‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 72 sur 395 · ARRÊTS (SENTENCES ET) — ARRÊTER · texte numérisé non relu

ARRÊTS (SENTENCES ET) — ARRÊTER

* On disait ëgdement arracher à :

Qu*ii me tarde

D*aller aux ennemis arracher la victoire! -Rbghàbd, Fol. am,, III, lo.

Arrêts (Sentences et).

* Voir Soc {Retirer le).

Arrêter, retenir, engager.

7/16 Si. lu veux me servir, je Varrête avec moi. - VELj II, 7. Avez-vous arrêté un logis? - Pourc, 1,3. Pai arrêté encore un mailre de philosophie. - Bourg, gent.y 1,9.

^ M. Jourdain parle d^arrêter un maître de philosophie comme il aurait dit arrêter un vfidet, ou arrêter un logis, en donnant des arrAei : un homme de Cour ne se serait pas exprimé ainsi.

CotgraYe(i6ii, i633, i65o, 1660) et Monct(i690 et i636) donnent dans le même sens arrer, oui rappelle mieux arrha ou arrei. — .Balzac , Lettre du tS juillet 1 65o à Con^ rart, emploie errer : «rJ^ai ar^un copiste que je dois avoir bientôt.»

Chapelain préfère arrer :

Les marbres qu'il a arrêe sont encore à vendre.

Chap., Lettre au duc de LongueviUe, th sept. iGSg.

Arrêter prisonnier.

Je veux que vous arrêtiez prisonniers la ville et les faubourgs.

UAv.,\, 1.

Je vous arrête prisonnier. - Pourc.y III, û.

Le mesme, ayant été un jour arrêté prisonnier y dît : «rCap de biou I Les courtisans ont bon temps, à présent que le lyon est enchaîné.» - D'Oovilb, Contée, 16&&, Paris, Jouaust, i883, I, p. 97. - Cf. 1d., ihid., II, p. 307.

Ou Tavoit arretté priionnier. — Sobbl, Francion, liv. XII.

Le ciel m'a réservé la gloire inestimable W arrêter priionnier ce prince redoutable.

Th. Corn., Ge6L de soi-même, III, s.

898 . . . Dans les murs d'Omphis m'arrêta pneonnière. - Ragikb, Alex., II, 1.

* Furetière (Dictionnaire) dit : trOu Ta arrestê prisonnier, ou, absolument, on Ta orresté, n

Arrêter, rester, s'arrêter.

^95 Mais moi, mon jugement, sans qu^aux marques /arrête.

Fdch., II, 6.

* C'est-à-dire : je m'arrête.

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