‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 135 sur 455 · AVENANT QUE — AVENIR · texte numérisé non relu

AVENANT QUE — AVENIR

Je vous gardois un temple daus mes vers. Et même il n'eût fini qu'avecque Tunivers.

La Font., III, 378. - Fables, XII, i5.

La première édition du Dict. de TAcad. (169A) admet avec ou avécque; la deuxième (1718), avec, seul; la troisième (17A0) et la quatrième (1769): vAvecque pour avec; il n*ert plus eii usage qu^cn poésie, où même il vieillit ;n la cinquième, an vu, même remarque : ff . . .il vieillit beaucoup ;n la sixième (i835) et la septième (1878) : fiAvecque, vieux mot qui s'employait autrefois pour avec.n - Voir sur cette question de avec, avecque, antequeê, dans Alimax : Nouv, Obsei-v. ou Gueire civile de» Franc, iur la long., 1688, p. 176-180, un chapitre trop long pour être reproduit ici.

Avenant que . . . , arrivant que . . . , s'il arrivait que . . .

1 389 ... Avenant que Dieu de ce inonde m'ôtât,

J'entendois tout de bon que lui seul héritât. - UÉt. , IV, 1 .

* La première édition seule donne advenant que, . .

Du verbe avenir, souvent employé dans Malherbe et dans Corneille.

Au mot avenant, FAcadémic dit : «Part. act. qui signifie »*il avient. Avenant le ddcez de Vun des deux. Terme dont on se sert dans les contrats et autres actes publics. Il est construit plus ordinairement dans cette phrase : Le cas avenant que, . . 9 - Diction, 169^.

Avenir, advenir.

18/ii Oui, vous verrez, quoi qu'il avienm, Qu'Ârgatifontidas marche droit sur ce point. - Amph.,lUy 7.

Ce n'est pas à dire qu'il ne puisse avenir des choses non avenues. - Malh. , II, 83. De peur que la même chose ne lui aviennel - Id., III, 999 (auiogr.). S'il avenoit à quelque efirontée d'en prendre la hardiesse. - Id., I, 353.

4c M. Régnier, dans son savant Lexique de Malherbe, remarque que toutes «ries anciennes kiitions donnent, sans aucune distinction de sens, tantôt advenir, tantôt avenir.»

687 Simple! J'ai peur encor que ce malheur m^avienne. - Corn., Clit,, II, 8. 78 Même dispute avint entre deux voyageurs. - La Font., H, ^^'j.- Fables, 1,9. io5 ... Quelques malheurs qu'il en puisse avenir. - Rac, Mithr., I, 1.

M. Marty-Laveaux a remarqué que, dans ses premières éditions. Corneille avait employé le mot advenir, auquel il avait 8ul>stitué, en 1683 , avenir. — Rob. Estienne (i539, 15À9), Cotgrave (1611, i63a, iC5o) et Monet (lôao, mais non i636) renvoient de avenir à advenir. Guy Miège (1679) donne advenir et renvoie à avenir; Richelet (1680), avenir, seul ; Furetière (1690), advenir, seul; l'Académie (169&), avenir, seul.

trll y a des mots où il faut prononcer \e d, el d'autres où il ne le faut pas prononcer, tellement que, pour bien faire, il no faudroit point mettre le d aux mots où il ne se prononce point. . . Par exemple, avenir, avis : pourquoy escrire advenir, advis, si ce d ne se prononce jamais? . . . Advenir, en tous sens, le d ne se prononce point, ny dans adwenetnent, ny en advenue, ny dans adventure, ny dans adventurier.n - Vaugblas, édit. Chassang, t. Il, p. i65-i66.

Voir ci-dessus Avenant que. . , et, p. 1 85- 186, Aversaire.

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