‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 397 sur 455 · CONSENTIR · texte numérisé non relu

CONSENTIR

Je pourrois adjouter icy que I*exccllence du miroir parolt encore en ce qu^il est le fidelle cntiseiller de la Beauté ^ ainsi que le Poète i^appeile. - Grbnàillb, Plaitirs dn Dames, 16^1, p. 78.

Elle appelle : le miroir, le conseiller du visage, ^

RoBiifBT, Panégyr, de l'Ec. des Fem,, i66i!i, à* entrée.

5 Afin de le guérir, le sort oITicieux

Présentoit partout à ses yeux Les conseillers muets dont se servent nos dames : Miroirs dans les logis, miroirs chez les marchands.

La Fort., I, p. ga : FabL, I, 1 1.

MiRTiAL, liv. IX, épiCT. XII, Consilium forma , spéculum,,. — rII appelle le miroir le conseiller de la Beauté.7> - Gostab, Recueil des plus beauv endroits de Martial, Toulouse, 1689, II, p. 65.

Conseiller (Se) \. . ., prendre conseil de. . ., consulter.

Je me suis même encore aujourd'hui conseiUé au Ciel pour cela; mais, lorsque je l'ai consulté, j'ai entendu une voix. — D, Juan, V, 3.

Si je me conseillm à vous pour ce choix? — Si vous vous conseSUez à moi y je serois fort embarrassé. - Am. magnif., II, 3.

Et pour ce mê veuii consoler Es clercz, lesquels sçavent donner Conseil de l>ouche et dVscript. . .

Je veuil aller, pour mon honneur, Moy conseiller à ung docteur.

Le Conseil au nouv, tnarié, I, p. 1 ; Farce, Ane. Th. fr. (bihl. elzév.).

4( Voir plus haut, au mot Conseiller des grâces, la citation de Tristan.

Consentir, avec un complément direct.

369 Ceux qui sur moi peuvent avoir empire.

Par de lâches motifs qu'un faux honneur inspire.

Approuvent tous cet indigne lien.

J'ignore encor par où finira mon martyre; Mais je mourrai plutôt que de consentir rien,

Puissiez-vous jouir, belle Elvire,

D'un destin plus doux que le mien. - D. Gare, I, 3.

-^ D, Garde de Navarre fut imprimé pour la première fois dans le 1*' vol. des Œuvres posthumes de Molière, t. VII de 1 édition de 168a. Le mot rien, ainsi que le signe de ponctuation qui doit suivre, sont tombés à l'impression; mais les exigences de la rime, d*accord avec le sens, montrent que le mot rien, suivi d'un point (.), devait terminer le vers, et c'est pour le démontrer que nous avons reproduit tout le couplet.

1475 Trop heureux accident, si la terre entr^ouverte

Avant ce jour fatal eût consenti ma perte I - Goh5. , Mélite, V, 3.

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