CONFIRMER A — CONFONDRE
emprunté au latin, en passant par ritaiicn (confidmza), — En 1696, TAcadémie explique ainsi confidence : tf participation aux secrets d^autruyn , et elle donne, entre autres exemptes, lo vers de Quinauït :
M'est-il permis d'entrer dans votre confidence? - Phaéton,
De toutes les vieilles qu'on luy avoit données pour l'observer, celle-cy avoit gagné sa confidence à un plus haut point. - Segrais, Nouv, franc,, 1667, 1, 871.
Il entra dans la confidence du Prince. - Rac, Note» hiitor,, V, 97.
Après le siège de Maèstricht, ib se lièrent d'une corfidence réciproque.
Siv., III, 366.
On ne trouve co/i/îc/enc^ dans aucun des dictionnaires de 1639, 1569, 1673, 161 & et 1618. Il figure pour la première fois dans le Monet de i6ao et de i636, pour ne plus paraître ensuite ni dans le Diction, de» Rime» de 16a 6, ni dans les dictionnaires de i63/i, 16^3, i65o et 1671, le Diction, des Rime» de i6/i8. — Richelet (1680) : trCe mot se dit en parlant des bénéfices; la garde d'un bénéfice qui n'est pas à nous; il ne donne pas d'autre sens.»
On le remarque, avec le sens de confiance, dans la tt Moralité nouvelle», réimprimée au t. III de l'Ancien Théâtre françois (bibl, elzév.).
Le pbre. — J'ay en toute place
La confidence que celuy tu seras
Qui plus de bien au monde me feras. - P. 90.
Confirmer à . . .
669 L'air dont je vous ai vu lui jeter cette pierre. . . Me confirme encor mieux à ne point différer Les noces où je dis qu'il vous faut préparer. - Ec, des Fera. , HT , 1 .
* C'est-à-dire , me décide à . . . , me confirme dans ma résolution de . . •
Conflit de juridiction.
♦ Voir Information.
Confondre, brouiller, mêler, sans distinction, des choses différentes ou contraires.
1069 Ehl Madame, Ton loue aujourd'hui tout le monde, Et le siècle par là n'a rien qu'on ne confonde; Tout est d'un grand mérite également doué. - Misanth.y lll, 5.
20 Mais ne ciifondo^,» point, par trop approfondir,
Leurs affaires avec les vôtres. - La Font., I, p. aSfi : Fajlé», III, 17.
Je confond» quasi toutes les années. - Sév., VIII, 53.
Hérodc qui les lient de près (les Juifs) asservis sous sa puissance, brouille toutes choses, confond k son grc la succession des Pontifes,. . . et ébranle les fondémens de la République Judaïque. - Bossuet, Hi»t. univ,, in-6% 1681, p. S169.