‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 350 sur 395 · CONTE BLEU · texte numérisé non relu

CONTE BLEU

i/ti Voilà les contes bkus qu'il vous faut pour vous plaire.

Tart.y I, 1.

36 Les pères, les maris, me prendront aux cheveux

Pour dix ou douze contei hleu$! - La Font., V, la : Conlet, IIl, i.

a3o De vers, de contet bUtu, de frivoles sornettes.

Dkspb., Sat, XIL - Cf. Id., Artpoét., I, a3o.

Je m^élonnerois bien, si vous ne nous donniez De quelques contes bleuM encore par le nez.

MoirrrLBDBT, Dtfp$ de êoi-tnéme, I, i.

Mais vous-même , ma mie , étes-vous ivre ou folle

De me baliverner avec vos contée bleue? - Rbgnabd, Méneehmee, II, 3.

* Aux contée bleue, il faut ajouter les contei violete et les contei jaunee.

Vous sçavez que je ne me plais

A faire contée violets, - Richbb, Ovide bouffon, 1669, p. a 00.

Ensuite, Persëc aborda

Sa fiancée Andromcda , . . .

L^entretenant jusqu'au palais

De petits contes violete, - Id., ibid,, p. A 98.

... Le pieux Perseiis

Endormoit le bon Gepheûs

De son narré plus long qu'un aune ,

Ou pour mieux dire, conte jaune, - Id., ibid,, p. 607.

On cile encore les contes au vieux loup, les contes de la mère Voie, les contée de la etgogne.

Triton fait un conte au vieux lou.

Car, pour vous bien dire, il est fou. - Id., ibid,, p. io5.

. . . Marmots au coin du feu

Attendent la fin avec joye

D*un conte de ma mère Voue

Qu'étale ime vieille sans dent. - Id., ibid,, p. aS.

Mais je vous berce , par mon foyc ,

De contée de ma mère Voye ;

Ce n'est pas viande à vos oiseaux ;

Il vous en faut de plus nouveaux. - Id. , ibid., p. i^aS.

J'entretenois gayement les filles de balivernes et contée de la eicoigne, et les vefves des nouvelles des uns et des autres.

Chapblaiit, Trad, de Guzm, d'Àlfar,, i63o, III, p. a5.

Quand le conteur avait fini son récit, il y ajoutait un de ces refrains comme, de nos jours, M. de La Landclle, dans ses romans maritimes, en donne à ses contes de matelots; de ces refrains, le P. Garasse nous a conservé un exemple ;

Voilà le conte escrit par M* Pasquier, après lequel il dcvoit adjouster les refrains ordinaires des contes : tr Après cela, le coq chaula et il fut jour; nous passasmes par les moulins, et je ne sçay que tout devint.»

Rech, des Rech. de M* Est, Pasquier, iGaa, p. 68.

Page 1