ART DE U THESSALIE — ARTICLE
René Bary, dans sa RhAorique (nouvelle édition, 1676, p. a 3s) écrit : «On dît et arrouier : les délicats empioyent le premier mot. n
Donc, la prononciation était fort indécise, et c*e$t un fait dont témdlgnenl Vao^
(voir édit. Gliassang, I, 359 ; U, aA), Ménage (voir Obierv,, t. I, p. i56) el ftéutà
d'Ablancourt , dans le Dial, dei UUrei, joint à la traduction de Lucien composée pvB»
rot d'Ablancourt , oncle de Frémont. — Voir aussi VHUt, de la prononeiatiom de Jk ImipÊ
française, par Tkurot, t. I.
Comme aujourd'hui encore entre Angers et Saumur, on donnait presque pvtoal â ft le son ou : Bourdeatuc, Toulouse (Tolose), houme, poume, Roumê^ fimyer (tojer), iWlogne. Si on voulait que Vo conservât le son au, on le faisait suivre d'une barre simple 1, qu'on a prise ensuite pour un t, ou d'une barre double 11, qu*on a priae plus tardpsv un n, quand le motif de cette addition fut perdu de vue : oignon, poignet, moignom, mloigne ou Poulongne, hesoigne ou besongne, etc. — C'est ce que prouve aussi rexamen àa anciens dictionnaires de rimes, qui confondent les rimes en oigne et les rimes en engm; c'est ce que prouve enfin l'examen d'un ffrand nombre de lettres ou autres pièces de ntte époque, écrites sans souci de l'orthograpne , avec la seule prononciation pour guide.
ART DE LA THESSALIE, la magie.
268 Ce secret de tout enflammer N'est point de la nature un efiet ordinaire; Vart de la Thessalie entre dans cette affaire, Et quelque main a su sans doute lui former
Un charme pour se faire aimer. - Psyché, I, 1.
Article.
L Article indéfini un y une^ du, de la , des :
i° supprimé devant certains substantifs, là où nous l'eittploierions :
533 Sortons, je ne saurois qu'at;ec douleur très-forte Le voir empaqueté. - Ubu, II, 3,
6 1 5 M'auroit-on joué pièce et fait supercherie? — Ibid, , Il , i.
931 Et que Léandre enfin, lassé de sa poursuite.
Nous laissât jour entier pour ce que je médite. - Ibid. y III, 1.
1096 y ai beau lui faire signe et montrer que c^est ruse. — Ibid. y III, h»
1 168 Adieu, nous boirons pinte à la première vue.— Ibid. y III, 5.
12 44 Quoi! masques toute nuit assiégeront ma porte! — Ibid., HI, 9.
1386 ... Sans lui demander gages pour le servir. — Ibid. y IV, 1.
2o35 Pour moi, je me blâmois et croyais faire faute. — /iWrf., V, 10.
9^9 Que le diable m'emporte
Si je fais raillerie! — Dép. am., III, 7.
1&5 ô ciel I c'est mignature,
Et voilà d'un bel homme une vive peinture. — Sgan.y se. 6.
670 Tu vois si c'est mensonge, — Ibid,, se. 9^.
880 f aurai joie à courir lui dire cette affaire.— Èc. des Mar.y III, 2.
88 Mais si Ton vous attend, ai-je dit, cest injure. — Fàch.y I, 1.
xo'j Ce sont chagrins mêlés aux plaisirs de la vie. — Ihid.^ I, 1.
i8/i lofais figure en France assez considérable. - /Awf., I, 3.
• 258 T aurai pour vous respect jusques au monument.- Ibid.yl, 5.
287 Je te parle, Vicomte, avec franchise entière. - Ibid», I, 6.
Ce sont miroirs publics. — Crit, de VÉc. des Fem., se. 6.
376 II m'enseigne à n avoir affection pour rien. - Tart.y 1,5.
/(68 • . .Ce que je dis, ma fille, nest point jeu. — Ibid.y II, 9.
578 Et montrer pour mon choix entière déférence, - Ibid., II, 9.
705 Cest donc ainsi qu'on aime? et c'étoit tromperie, - Ibid., II, i.
887 II pourroit bien avoir douceur de cœur pour elle. — Ibid., III, 9,
1726 De la part de Monsieur Tartuffe, pour affaire Dont vous serez, dit-il, bien aise. - /6t3., V, 6.
200 Pour me faire injustice aux yeux de l'univers. — il/wAnf A., I, 1.
Vous êtes homme qui savez les maximes du point d'honneur.
G. Dand., I, 6.
Le capitaine de ce vaisseau. . . prit amitié pour moi. - UAv., V, 5.
Ce sont façons de parler obligeantes. - Bourg, gent., IV, 4.
289 Mais comme sur ma mëre il a grande puissance, — Fem. sav.y 1,3.
71/1 Ce sont charmes pour moi que ce qui part de vous. - Ibid, , III , i .
716 Ce sont repas friands qu'on donne à mon oreille. - Ibid,, III, 1.
i33/i Que de tous vos chagrins vous lui fassiez querelle, - Ibid., IV, 3.
3 Le temps est médecin d^heurcuse expérience. - Malh., I, a.
907 A-t-il jamais défait armée
Pris vule, ni forcé rempart ? - Id., I, 1 15.
