‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 92 sur 455 · ARRIÈRE-BAN — ARROUSER · texte numérisé non relu

ARRIÈRE-BAN — ARROUSER

io3i Autant qu'il vous plaira vous pouvez arrêter. - Misanth.y m, &•

♦ C*est'À-dire : vou$ arrêter.

&5o Arrête! ou sur ton dos. . . - Amph.y I, 9.

♦ C'est-à-dire : arréte^toi,

n fut hors de mon pouvoir d*arreiter davantage en ce lieu.

D'Uiril, UAêtrée, 1616, I, p. lai*. - Cf. Id., i6irf., I, p. a6i\

Car pour moy, j^ay certaine affaire Qui ne me permet pas ^arreiter en chemin.

La Fontainb, I, si 9: Fabiti, III, 5.

1 ArrAofu un moment. - Racuii, Béret., I, 1.

Mais j^entends un carrosse; écoutons, il arrêt». - Bakou, Jaloux, V, s.

Arrière-ban.

Teus rhonneur, dans ma jeunesse, de me signaler des premiers à V arrière-ban de Nancy. - G. Dand.y I, 5.

Tout le cliagrin que j*ai, c^est de n^avoir pas laissé quelque jambe ou quelque bras à ï arrière-ban. - Rigicabd et Dcfs^ny, Chinoii, III, 7.

♦ Le ban était la convocation des vassaux immédiats du Roi ; Tarrière - ban , sorte

d'appel en masse, était la convocation des vassaux qui ne relevaient que médiatement

du suzerain. Varrière-4>an de Nancy est sans doute la levée des troupes qui prirent part

m siège de Nancy en i633 : ce siège fut levé le 9& septembre, à la suite au traité de

Neuville , qui livra Nancy au roi de France et Tenleva au duc de Lorraine Charles III.

ArroCSER, arroser.

Il dit que la pluie des prospérités arrouse en tout temps le jardin de votre famille. — Bourg. gent.,\^ û.

99 Tant à Monsieur qu^à son épouze Qui de pleurs son beau teint arouze.

LoBBT, Muze hittùr., 18 août lôSa.

lag Depuis ce temps, sa cberc époiuc

De pleurs son beau vizage arouze. - lo., ibtd., 6 mars 1663.

5o Doucement, notre épouse.

Dit le bonhomme. Or sus. Monsieur, sortez I

Çà , que je racle un peu de tous côtés

Votre envier, et puis que je ïarrouie. - La Fout. , V, 5 A4 ; Ckmtei, IV, 1 3.

* Ici , la rime épouie^arfouie indique assez la prononciation du mot. — Nous constaterons cependant que tous les dictionnaires de rimes , depuis celui d'Odet de Lanoue en 1 596 , séparent arroser, qui rime avec gloier, expoier, de époueer, qui rime avec ventouser; mais ils font rimer indifféremment arroie-couperoMe et arrouse-épouee. — Celui de 16&8 comprend arrouse parmi les rimes en ouee, comme jalouse , épouse; avec cette remarque toutefois, quVon écrit arrosen.

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