CHOSE
961 Je vous voidois tantôt proposer quelque choie; Mais il n^est plus besoiu que je vous la propose. Car elle est impossible. - Gobn., Menteur, III, 5.
# Yaugelas a écrit deux Remarques sur quelque chose, traduisant le latin aliquid, et <{ui pourrait, à la rigueur, s'écrire en un mot, comme quelque/ois, et quelque chose désignant une certaine chose, et ne pouvant s'écrire qu'en deux mots. De ces deux Remarques, nous reproduisons la première, avec les commentaires de Th. Corneille et de l'Académie française.
vQudque chose. Ces deux mois font comme un neutre, selon leur signification, quoy ue chose, selon son genre, soit féminin. G^est pourquoy il faut dire, par exemple, «rAy-je ait quelque chose que vous vî'siyeifaitfn et non pas «que vous n'ayei /aite». Et c^est pour ceste mesme raison que le Tasse a dit en son poème héroïque :
Ogni cosa di strage era ripieno ,
où la rime fait voir qu'il y a r^neno et non r^iena. Et c'est comme le poète latin a dit : cr Triste lupus stabulis.» - Vacgklas, édit. Chassang, I, p. 35 û.
«rM. de la Mothe Le Vayer dit que crAy-je fait quelque chose que vous n'ayez /att» ou frfaiten sont tous deux bons. Je ne le croi pas, et suis pour le masculin. M. de Vaugelas, dans la Remarque qui a pour litre sur, sous, a dit : tr Si je suis assis sur quelque chose et qu'on la chercne»; il me paroit qu'il a bien parié, et qu'en cette phrase il faut dire «qu'on la cherche» et non pas « qu'on le cherche»; parce que dire «rSi je suis assis sur quelque chosert c'est comme si on disoit simplement «Si je suis assis sur une chosen , et chose est un nom féminin qui veut le relatif au même genre. Mais quand je dis «rAi-je fait quelque chose n, je ne détermine rien, je comprends en cela tout ce que j'ai fait; et dans cet exemple, quelque chose doit être regardé conmne un seul mot qui devient neutre.» - Ti. CoBN . , Ufid,
(rCes deux mots joints ensemble signifient ce que les Latins expriment par leur aliquid, et, conune nous n'avons point de genre neutre dans notre langue, ils doivent estre construits avec un adjectif masculin. » - Acad. frarç. , iifid,
La seconde Remar^, qui, avec les conunentaires, occupe, au second volume, les quatre pages 2/^a-a/i5, ressasse les même idées.
Chose, représentant un nom oublié.
Comment nommez- vous celui qui vous a envoyé lànledans? — C'est le seigneur de notre pays, Monsieur le Vicomte de Chose. . .
G. Dand., I, s
Quel est-il ce Monsieur? — C'est un homme.
— Et ne t'a-t-il pas dit, sot, conunent on le nomme?
— Le chevalier de Chose. . . Et. . • là. — Qui? Dorante? — Ouy.
BocRSAULT, Portrait du peintre, i663, se. 5.
M. GciNDé. Chose? — S' Blaisb. G'est moi qui suis Chose. Je voudrois qu'il fut aussi muet qu'il est sourd pour ne plus entendre ce vilain mot-là. — M. Gumoé. Ecoutez, Chose; allez vous en un peu chez Chose, pour voir si. . . si. . . mon Chose est prêt. — S' Blaisb. Que diable veut-il dire avec tous ces Choses?
GaAMPMBSLé, La Rue Saint-Denis, se. 3.
J. GciNDé. Et d'où vous a-t-il écrit? — M. Goiimi. De Chose. — J. Gcnioé. D'où? — M. Guindé. De. . . de la ville de. . . et là. . . de cette ville qui est si loin, si loin. — J. Guindé. Du Japon? — M. Gumoé. Non, c'est cette ville où