‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 362 sur 395 · CONVERSATION — CONVULSION · texte numérisé non relu

CONVERSATION — CONVULSION

1610 Vous rebutez mes vœux et me mettez à bout;

Mais un cul de convent me vengera de tout. — Ec des Fem., V, û.

1Q98 Et souffrez qu'un convent dans les austérités

Use les tristes jours que le Ciel m'a comptés. — TarU, IV, 3.

L'obstacle sacré d'un convent. — D. Juan, I, i.

Je le menacerois de me jeter dans un convent. - Pourc.y I, a.

Elle le fera, ou je la mettrai dans un convent. - Mal. imag., 1,5.

Choisis d'épouser dans quatre jours, ou Monsieur, ou un convent.

/Wrf.,11, 6.

4c La plupart des éditions anciennes portent convrnU; très peu ont couvent. — Voir, aux exemples cités, le Molière de la Coll. de* Gr. Ecriv,

Consultons les Dictionnaires : Nîcot, qui admet les deux formes couroyer ou conroyer, n^admet que convent (1673); 161A : convent; i636 : convent; ]663 : convent; i65o (Gotgrave) : convent; 1671 : convent; 1680, Richelet est le premier qui écrit couvent : «rie coûtent, convent. On dit et on écrit présentement couvent et non pas convent,ft Au mot convent, il renvoie à couvent. Ainsi fait Furetière (1690). Encore en sa deuxième édition (1718), le Diction, de VAcad. n*admet que convent; couvent ne s*y trouve pas. 11 constate cependant que «quelques-uns écrivent couvent, et c'est ainsi qu'il doit être prononcé 9».

En 1675, le P. Bouhours, dans ses Nouvellet Remarques, constate quVon prononce et on écnt aujourd'huy couventi», Ména^, dans le 1" vol. de ses Obêervationt (1679), avait déjà dit : tril faut dire et écrire couventjtj comme tnoustier et non monttier, etc.

Conversation : sécheresse de conversation.

3|e Voir Séchereese de convertation.

Convoler, se marier.

. . . Afin qu'il ne semblât pas que ce fût de leur consentement qu'elles convolaient dans les bras d'un homme. - Mal. imag., II, 6.

Me dois-je marier?

Vous m'entendez donc bien; enfin, sans tant parler,

(Car cela vous fait mal), devrois-je convoler? - Rbokard, Coquette, II, i5.

t ff Convoler, dit Furetière , est un terme de Palais. Il se dit des veuves qui se remarient. Une femme, pendant Tannée de sa viduité, ne doit pas convoler en secondes nopces.n

Vous vous doutez assez , qu'après ce prompt trépas ,

Et faite comme on est, ayant quelques appas.

On auroit pu trouver à convoler de reste. - Regrard , IJgat, umv, , III , 8.

Convulsion, au figuré.

101 Et tandis que tous deux étoient précipités

Dans les cowndiions de leurs civilités. . . - Fàch., I, 1.

490 COQDETER — COQUETTE

Sa lettre est droite, simpie, disant ce qu'elle veut dire d'un ton noble, et qui n'est point abîmé dans la convultùm des compliments, comme dit la comédie.

Sév., IV, 195.

C'est un plaisir de voir les convaUioM de la mauvaise foi , qui ne sait plus où se prendre, et qui est abandonnée de tous ses prétextes. - lo., IV, 378.

On ne s*y dit bonjour que par convulsion, - Rbonard, Joueur, II, 6.

Je sens quelquefois des convuUioM de bravoure que je ne saurois retenir.

Id., Coquette, I, i5.

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