‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 394 sur 455 · Je connus bientôt qu'elle avoil entrepris · texte numérisé non relu

Je connus bientôt qu'elle avoil entrepris

De Tarrèter au pi^gc où son cœur étoit pris. - Rac, Alex., I, 3.

D. Fcrnaud connoissoit que , quand mosme Alphonse fust mort , Mathilde ne Peast pas mieux traité. - M"* db Scldért, Malhtlde, 1(367, P* ^^^* ~ ^^* l^*« ibid., p. ^h.

GONQUÉTS — CONSCIENCE 459

CONQLETS.

1073 Sais-je pas quêtant joints, on est par la coutume Communs en meubles, biens immeubles et conquêtsf

Éc. des Fem. , I V, 2 .

Ce Roy donc que je dis, en qui seul tout abonde, Dont l'esprit chaque jour fait acquêts et conquéU, . . Peuples, c'est votre Roy.

ScARRoif , Œuvr., Paris, David, 1701, I : Le Roy, en tôtc du vol.

« ftConqueit, terme de pratique. C'est un bien acquis pendant la communauté cuire un inary et une femme. Cette terre n'est ni un propre, ni un acquest du mary; c'est un eimqu9it,it - FuRiriâRB, Diction., 1690.

Conscience, sentiment du bien.

Je serois assez lâche pour vous déshonorer? Non , non : j'ai trop de conscience pour cela. - D. Juan, II, 9.

Tu dis qu'il demande. . . ? — Cinq cents écus. — Cinq cents écusl N'a-t-il point de conscience? — Vraiment oui, de la conscience à un Turc! — Fourb. de Scap,, II, 7.

17 Ai-je quelque ennemi, s'il n'est sans conêcience. Qui le vit sans pleurer? - Malh., I, 109.

Monsieur, ayez de grâce un peu de comcience.

Tu. GoRx. , Galant doublé, III, 1.

Tenez , ces chiens de Turcs n'ont point de comcience,

MoxTPLEUBT, Mari »anê/emme, I, «j.

iri Au demeurant t il n'ctoît conecience Un peu jolie , et bonne à diriger, Qu'il ne voulût lui-même interroger. - La Font., V, 586 : Vente», IV, 10.

Si c'est un sujet d'examen , ce n'est donc pas une chose que l'on connoisse par sentiment, ou, comme on parie, par eomcience.

BossuBT, Hi$t, des Yar,, 3 in-&°, 1688, 1, p. 30.

Conscience, scrupule de conscience^ charge pour la conscience.

9&5 CTest conscience à ceux qui s'assurent en nous.

Ec. des Mar.y I, 9.

lia Le voulez-vous porter fait comme le voilà?

— Mon Dieu, dépéche-toi. — Ce seroit conscience. - Fâch. , I, t.

53g Et pouvois-je, après tout, avoir la conscience De le laisser mourir faute d'une assistance?

hc. des Fem. y II, 5.

A60 GOïiSCIENCE

Maïs aa moins. Monsieur, ne m'allez pas tromper, je Toosprie:! y auroit de la consdenee à vous. - D. /noa. II, 9.

Eh! Monsieur, laissez-là ce pauvre roiséraUe. Cest amsàmtêitM battre. - Ib{i.,U, 3.

Cest une conscience de voir une pauvre jeune femme traitée «k façon. — C Dand.j III, 7.

Cétoit une comaetema d*en user de cHte sorte.

SoBiL, Fr«MM, fir. XII, p. A17.

Qtii Yoodroit Tépouser? Ce seroit ooMrinK*.

T«. Con., C&mÊm»e d'OrgwtU, ï, 1.

Qui? lui, vous épouser? Ce serait roMcieM». - OnsACir, Jfir» eoqutU», D,*

Tout le monde s*achame sur ce paurre garmo- — C'est une eomteuaci,

Dv Vium, FlmiiêMr, 1696,?, 7.

Non, mon neveu, je veux que mon enterremeiit

Se fasse à peu de mds et fort modestement; ,

n fait trop cher mourir; ce seroit roMCttiies. - Rkvabb, Ug^^ «»•••* "• *

CoNsciE?iCE : FAIRE CONSCIENCE DE ... , faîi-e OQ CBS dc coiiîctna de. . ., se reprocher de . . .

Cest un de ces braves de profession , qui ... ne font non plo» de conscience de tuer un homme que d'avaler un verre de vin.

Fourb. de Scap.y 11,5.

N'est-ce pas ii se mocquer des gens? Pensez qui! enfaisoit grande eotitcuaet,

Chapeliih, Trad. de Guzm. JrAlfar., i63o, III, p. AU

177 NousyÎTionj coiucienee

D'abuser plus longtemps de votre patience. - Coaa., La Sui9,, I, 7*

Je feroU corucienee d'endurer que vous parlassiez tant.

Soau., Franeùm, liv. IV, p. «67.

L*on fit amêcience à la fin de le persécuter davantage.

b., Pàlyandre, I, «36.

Il y avoit tant de ratures dans ma lettre, que Vay/ait eotucUmee de vous renvoyff ainsi barbouillée. - Balz., Lett, à Conrart, 11 décembre i65a.

180 Aucuns ont dit qu'Alix /f comcience

De n'avoir pas mieux gagné sou argent. - La Fo.w., VI, p. i36 : QuUet, V,8.

Je feroU conscience de séparer deux Jansénistes. - Rac, IV, 827 : Imagim.

On ne trompe donc point ceux qui , sur Tapparence . . . — Loin de s'en défier, on en fait conscience.

MoxTfLEUBY, Ec, de» Filles, 1,5.- Cf. Trigaudin, 1, s.

Vous aurez /au conscience de vous moquer de nous. - Siv., Vil, &07. {Autogr.)

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