui ne sentoit point la crasse de la philosophie. - Sif.y IX, 99.

Que dis-tu de ses ain T — Je les trouve étonnants ;

Il peste, il jure, il veut mettre le feu céans. - Rbgnard, Légat, univ., m, à.

Vraiment, de Voir dont il 8*y prend, il ne paroit pas beaucoup de feinte à son fait. - Du Vbroibh, Flatteur, 1696, III, 9.

Air (En l').

Tous les personnages qu il représente sont des personnages en Vair^ et des fantômes proprement. — Impr. de Vers., se. 4.

Ne te figure point qu*en reproches en l'air

Mon courroux contré toi veuille ici s*cxhaier. - Th. Gorn., D. Juan, 1,3.

Qu^ils viennent, ces faiseurs de mariage en l'air,

MoNTFLECBT, Coméd, poètc , II, 3.

♦ Air {Conte en /'). Voir Conte en l'air.

Aise, subst., joie.

100 3 Votre cœur avec véhémence

M étala de ses feux toute la violence, . . .

L'aise de me revoir, les tourments de Tabsence. - Amph., II, s.

Moi que les astres fiers, de notre aiee jaloux,

N'ont encor pu résoudre à prendre un autre époux. - Habdt, Araecome, III, a.

3oa Ne dois-je point encore en témoigner de Vaiee î - Gobr., Médée, I, 5.

Il étoit si transporté de Vai$e de son retour. - Sbobais, Nouv,Jr., 1667, 1, 65 1 .

Elle s'efforçoit de lui remontrer, par leurs malheurs passez, Vaiee qu'elle devoit avoir, d'avoir enfin trouvé un port, après de si cruelles tempestes.

lo., tbid,, IV, a 18.

968 Je ne me sens pas d*aiêe, - Rac. , Plaid,, I, 7.

Je jouay l'Étourdy, qui fut une merveille :

Gar à peine on m'eut veu la lialcbarde au poing ,

A peine on eut ouy mon plaisant barragouin,

Veu mon habit, ma toque, et ma barbe et ma fraise.

Que tous les spectateurs furent transportés d'aise.

Lb Bodlargbb ob Ghalussay, Èlomire hypocondre, 1(570. Au A* acte. Divorce comique, se. a.

Aise, adj., content.

6i5 Que vous me ferez aisel - Ec. des Fem., Il, 5.

Je serai bien aiêe d'y faire ce qui me sera possible. - Malh. , II, 17. Je suis aussi aise qu'à la noce. - Ane, Th,Jr,, IX, 95. Vous fhantiei, j'en suis fort aiee, - La Font., Fahlety I, 1 .

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