CONTE BLEU
i/ti Voilà les contes bkus qu'il vous faut pour vous plaire.
Tart.y I, 1.
36 Les pères, les maris, me prendront aux cheveux
Pour dix ou douze contei hleu$! - La Font., V, la : Conlet, IIl, i.
a3o De vers, de contet bUtu, de frivoles sornettes.
Dkspb., Sat, XIL - Cf. Id., Artpoét., I, a3o.
Je m^élonnerois bien, si vous ne nous donniez De quelques contes bleuM encore par le nez.
MoirrrLBDBT, Dtfp$ de êoi-tnéme, I, i.
Mais vous-même , ma mie , étes-vous ivre ou folle
De me baliverner avec vos contée bleue? - Rbgnabd, Méneehmee, II, 3.
* Aux contée bleue, il faut ajouter les contei violete et les contei jaunee.
Vous sçavez que je ne me plais
A faire contée violets, - Richbb, Ovide bouffon, 1669, p. a 00.
Ensuite, Persëc aborda
Sa fiancée Andromcda , . . .
L^entretenant jusqu'au palais
De petits contes violete, - Id., ibid,, p. A 98.
... Le pieux Perseiis
Endormoit le bon Gepheûs
De son narré plus long qu'un aune ,
Ou pour mieux dire, conte jaune, - Id., ibid,, p. 607.
On cile encore les contes au vieux loup, les contes de la mère Voie, les contée de la etgogne.
Triton fait un conte au vieux lou.
Car, pour vous bien dire, il est fou. - Id., ibid,, p. io5.
. . . Marmots au coin du feu
Attendent la fin avec joye
D*un conte de ma mère Voue
Qu'étale ime vieille sans dent. - Id., ibid,, p. aS.
Mais je vous berce , par mon foyc ,
De contée de ma mère Voye ;
Ce n'est pas viande à vos oiseaux ;
Il vous en faut de plus nouveaux. - Id. , ibid., p. i^aS.
J'entretenois gayement les filles de balivernes et contée de la eicoigne, et les vefves des nouvelles des uns et des autres.
Chapblaiit, Trad, de Guzm, d'Àlfar,, i63o, III, p. a5.
Quand le conteur avait fini son récit, il y ajoutait un de ces refrains comme, de nos jours, M. de La Landclle, dans ses romans maritimes, en donne à ses contes de matelots; de ces refrains, le P. Garasse nous a conservé un exemple ;
Voilà le conte escrit par M* Pasquier, après lequel il dcvoit adjouster les refrains ordinaires des contes : tr Après cela, le coq chaula et il fut jour; nous passasmes par les moulins, et je ne sçay que tout devint.»
Rech, des Rech. de M* Est, Pasquier, iGaa, p. 68.