ASSIGNATION — ASSIGNER
La tranquillité ne dépend point de Vaitietle du lieu , mais de l^esprit.
Malh., II, hùU, Je me contentai de faire voir Vastiette de son esprit. - Cohh. , Exam. de Mélile.
Sur l*état de ton cœur ne prends point d^assurance ;
Son oiiieUe, mon fils, se change en un moment. - Id., Imit., III, ch. xxiii.
La convalescence de la Princesse luy avoit mis Tesprit en une auiette si favorable pour luy. . . - ScuDéBT, UUluêtre Boêta, liv. IX, édit. 1793, p. a 66.
Elle ne demeuroit guère longtemps dans une assiette si paisible.
Sbgbais, Nùuv, franc., 1667, I, 3 16.
Ces paroles trouvèrent encore son esprit si hors de son auiette . . .
Id., ibid., V, 187.
38 Garde au sein du tumulte une assiette tranquille. - Despb., Lutr,, I.
La paix que Ton traite
Remettra son esprit dans sa première assiette.
Ta. GoBN. , Geôl. de soi-même, V, 6.
Assignation, rendez-vous.
1378 Je ne sais point par où Ton a pu soupçonner
Cette assignation qu'on m'avoit su donner. - Éc. des fem., V, a.
Si elle a failli à une assignation, c'a été pour se trouver à Tautre. - Malh. , II, 66.
Si je ne suis pareil en mérite. . . à ccluy à qui vous avez donné assignation, je suis pareil en désir de vous servir. - Sobbl, Francion, I, s 5.
Cette assignation d'elle-même est venue. - Sgabbok, Jodelet duelliste, IV, 5.
Avez- vous en ce lieu quelque assignation? - Montflbubt, Éc. des Filles, I, i.
L'ingrat s'est voulu rendre à V assignation, - Th. Gobn., D, Bertr, de Cig.,\, /i.
Enfin mon cœur au charme étoit abandonné ,
Quand je vis arriver le moment assigné. . .
A quoi se termina votre assignation T - Quirault, Les Rivales, IV, 5.
Le temps de notre assignation vint avec une lenteur incroyable.
Araspe et Sinandre, 167a, I, 9o5.
i^ Dans toutes les éditions du Dict. de VAcad, antérieures à celle de i835, on lit : tr ^Mi^jfnaftofi se prend aussi pour rendez-vous.» — En i835 et en 1 878 : <r Se dit quelquefois, dans la langue ordinaire d'un rendez-vous. . . Ce sens est peu usité. t)
Assigner, hypothéquer, garantir.
Vous ne m'abuserez pas là-dessus, non plus que sur les dettes que vous avez assignées sur le mariage de mon fils. - Pourc, II, 6.
S'il ne couste que dix escus
Je les payeray bien tout contant . . .
Ma vie seroit bien assignée!
Farce du nouveau marié. Ane. Th» fr., Bibl, elzév., I, 18,