La plupart des hommes ne se veut presque pas imaginer qu^il soit autre temps que relui qui se passe à i^heure même. - Malh., II, 54.
Si nous en faisons au/r^ jugement. - Id., II, 86.
N^en parions plus; elle a trouvé party, - Sorbl, Francion, liv. IX, p. 166.
Me voicy ; je suis Oriban ; qui est la belle qui t'a fait son messager ? As-tu lettre d'elle? - Id., Polyandre, i64o, I, p. ihk,
n y a des fourmis moindres, certes, que chiens, mais plus grandes que renarde,
VoiTUBi, édit. 16.56, p. 91 H.
Je vous assure que ce ne sont quefahUi, - Voitubi, ëdit. i656, p. 4 16.
On en dit choie$ admirables. - Id., ibid,, p. 538.
Quand l'arme les incommode Ils le coupent sans hésiter.
ScABBoir, OEuvr., Paris, David, 1700, I, 353.
iEneas fit apporter ptWe D'un très excellent vin clairet.
ScABBOiT, Virg, trav,, Paris, David, 1706, I, p. 10.
1 59 Tobëis avec joie et je serois jaloux
Qu autre bras que le mien portât les premiers coups. - Cob5., Pùmpée, 1, 1.
aao Je lui fis si longtemps bouclier de mon corps. - Id., D, Sanchê, 1,3.
399 J'irai revoir Gorintbe avec moins He souci.
Si je laisse plein calme et pleine joie ici. - Id. , CEdipe, 1 , 5.
Si, dans la même église, il arrivoit miracle du costé des errants, on seroil induit à erreur. - Pascal, Pentéee, édit. Molinicr, II, 83.
iA5 Répondez, mon esprit, ce n'est plus raillerie. - Dbspb., Sat, IX.
173 En vain, pour gagner tempe, dans ses transes affreuses. . . - Id., Imêt,, VI.
£k I bien , de votre gendre avez-vous eu nouvelle f
Mo5TrLEDiiT, Dupe de iov-mémê, IV, 6.
Écoute. — Non, je sors pour affaire qui presse. - Id., Dame mddecin,\\ a.
Mais il faut répondant, — N'en soyez point en peine.
QuiKAULT, Amant indiecret, III, 10.
:¥ Vers i646, l'article se supprimait dans une locution idors à la mode et dont Sont se moque dans les Loix de la galanterie; on devait dire : erll a eeprit.n — Dans la Cmnoiêsance des livrée, 1671, Sorel revient sur c«tte expression: er Auparavant on disoitrlli de Yeeprit ; maintenant on dit : // e»t bel esprit ; au lieu qu'on disoit : iZ a de Vetprii ou c^ett un bel e$prit. . . Pour parler même d'une dame qui a de Veeprit, c'est mal parler de le dire de cette sorte ou de dire : Ceit un bel etprit. Il faut dire maintenant : Elle ett M esprit, ainsi qu'on diroit d'un homme. » - Sobbl, Conn, des lÂvr., p. 383-386.
a^ Article indéfini un, une y du, de la y des, supprimé devant auJtre:
']&'] (Qu'il) reçoive en ce lieu la foi que je lui donne De n'écouter jamais les vœux i autre personne.
Éc. des Mar,y II, 9.
Je viens ici pour autre sujet. - Mar. forcé, se. 8.
57 Je trahirois mon cœur de parler d'autre sorte. - Tort., I, 1.
4i 4 Auriez-vous autre pensée en tête? - Ibtd., I, 5.
ioi3 D'autres prendraient cela d'autre façon peut-être.
/Wrf.,lII, 3.
1895 Et pourquoi, si mon cœur penchoit d'autre coté.
Misanth., IV, 3.
Parlons d'autre façon, de grâce. - Méd. malgré lui, 1, 5.
Et s'il avoit parlé ianKire façons je Ten estimerois bien moins.
LAv., m, 7.
GsS Discourons iautre affaire. — Fem. $av., II, 8. 65G . . . Comme j'ai vu qu'on parloit d! autre gendre. — Ibid.y II, 9. 1079 Mais parions éF autre affaire. - Ibid., III, A.
3® Article indéfini un, une, du, de la, des, employé où nous le supprimerions :
383 Faut-il tant s'étonner?
— J'en ai bien du sujet. — Éc. des Mar.^ II, 2.
97 Et si, far un malheury j'en avois fait autant,
Je m'irois, de regret, pendre tout à l'instant. - Misanth., I, 1.
1 9 1 3 Pour moi , par un malheur, je m'aperçois. Madame . . .
Fem. sav.j IV, 2.
Puisque, /Mir un bonheur, personne n'est encore averti de la chose.
Mal. imag.y III, 12.
373 Ses yeux, par un dépit, en ce monde regardent. - Malh., I, 18.
1Â9 On leur fit un présent d*une fille inconnue. - La Foict., L'Eunuque, 1,3.
U^ Article indéfini un, une, etc., construit avec un supedatif, pour fe, fa, etc.
George Dandin, vous avez fait une sottise la plus grande du monde.
G. Dand., I, 1.
Je suis dans une confusion la plus grande du monde.
Bourg, gent.y III, 6.
Tous les fi'uits diunê sagesse la plui consommée. - La Bbct., H, A 6.
5*^ Article indéfini un, une, devant un nom propre.
3o5 Au piquet je perdis hier contre un Saint-Bouvain.