BAIE
El ou^ett^ee, je vous prie, qae cette Griticpie dont vous nous menacez? — Je vous durai, Monsieur, par avance, que c^est une bagatelle, deux ou trois scènes qu*on a ajoutées, pour donner à la Comédie une juste longueur.
Rmhaid., Crit, du Légat, univ., se. a. - Cf. Distrait, y ^ 3.
* Le mot bagatelle parait pour la première fois dans le Dict de Gotgrave en 1611. On ne le retrouve plus que dans le Monet de i636; mais il ne figure pas même dans le Dict, Jranç,'ital, ae i634 , bien que le Dict, ital.-franç, de la même date semble l'appeler pour traduire les mots bagatelle, — bagatelliere, — maettro di bagatelle, qu'il admet, en les rendant par tremnerie*, Umn de paeee-paese, — bateleur, — joueur de paeêe-paeee. Le mot français, tiré de Titaiien, ne vient donc pas de bague, comme on Ta dit.
Lope de Vega constate cette origine italienne dans les vers suivants :
S Pero donde me llevan mineras
Que en Italia se llaman bagatelae,
Ingiriendo novelas
En tan funestos casos,
Mas dignos de Marines y de Tasos
Que de Helicona son solos y soles.
Que de mis versos rudos espanoles?
La Gatomaehia, pœma burleeeo, silva YL - Teêoro de Pomaeo Etpanol, III, p. 1 hb.
Dans les Lettrée ekoieiee de MM. de l'Acad, franc, , publiées par Perrault, on trouve (3* édit., 1795, p. 3iA'3i8) une lettre anonyme «sur la bagatellen :
«Voyons, exammons un peu ce que c'est : la 6a^afW/#, dira quelqu'un, c'est le contraire du sérieux.))
Baye ou Baie, tromperie.
3ao Et ce qu'a fait Valère, en voyant cet écrit,
Marque bien leur concert, et que c'est une baye. — Dép, am. , I, &•
Quant au reste, ce ne sont que bayee, - Labivet, Leê Eeprite, IV, 6.
Non, ce n'est pas à moy qu'on fait croire des bayee; Pour telles fictions, mes douleurs sont trop vrayes.
J. DB ScBiLANDBi, Tir et SidotitV, 5.
Je vous prie, au lieu de toutes ces bayee, dites-nous quelque chose qui nous rende capables de donner et de prendre. - Malh., t. II, p. 10.
De l'appaiser de quelque baye Son cœur n'y sçauroit consentir.
ScABBOH, Virg, trav,, Paris, David, 1706, I, p. 3o8.
Et le drôle auroit eu la baye Sans une dangereuse playe Qui , le faisant tournebouler, Luy mit les quatre fers en Tair.
RiCHBB, Ovide bouffùn, 1669, p. 53. - Cf. p. 436-437.
95 LA, je ne sçay pas si c'est baye
Ou si c'est une chose vraye. - Lobbt, Muze hietor,, 99 juillet 166a.
Dite»-moi, pensez-vous qu'une semblable baie se digère aisément?
MoRTPLEUBT, Dame médecin, V, 8.