ARRIÈRE-BAN — ARROUSER
io3i Autant qu'il vous plaira vous pouvez arrêter. - Misanih., III, &.
^ C'est-à-dire : tous arrêter.
Ubo Arrête! ou sur ton dos. . . — Amph., I, 9.
♦ Cest-à-dire : arrétê^toi.
n fut hors de mon pouvoir diarreiter davantage en ce lîeu.
D'Ubf^, UAstrée, i6iâ, I, p. lai*. - Cf. Id., tWrf., I, p. a6i^
Car pour moy, j'ay certaine affaire Qui ne me permet pas d!arre»ter en chemin.
Là Fontaihb, I, 919: Fablet, III, 5.
1 ArretonM un moment. - RicniB, Bérén., I, 1.
Mais j^entends un carrosse; écoutons, il arrête. - Babon, Jaloux, V, 3.
Arriere-ban.
JTeus Thonneur, dans ma jeunesse, de me signaler des premiers à Yarrière-ban de Nancy. - G. Dand., I, 5.
Tout ie chagrin que j'ai, c'est de n'avoir pas laissé quelque jambe ou quelque bras à Yarrière-han. - Rbonabd et DuPBéiiT, Chinois, III, 7.
4c Le ban était la convocation des vassaux immédiats du Roi ; l^arrière - ban , sorte d*appet en masse, était la convocation des vassaux qui ne relevaient que médiatement du suzerain. Varriàre-ban de Nancy est sans doute la levée des troupes qui prirent part au siège de Nancy en i633 : ce siège fut levé le 3/1 septembre, à la suite du traité de Neuville, qui livra Nancy au roi de France et fenlcva au duc de Lorraine Charies III.
ArrOCSER, arroser.
Il dit que la pluie des prospérités arrouse en tout temps le jardin de votre famille. — Bourg. gent,,y^ 4.
39 Tant à Monsieur qu'à son épouzc Qui de pleurs son beau teint arouze.
LoBBT, Muze histor., 18 août iC5a.
139 Depuis ce temps, sa chère épouie
De pleurs son beau vizage arouze. - Id., i6tt^., 6 mars iGSs.
5o Doucement, notre épouse,
Dit le bonhomme. Or sus. Monsieur, sortez!
Çà , que je racle un peu de tous côtés
Votre cuvier, et puis que je V arrouse. - La Fort. , V, 54/1 ; Contes, IV, i3.
* Ici , la rime épouse-arrouse indique assez la prononciation du mot. — Nous constaterons cependant que tous les dictionnaires de rimes, depuis celui d'Odet de Lanoue en 1596, séparent arroser, qui rime avec gloser, exposer, de épouser, qui rime avec ven- Umser; mais ils font rimer indiCTéremmcnt arrose-couperose et arrouse-épouse. -* Celui de 16&8 comprend arrouse parmi les rimes en ouse, comme jalouse , épouse; avec cette remarque toutefois, qu'cron écrit arrosen.
13& ART DE U THESSALIE — ARTiaE
René Bary, dans sa Rhétorique (nouvelle édition, 1676, p. a 3a) écrit : «On dit arroêer et arrouêer : les délicats cmployent le premier mot. n
Donc, la prononciation était fort indécise, et c'est un fait dont témoi^ent Vaugdts
(voir édit. Gnassang, I, 35a; II, aâ), Ménage (voir Obierv,, t. I, p. i56) et Frémont
d'Abiancourl, dans le Dial. des lettres, joint à la traduction de Lucien composée par Per-
rot d'Ahlancourt , oncle de Frémont. — Voir aussi VHiMt, de la prononciatûm de la langue
française, par Thurot, t. I.
Gomme aujourd'hui encore entre Angers et Saumur, on donnait presque partout à To le son ou : Bourdeaux, Toulouse (Tolose), houme, poume, Roume, fouyer (foyer). Poulogne. Si on voulait que Vo conservât le son au, on le faisait suivre d'une barre simple i, qu'on a prise ensuite pour un t, ou d'une barre double 11 , qu'on a prise plus tard pour un n, quand le motif de cette addition fut perdu de vue : oignon, poignet, moignon. Pouloigne ou Poulongns, besoigne ou hesongne, etc. — G'est ce que prouve aussi l'examen des anciens dictionnaires de rimes, qui confondent les rimes en oigne et les rimes en ongne; c'est ce que prouve enfin l'examen d'un grand nombre de lettres ou autres pièces de cette époque, écrites sans souci de l'orthographe, avec la seule prononciation pour guide.
Art de la THESSALIE, la magie.
968 Ce secret de tout enflammer N'est point de la nature un èfiet ordinaire; L'art de la Thessalie entre dans cette afiaire, Et quelque main a su sans doute lui former
Un charme pour se faire aimer. - Psyché, I, 1.
Article.