ALLONGEMENT DE NOM — ALLURE
11 ne se faut rien proposer d^avare ni de sordide quand il s^agit de faire plaisir. Il y faut aller d'une humeur libérale. - Malh., II, p. lo/i.
Diable I Monsieur, comme voui y allez ! Il ne faudroit qu'un homme comme vous pour mettre toute notre rôtisserie à feu et à sang! - Regxard, Fillei err., II, s.
i3° AlleTy explétif.
1698 On diroit, et, pour moi, j'en suis persuadé, Que ce démon brouillon dont il est possédé Se plaise à me braver et me Vaille conduire Partout où sa présence est capable de nuire. - UEt.,\, 1.
Allongement de nom.
Dequoi y ai-je profité . . . que d'un allongement de nom, et, au lieu de George Dandin, d'avoir reçu par vous le titre de Monsieur de la Dandinière? - G. Dand., I, i.
:«c Ces allongemenlt de nom étaient bien antérieurs à M. de la Dandinière comme à M. de la Janotière. Dans le Tretté de la grammere francoeze , publié à Paris en i55o, «par Louis Meigret, LionoesT?, on lit en effet, p. ai :
cr Au regard des autres espèces de noms propres que les Latins appellent /^onomen, fwnen, cognomen et agnomen, les François comnmnement ne gardent que le nom et le cognomeH, que nous appelons le surnom, parce c[ue c'esi le nom commun à toute la race. Quelquefois aussi nous usurpons, quasi pour une plus grande gloire, les noms des seigneuries, métairies, molins, buyssons, montagnes, vallées, prez, bayes, chaussées, moulins; finablement, il semble que le François fait si peu de compte de porter le surnom de sa race qu^en le délaissant il sVsurpe le nom de ses possessions et seigneuries, et, en défaut d'elles, il s'en forge sur les buyssons, bayes, loups et renars, comme Louvetiere, Amardiere, Bruyère, Il est vray que quelquefois elles sont noms de seigneuries, au plaisir de ceux qui les ont voulu ainsi appeiler. Finablement, si quelc[u*un porte surnom en France qui ne soit accompagné d'un de, la noblesse le tient pour un villam.»
D'autres grammairiens ont traité la même question.
(rLa plupart de nos gentilshommes s'imaginent que ces prépositions ((ie, du, delà) devant les noms de famille sont une marque de noblesse : en quoy ils se trompent. Nos anciens ne les ont jamais mises c[uc devant des noms de famille qui viennent des seigneuries.» - M^ifAGi, Obêerv,, I, 167a, p. 869.
(T Quand les personnes de condition portent le nom d'une terre et qu'on leur donne du Monsieur . . . , on met de devant le nom de la terre . . . Les gens de robe qui ont un dek leur nom le conservent d'ordinaire lorsqu'ils signent : comme s'ils craignoient , on le retranchant, de perdre un des titres de leur noblesse. Car ce n'est pas d'aujourd'huy que les François se sont fait honneur d'avoir un (2 à leur nom ; et le censeur de Joachiiii du Bellay, après luy avoir reproché qu'il avoit mis au titre de son livre : «rPar J. D. B. A.» (par Joachim du Bellay, Angevin): wTu devrois écrire au long ton surnom, attendu mcsmement qu'il ffcst honneste et bien noble, comme je croy, car il y a un f/.j> - Le P. Boubours, Rem. nouv,, 5'édil., i68a, p. aS^i.
Allure, monture, voiture.
26 El je ne puis vouloir, en mon doslin fatal, Aux poètes assez de mal
ALORS QUE — ALTEI 97
De leur impertinence extrême,
D'avoir, par une injuste loi
Dont on veut maintenir Tusage,
A chaque Dieu, dans son emploi.
Donné quelque allure en partage.
Et de me laisser à pied, moi. - Atnph», Prol.
# Dans un exemple donné par Furetière, txValleure par eau est la plus douce», on trouve à peu près le même sens au mot allure que dans le vers de Molière.
Alors que.
s6i On offense un brave homme alors que Ton Tabuse.
Dép. am,, I, A.
1x83 Ces protestations ne coûtent pas grand chose.
Alors gu'à leur effet un pareil si s'oppose. - Ibid., II, a.
588 Un cœur ne pèse rien alors que Ton Taffronte. - Ibid,, II, û.
i383 Mais alors ju'on les aime, on ne peut en effet
Se résoudre à les perdre, et vous, vous l'avez fait. - Ibid.y IV, 3.
89 Ne fût-ce que pour l'heur d'avoir qui vous salue D'un crDieu vous soit en aideN alors qu'on éternuc.
Sgan.y se. s.
i55 Alwi quê de ton passage
On leur fera le message. - Mâlh., I, 99.
199 Mais faut-il pour cela
Ne point répondre alors que Ton vous prie?
La Fort., V, 569; Contée, IV, t5.
* crll faut aussi dire, suivant la Remarque de M. de Vaugelas (relative à landie que)^ lonque et non pas alore que, Malherbe a pourtant dit :
Alors que de ton passage . . .
Mais en cela il n^est pas à imiter.»
MENAGE, Observ. sur la lang,fr,, t. I, 1679, p. 618.
AlTE I et DOD halte.
io53 Alte un peul Retenez l'ardeur qui vous emporte. - UEt., III, A.
975 Nous verrons. Mais Lucile. • . — Alte! son père sort.
Dép. am.y Ilf, 7t
266 Alte-là! mon beau-frère. — Tari., I, 5.
335 AlteAk donc, ma plume I - Dbspb., Sat. XII.
AlleAk, s^il vous plaît; ne parlez que pour vous. - Regnard, Démocr,, III, A.
AlteAkl
Convenons de nos faits avant que de rieu rendre. - Id. , Légat, univ, , V, 8.