‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 363 sur 395 · COQUETER · texte numérisé non relu

COQUETER

3a 1 Je coquette fort peu; c'est mon moindre talent.

Ec, des Mar.j I, k.

39/1 Car les femmes y sont faites à caqueter. — Ec. des Fem. , I, A.

Je ne veux oublier le coqueter des coqs et poules, qui est le langage dont ils nous rompent la teste, quand ils s'entrefont l'amour, et dont avons formé, par une belle métaphore, caquetter, lorsque quelques babillards nous repaissent de paroles vaines : et de là mesroe, les mcsdisans ont appelle le caquet des femmes. Mesmes que l'on appelle une femme coquette, qui parle beaucoup sans suhject.

Pasodibb, Rech. de la France, YIII, 6.

Elle aima mieux, pour s'en faire conter,

Prêter l'oreille aux fleurettes du diable,

Que d'être femme et ne pas coqueter, - Sabasin , Sonnet $ur Eve,

Les jeunes gens toujours aiment à coqtieter. - Th. Coin., D. Cée. ^Àval., II , 6.

Ces pies, l'opprobre des bois,. . .

Sautdlent depuis sur les branches.

Ayant toujours de coqueter,

De quereUer, de caqueter.

Malgré leur changement de vie ,

Conservé la maudite envie. - Richbb, Ovide bouffon, 1669, p. 619.

18/1 Au fond peu vicieuse, elle aime à coqueter, - Dbspb., Sat, X.

Quelle démangeaison me prend de coqueter?

MoNTPLBURT, Fille capitaine. II, 6.

Ma femme à coqueter a déjà quelque pente.

Id. , Ambigu corn, , \*' interm. , se. 1 .

Je sais premièrement que vous, quoique Tainée,

A vous voir coqueter passeriez la journée. - lo.. Dupe de eoi-mitne, I, 3.

Mais elle introduisit, nous absent, un amant.

Et coquetoit enfin trop méthodiquement. - lo. , Femme juge et partie, IV, 3.

J'aimerois mieux qu'elle (M"* de Grignan) coquetât avec M. de Vardes. . ., que de profaner une santé qui fait notre vie à tous. - Siv., Y, 370.

COQDETTE, opposé à galante.

De vous dire que cette fiUe-là mène une vie déshonnéte, cela seroit un peu trop fort; cherchons, pour nous expliquer, quelques termes

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