‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 111 sur 455 · ATTENTE — ATTIRAIL · texte numérisé non relu

ATTENTE — ATTIRAIL

713 Mes transports aujourd'hui s'attendoient d'éclater, - Ric, Bérén., III, 1.

Attente, objet de lattente, raison d'espérer.

335 En un mot, ce vous est une attente assez belle

Que la sévérité du tuteur d'Isabelle. - Ec, des Mar.^ I, 4.

Le Messie devient Vattente dos peuples.

B088UBT, Hist, Univ., ÏDrU\ 1681, p. 397.

Jacob ... luy prédit que le Christ , sorti de sa race , seroit VatlaUe des peuples

Id., Catéch. de Meaux, 1687, in-i9, p. 6s.

735 Cet enfant de David, votre espoir, votre attente. - Ric, Ath., II, 7.

Attirail, attirail de gens.

Je ne saurois plus voir mon ménage propre, avec cet attirail de gens que vous faites venir chez vous. —Bourg, genU, III, 3.

* Molière emploie ici, par mépris, en rappliquant aux personnes, un mot qu'on ne trouve d^ordinaire employé qu'avec des noms de choses. Aucun dictionnaire, ancien 01 moderne , aucun lexique particulier n'en fournit d'exemples ; nous pouvons cependant dter, à l'appui de Molière , la phrase suivante du P. Garasse :

La Nature a soubs soy des sujets qui sont des hommes; l'un sert à rautre, ai sorte ({ue le premier qui niauque à son devoir deshauche tout l'attirail.

Le p. Garasse, Doctr. curieute, 163&, p. 365.

Attirvil, équipage, costume.

1 185 Je sais où glt le lièvre, et me puis sans travail

Fournir en un moment d'hommes et d^attirail. — UÉt., III, 5.

Il est vrai que le voilà bien ; et je ne sais oii tu as été déterrer cet attirail ridicule. — Oui? cVst l'habit d'un vieux médecin.

D, Juan, III, I.

Eh! hieii, suit-il la mode? — 11 comhie la mesure,

Avec son attirail de rul)ans, d'afliquots. - Th. Corn., Comt. d'Org., I, 1.

lia I qu'on m'a trop pris*» pour dupp<; I

L'un me promeltoit une juppo,

Une cravate, un éventail,

La garniture et Vattirail. - Riguer, Ovide bouffon, 166a, p. sÀa.

Quittez et l'équipage et l'air d'un trépassé ; Renvoyez promptcment ce convoi morluain». (iroyez-moy, Vattirail n'en est plus nécessaire. - CuAMPMBSLé, Parigitn, IV, h.

J'allois sortir de la cuisine, quand un grand homme vêtu de noir y entra. 11 estoit chargé de l'une de ces lances dont l'illustre LuUy s'escrimoit de si bonne grice au divertissement de Porsognac (Pourceaugnac), et de tout Vattirail néccssure â

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