‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 363 sur 455 · COIFFER (SE · texte numérisé non relu

COIFFER (SE

Coiffer (Se). . ., coiffé (être) de. . ..aujig., s'enticher,

être entiché de . . .

5 Faul-il de ses appas être si fort coiffé! — Éc. des Fem., III, 5.

Parmy ceux qui la convoitèrent Et de sa beaulé se coijfh-erU, Tumus très remarquable estoit

ScARBON, FtV^. trav., Paris, David, 1706, H, p. acâ.

360 Je suis coiffé de sa vertu. - Lobit, Muze hUtor,, 8 août i656.

Un gentilhomme de Bayeux,. . .

Des erreurs de Calvin coiffé. . . - Id. , ibid., 9 février i663.

T*en voilà coijfée ; il l'a dit la fleurette.

Th. Cobr., ConU, d'Orgueil, III, 3.

39 Fille M coiffe volontiers

D'amoureux à longue crinière. - La Fort., I, p. 965 : FabL, IV, 1.

Quand un coquet fieffé

D'amour, de bonne sorte, une fois s'eU coiffé,

Cela tient comme glu. - Hautbbochb, Criep. méd,, V, h,

La croyez-vous d'humeur, dites, je vous conjure,

A te pouvoir coiffer de sa sotte figure? - Mortflbubt, Critp, genlilk., UI, 11.

Que vouê vouê êtes coiffée bien mal à propos de ce petit vilain-là I

BiBOR, Hom, à h, fort,, I, k.

Elle étoit au lit, belle et coiffée à coiffer tout le monde. - S(hr., lY, 658.

Mon amie de Lyon m'en paroit moins cwffée, - Id. , IV, 986.

Mais, tant que tu voudras, parle, prêche, tempête.

Ta maîtresse est coiffée ... — Et crois-tu , dans ta tête ,

Que l'amour sur son cœur ait un si grand pouvoir? - Rbgrabd, Joueur, 1, 9.

Vous auriez épousé Isabelle sans cet impertinent de comédien François . . dont Roquillard t'ett coiffé, - Regttabd et DuFBÉiir, Chinoiê, IV, 1.

idt Dans sa Gram. franc., Ramus, en 1587, écrit par oe tous les mpts en oi : on ne peut donc rien conclure de son orthographe pour la façon d'écrire cœffe ou coiffe. On ne trouve rien sur ces mots coéffe, boète ou coiffe, boite, ni dans Meigret, ni dans Pelletier, ni dans Rob. Estienne, ni dans La Chaussée (Caucius), ni dans Claude Irson, etc. — En 17 06 seulement, dans la Gram, franc, de l'abbé Régnier Desmarais, secrétaire perpétuel de l'Académie française, et son interprète, on lit : «rDans les autres (mots) ou l'o et Ve ne se trouvent suivis d'aucune autre voyelle, comme boeete, cœffe, moelle, poêle et troetne, le son de l'o et de Ve se fait entendre sur une seule prononciation; mais de ces cinq mots les deux premiers ne s'escri vent plus que boiste et coiffe,it - P. hi.

Si nous prenons les dictionnaires, Rob. Éstienne (lôSget 1569), Nicot (i566, i573, 1606, 1618, i6a5), Monet (1690) écrivent coiffe; mais le même Monet, en 1686, donne coeffe et coiffe; Cotgrave (1611, i639, i65o), coeffe elcoiffe; Ânt. Oudin (1669), renvoie de coiffe à coiffe, coiffer, coiffure; de même, Duez et Oudin en 1660 ; en i65o, Ménage (Origines), coiffe; en 1676, Pomey, coeffe et coiffe; en 1677, Gandin, coeffe; en 1679, Guy Miège, coeffe et coiffe; en 1680, Richelet, coefe et coife; en i683, Danet, coeffe; en 1690, Furetière, coeffe; en 1696 et 1718, l'Académie française donne coeffe ou coiffe; en 1760, elle dit : nCoéffe, on peut aussi dire coiffeu; les éditions de 1769, 1799, i835 et 1878 ne donnent plus que coiffe,

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