‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 285 sur 455 · CARREAU — CARROSSE · texte numérisé non relu

CARREAU — CARROSSE

167 On a tenu quelques propos Que cette insolente Atropos, Fière et redoutable carogn$, A voit fait ravage en Pologne. - Lobbt, Muze hiu., 99 man i6S3.

Diroitron pas k son maintien Que c^est une femme de bien?

Cependant c*est une caragne Qui n*en eut jamais que la trogne.

Ft. CoLLBTET, Juvénal trmo.j 1667, p. ao.

Double chienne, double carogne, Doncques voilà de ta besogne !

RicHBR, Ovide houffouy 1669, p. 199. - Cf. io., tM., p. 93.

Par ma foi, Madame, avec tout le respect que je vous dois, voilà une impsdcnte carogne. - Baron, Coquette, II, 5.

Je Taurois pris au crin, j'aurois. . . — Commoiil, cat-ipgne. Vous tranchez de la prude après ce que j'ai vu?

MoHTPLBOBT, ConM. poke,Vi^h.

Junoii est une carogne qui me fait enrager. - Rbgrabd, Divorce, Prol., se 3.

Par ma foi, voici une méchante carogne! - Id., Descente d'Arl., se. 6.

Quelle raison as-tu eue de sortir de la maison palcrnelle, carogne carognittimî

Id., FUL err., I, 7.

Carreau : valet de carreau, terme de jeu.

* Voir Valet de carreau.

Carrefour.

♦ Voir Carfour, ci-dessus, p. 330-

Carrosse.

Sur un carrosse de couleur amarante. — Fem. sav.y III, 2.

Nous ne trouvons plus à propos que nos galands de haute volée . • . aiilcot autrement qu'en carro»$e, . . Nous sçavons qu'autrefois, pour parler d^un qui paroÎMÎt dans le monde, soit fmancier ou autre, Ton disoit de luy : trll ne va pnu qu^ca housse T) ; mais maintenant cela n'est plus guères propre qu'aux médeciiis, ou à cm qui ne sont pas des plus relevez. De quelque condition que soit un galand, nooi luy enjoignons d'avoir un carro$$e, s'il en a le moyen, d'autant que ionqu*0D pirie aujourd'huy de quelqu'un qui fréquente les bonnes compagnies. Ton demande incontinent : (rA-t-d carrosse fn et si l'on respond que ouy, l'on en Oait betoeoif Elus d'estime. C'est aussi une chose très utile k un homme qui veut être dans II onne réputation d'entretenir un carrosse, voire deux, quand ce ne aeroit que pov faire plaisir à des Dames qui n'en ont point, et leur en prester quelqueuMS pov leurs promena des ou leurs visites , ce qui les oblige de tdle sorte que Ton est nrèi beaucoup m icux venu chez elles, et, entre les bonnes qualitex don homme, ion ne manque P as de dire toujours d'abord : crll a bon carrosse ^9 ce qui vous met iacontinent dans l'honneur et la réputation. - Loix de la galanterie, dans le NsmesÊS Recueil des pièces les phu agréables de ce temps (par Gh. Sorel), Paris, Sercy, t6&&«

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