BROCART — BROUHAHA
Brocart, étoffe tissée d'or et d'argent, puis de soie, à fleurs.
860 Ou des beautés d'un point, ou d'un brocart nouveau.
Fem. sav.j IH, 9.
Il (Monsieur, frère du Roi) avoit une veste de brocard dW, à fond bran, fi broderie de perles, dont les boutons estoient de gros diamans.
M*^* DR ScnoéRT, Mathilde, 1667^ p. 109, Préf.
191 Que pour eux eUe étale et Tor et le brocard, - Dbspr., Sot, X.
Ces brocard» bigarrés, et leur diversité. - Mortplbust, Gmhlk. de Beamce, lU, 8.
J'attends des étrangers, des gens de conséquence. . .
Leurs interprètes sont chez moi depuis huit jours,
Qui lèvent des brocard», des satins, des velours. - Poisson, Faux Mo»cov.,x. i.
Babet, le brocard de vostre corps (corsage) n^est pas joli.
Basou, Lu Etdèoem,, se. 8.
* Furetière aiïecte d'écrire brocat, qu'il fait suivre de brocaUlU. Les dictionnaires autres que celui de Furetière donnent brocart.
Brouhaha.
Le moyen de connottre où est le beau vers, si le comédien ne s'y arrête, et ne nous avertit par là qu'il faut faire le brouhaha f
Prie, rid.y se. 9.
Voilà ce qui attire l'approbation, et fait faire le brouhaha,
Impr. de Vers, y se. 6.
1 U 1 Gzamesky, qui n'est pas un rustre , . . . £t son compagnon Sapiha Ont fait un sanglant brouhaha Parmy les troupes moscovites. - Lorbt, Muze hi»tor., 3i juillet 1660.
13 En vain Baron attend le brouhaha. - Rac, IV, a/ti : Poé». div.
Il (Molière) dit bien vray lorsqu'il asseure qu'il n'y a que l'Hostel de Bourgogne où l'on fasse (? sache) faire le brouhaha; car il fut à peine placé sur ce Théâtre que l'on en fit un qui dura fort longtemps.
De ViLLiBRS, Veng, de» Marqui», se. 3 (166&).
Le brouaa du parterre n'est pas toujours une marque de l'approbation des q>ectateurs; l'on rit plûtost d'une soltise que d'une bonne chose.
De Roghemont (? Barbier d'Aucour), Observ. »ur le Fe»tin de Pierre, 166S. Genève, Gay, 1869, P* *7- Un galimatias dit par ces grands acteurs, Tire le brouhaha de tous les spectateurs. - Poisson, Le Poète ba»que, 166S, k. 8.
3tt Ce mot , qui est une onomatopée , a trouvé place dans les dictionnaires de Ricbëet (1680), de Furetière (1690) et de l'Académie (1694). Richelet le donne comme terme de comédien , et cite les Précieu»es ridicule». — Guéret, dans son Pama»»e réformé (1688), proteste contre le brouhaha fait à conlre-temps ; Apollon rend un édit dont voici l'article 10 :
(rDeffendons au galimatias de monter sur le théâtre, et condamnons à vingt pieds pa- TisU de honlc tous ceux qui feront le brouhaha mal à propos." - Edit. 1676, p. i35.