‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 226 sur 455 · BON · texte numérisé non relu

BON

Bon (Le), substantif.

Le bon de cette profession (de médecin) est qu'il y a, parmi les morts, une honnêteté, une discrétion la plus grande du monde.

Méd, malgré ItUy III, t.

39 Le bon fut que ledit du Pin, Qui se pique d^étre latin.

Leur fit, en ce docte langage, Fort élégamment son message. — Lobbt, Muze histor,, 91 aoât i66o.

t liiT) n fidioit un eunuque; et le bon de Taffaire

Est que Ton n*a pas dit tout ce qu^il savoit faire. - La FoTrr., L'Eunmqw, IV, 3.

Mais le bon de cela, Baron, quand je m^ajuste, Pour me tirer du pair, je calcule si juste Que, parbleu I nostre amy, chez les gens comme toy, Quana la mode commence, elle est vieille pour moy.

BouisiULT, Porir. du peimtn, se. t.

G^est U bon de Taffaire. - Moiitfleort, Dupe de somiiAim, V, 3.

Le bon est qu'en courant il a perdu sa botte. - RioRiiD, Joueur, I, 6.

Bon, adverbe : Tenir bon.

1683 Messieurs, tenez bon, s'il vous platt. - Amph., III, U.

334 Si j'eusse tenu bon dedans la Thessalie. ~ Gorr., Midie, I, a. -

a 6 Gar de tous c*étoit le désir

Que sa santé titU bon et ferme. - Loin, Muze hUtor,, 1 9 août 1669.

L^arbre tient bon; le roseau plie. - La Font., I, p. laA : Fabl., I, 9 s.

Touchez4à; j'ai porté ma nièce a tenir bon. - MoifirLEURT, Coméd, poète, 11, 3.

Remettei-vous; Tennemi plie; tenez bon, - Bbgnard, Critiq, du Légat, mur., se k.

Bon : tout de bon ou tout a bon.

isB Mais, tout de bon y crois-tu que je sois d'elle aimé? - FAck., 1, 1.

621 Parlez-vous tout de bon? — Oui, vous le pourrez voir.

Éc.des Fem.yU^ 5.

Je brise-là, mon très-cher Monsieur, et vous dis tout de bon ou tout à bon que, si vous n'êtes persuadé de mon innocence et de ma bonté . . . , je suis résolu de brider toutes mes plumes et tous mes papiers.

Bauag, Lett, à Conrart, i5 avrU i65s.

910 G*est un point si problématique Qu'on ne sçait encor tout de bon Si nous aurons la paix ou non. - Lorkt, Mute hUtor., 3o juin iGSa.

Je ne sçay pas si je suis plus insensée que vous, et si tout de bon je le serois assci pour vous aimer. - Sigrais, Nouv, franc., 1657, I, p. a8i.

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