‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 352 sur 395 · CONTENTER · texte numérisé non relu

CONTENTER

:¥ C'est-à-dire, selon la traduction italienne de Soncûii : «r Disse che dnquaiita-sei anni non bastavano a farla felicei», elle dit que cinquante-six ans ne suffisaient pas pour la rendre heureuse.

Enfin, Monsieur, vous aurez conleiUement avec nous.

Méd. malgré lui, I, 5.

Enfin, j'ai toujours ouï dire qu'en mariage, comme ailleurs, contentement passe richesse. — Ibid. , II , i .

Ton contentement est de changer les bienfaits en injures. - Malb., Il, a 6.

a5o Mais vivre sans plaider, est-ce contentement f - Rac, Plaid,, I, 7.

Sois sûre. . . — Vous aurez contentement, vous dis-je.

Mo5TFLiuBT, FUle capitaine, II, 10.

M. de Lavardin prétendoit que ces honneurs lui étoient dus . . . ; il n*a pas eu contentement, - Sév., L^tr, à aT* de Grignan, lY, p. 53.

Contenter.

Ne soyez pas inexorable à ce fauteuil qui vous tend les bras ... ; contentez l'envie qu'il a de vous embrasser. - Préc, rid,y se. 9.

* Somaize, v'' Affeoir («'), a cité celte phrase : <rSeyez-vous, s^il vous plaist; contentez, sUI vous plaist, Tenvie que ce siège a de vous embrasser.» - Gr, Diction, des Prêt,

Somaize donne également : er Prenez figure, Monsieur, si vous plaist.»

Contenter , payer.

Nous entendons que vous nous contentiez. . . pour ce que nous avons joué ici. — Oui, oui, je vous vais contenter, et voici la monnoie dont je vous veux payer. — Préc, rid,, se. 17,

* Rob. Estienne (iS^g), Nicot (i573) donnent : ftContenter ses créanciers.» Cotgrave ne traduit pas contenter en ce sens, ni Richelet, ni Furetière, bien que ce dernier oonne contentement comme synonyme de payement. Mais TAcadémie (lôgi^) dit nettement: «r Contenter, payer : il a esté bien contenté de son travail.» — Ce sens disparait dans la troisième édition (17/19) : on n^y trouve plus que 9 contenter les ouvriers en les payant bien».

Leriane . . . contenta fort bien cette bonne femme et la licentia.

D'URPé, UAêtrée, 1G16, II, p. ki%.

Le Roi n*abandonneroit pas ses amis, si on ne les contentoit de ce qui justement leur scroit dû. - Malh., Lettre à Peiresc, 91 septembre 1609.

Les deux valets furent expédiez devant, qui, n^ayans pas d'argent pour contenter le bourreau , furent accommodez de toutes pièces.

D*OuviLLB, Conte*, x^kh^ édit. Jouaust, i883, I, p. 396.

Il le contrefait à son lever, avec sa fausse morgue de grand scimeur, ... les créanciers qui luy venoient demander de Targent, Tordonnance (de payement)

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