‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 137 sur 455 · AVERSITÉ — AVIS AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AVERSITÉ — AVIS AU LECTEUR

- ♦ Les trob premières éditions d'Amphitryon, et, pour Les Femmêi MOvatUêê, let édkîoni de 1673, 4676, 1675, 168a, 1696, citées par M. Mesnard, et celle de 1681 dooDesâ «vfnatref ; les suivantes donnent advenaireê.

Les diverses éditions de Corneille, d'après M. Marty-Laveaux, portent tantôt «Imt- $air$, tantôt tnersaire, mais les plus anciennes plutôt aversaire.

Dans le chapitre de Yaugelas consacré aux mots commençant par ad devant une autre consonne (voir ci-dessus au mot Avenir) ^ on lit, t. Il, p. 166 : ^Aiveraairey aèseréài, )e d se prononce.» Â ce suj<H, Ménage remarque que Ton dit bien adversaire, mais parte avene (Observ,, I, 933). Th. Corneille, dans ses Remarques sur Vaugdoê, dit, au contraire : (r Plusieurs font encore sentir le d dans adversité, mais tout le monde prononce aversaire.n - Yaugrlas, édit. Chassang, II, 166.

En 1706, dans sa Grammaire française , i*abbé Rcgnier-Desmarais écrit, an nom de TÂcadémie française : «rLcs seuls mots d^adverbe, adverbial, adverbialemefU, adverse, air versaire et adversité, ont retenu la prononciation du d, qu'on afiRiiblit toutefois beaucoup dans ces trois derniers mots.» - P. 18.

Le Dict, fr.-Jlam. de 1618, dans une «brieve instruction qui précède ie dictionnaires, range. parmi les consonnes qui ne se prononcent point le d aevanij, m et «; et, en effet, le a est souligné dans les mots atfvcrsaire, ai/verse et aefversité. Mais Tédition de i6&3 rend sa sonorité au d dans les mêmes mots, comme font, d'ailleurs, tous les dietioonairca, Nicot, Cotgrave, Monet, Pomey, Gandin, etc. Un seul, le IHct, fr.-iud. , imprimé en Suisse au château de Duillier, en 1677, ^^^^^ ^^ ™o^ aversaire, averse et aeenité ou adversaire, etc. Guy Miège, en 1679, admet adversaire, adversité, nuiia averse. En 1680, Biehelet écrit aversaire et aversité; mais il dit : ff Comme ces mots se prooonreot d'ordinaire avec un d, voyez la colonne adv.n Au mot adverse, il dit, au contraire: fi Comme ce mot s'écrit sans d, voyez la colonne ave.9 Danet (i683), Furetière (1690) et l'Académie française (1694) ne donnent que adversaire, adverse, adversité, sans observation. - Voir Avenant que. . ., Avenir, p. iB3.

Aversité.

17&5 . Je vous chéris assez dans cette extrémité

Pour ne vous charger point de notre aversité. — Fem, sav., V, 4.

le Tel est le texte des éditions de 1673, 167A, 1675, 1681 et 168a. Voir à i'artide précédent, Aversaire.

Avis AU lecteur.

1081 Ceci doit s'appeler un avis au lecteur. — VEt., III, 4.

Je suis bien aise. . . d'avoir entendu le beau panégyrique que vous avez fait de moi. Voilà un avis au kcteur qui me rendra sage à l'avenir.

Mat ifMLg., III, 19.

On lui garde des lois ! Par ma foi , ce magot

Mériteroit d^avoir des cornes pour son lot.

— Avis au lecteur. - Mo:iTFLEUBr, Gentilh. de Beauce, IV, 5.

Français, ce trait s'appelle un avis au lecteur,

Andrieux, Procès du Sénat de Capoue.

* Les livres anciens étaient souvent précédés davis au lecteur. A force de troir «J n)ots : avis au lecteur, on les a employés plaisamment pour dire : un avertissement.

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