‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 51 sur 455 · AIR — AISE · texte numérisé non relu

AIR — AISE

Votre lettre étoit parfaite, et d*an on* qui ne sentoit point la crasse de la philosophie. - S^f . , IX , ga.

Que di»-tu de ses airs T — Je les trouve étonnants ;

H peste, il jure, il veut mettre le feu céans. - Rbgnard, Ligat, umv,, lU, 6.

Vraiment, de Fair dont il s*y prend, il ne paroft pas beaucoup de feinte à son fait. ~ Du Vbrdibb, Flatteur, 1696, III, 9.

LiR

(En l').

Tous les personnages qu il représente sont des personnages en Vair^ et des fantômes proprement. — Itnpr. de Vers., se. U.

Ne te figure point qu^en reproches en l'air

Mon courroux contre toi veuHle ici s'exhaler. - Ta. Coaii., D. Juan, 1, 3.

Qu'ils viennent, ces faiseurs de mariage en Voir,

MoRTPLBUBT, ComSd, poète, II, 3.

* Air {Conte en /'). Voir Conte en l'air.

LISE, siibst., joie.

ioo3 Votre cœur avec véhémence

M'étala de ses feux toute la violence, . . .

Vaise de me revoir, les tourments de Tabsence. - Amph., II, s.

Moi que les astres fiers, de notre aiee jaloux.

N'ont encor pu résoudre à prendre un autre époux. - Hihdt, Ara$come, III, a.

3oa Ne dois-je point encore en témoigner de Vaiee T - Gobr., Médée, I, 5.

11 étoit si transporté de Vaiee de son retour. - Sbobâis, Nouv.fr,, 1657, ^^ ^^^*

Elle s'efibrçoit de lui remontrer, par leurs malheurs passez, Vaiee qu'elle devoit avoir, d'avoir enfin trouvé un port, après de si cruelles tempestes.

Id., ibid,, IV, ai8.

968 Je ne me sens pas d'atM. - Rag. , Plaid,, 1 , 7.

Je jouay l'Étourdy, qui fut une merveille :

Car à peine on m'eut veu la halebarde au poing,

A peine on eut ouy mon plaisant barragouin ,

Veu mon habit , ma toque , et ma barbe et ma firaise ,

Que tous les spectateurs furent transportés d'aise.

Lb BooLANOEn DM Ghalussay, Élomire hypoeondre, 1670. Au fi* acte, Divorce comique, se. a.

isB, adj., content.

6i5 Que vous me ferez aUel — Ec, des Fem,, II, 5.

Je serai bien aiee d'y faire ce qui me sera possible. - Malh. , 11, 17. Je suis aussi ai$e qu'à la noce. - Ane, Th./r., IX, 96. Vous chantiez, j'en suis fort aiêe, - La Font., Fables, I, 1.

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