‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 95 sur 455 · ASCENDANT · texte numérisé non relu

ASCENDANT

3i3 Je porte Vas de trèfle. - Fâch., II, s.

Employé comme injure :

179/1 Taisez-vous, as de pique! - Dép. am.^N^ 8.

G^est un beau marmouzel, c^est un bei ai de pique!

ScABBON, Jodelei duellûle, II, A.

Prenex bien garde à ce soldai, Ou plutôt ce grand a» de pique,

Id., CEuvr,, Paris, David, 1700, 1, dSg. :¥ Voir Valet de carreau.

Ascendant, terme d'astrologie; au propre, influence des astres sur rhomme; au fig., influence, puissance de quelque chose considéré comme un astre.

95 & Et le fort ascendant que prend votre beauté

Laisse-t-il aux esprits aucune liberté? - D. Gare., III, 2.

1099 Au sort d'être cocu son ascendant Texpose. - Ec. des Mar., III, 9.

537 Ouais, quels discours I — Je dis qu'il en a l'encolure. Et que son ascendant, Monsieur, l'emportera Sur toute la vertu que votive fille aura. - Tari., II, 9.

Ne dites-vous pas que ï ascendant est plus fort que tout?

Âm. magnif., I, 9.

18& Leur vue a sur notre zMe

Un ascendant trop puissant. — Amph., I, 1

Bel astre vraiment adorable , De qui Yatcendant favorable En tous lieux nous sert de rempart . . .

Malh. f Pour lei Paladin» de France.

Quel astre d^ire et d^envie, Quand vous naissiez, marquoit son ascendant?

Id. , A la Marquise de Rambouillet.

Pour. . . les jours beureux ou maibcurcux. . ., tout cela se juge selon la présence ou Tabsence, la faveur ou le dcsdain du bel Astre qui a de Vascendanl sur nous. - SoBiL, Berg. exlrav,, p. 197.

Quand ma fortune sera à son ascendant , . ., j^auray dcquoy fournir a toutes ces bombances. - Id., Polyandre, i648, II, p. 563-566.

S^il a dans sa naissance un ascendant contraire.

Bois-RoBEiiT, La Folle Gageure, I, a.

95 Et comme mon astre ascendant Ne rend pas mon cœur trop ardent Après ce qu'on nomme pccunc , Cela me tient lieu de fortune. -- Loret, Muze hislor. , 1 tt mai 1 66 1 .

iitrai«*.aia ««iiax**...

Iâ6 ASSAISONNER

Mais la tripUcité de celle conjecture ,

Ainsi que i union d^Hécate avec Mercure ,

Combinant leurs aspects ou les rétrogradant

Sur rhorizon fatal aun bixarre oMcendant,

Pourroit parallaxer sur un cerveau si tendre . . .

Ce discours est si haut que j*ai peine à Teutendre. -Th. Cobh. , Feini i4tfroI., 11,3.

* C^est quand les astres sont à leur atcmdantf c*cst4-dire quand ils montent sur llionson, dit Bouillet, sur quelque parallèle à Téquateur, qu'ils ont, au dire des astrotogn», Faction la plus énergique sur le sort des hommes. Dire que ftVaicendani est plus fort que tout», c^est dire que Tinflucnce de Tastre à faction duquel on a été soumis dans ft marche (ucendante est plus forte que tout.

rxA$cendant. Il y a des gens qui se servent trop de ce mot, et qui mettent ascendatUk tout. C'est un terme fort on usage aujourdMiuy, mais il ne faut pas raflecter. Il se dit des astres et des constellations; on l'employé néantmoins au figuré, et on dit d'ordinaire de certains esprits supérieurs qu ils ont un a»cendant universel sur tous ceux avec qui ib s^entretiennent.n - Akdrt du Bois-Rbgard, B^, crû, sur la lang.Jr,, 1699, p. 67.

Despréaux, qui, dans son Art poéL, dit :

6 Si son astre, en naissant, ne Ta formé poète,

parle ailleurs (SaL IX) de

3o Cet atcmdatU malin qui nous force à rimer.

Le commentaire du vers de VÉc, des Marti cité plus haut se trouve dans ce passage de llegnard :

Je vois sur votre teint bien du brouillamini.

Vos aspects sont malins; vous avez le front large. . .

Ah ! je me sens déjà là . . . — Animal déliant !

Vous croyez donc. . .? — Ma fois, je crois à YaicendanU

Ce grand front, cet aspect, tout cela m'entortille.

Rbgnard, La CoqueUe, II, 7.

Assaisonner.

Je veux que Tesprit assaisonne la bravoure. — Préc. rid.y se. 11.

Est-il un esprit si affamé de plaisanterie, qu'il puisse tâter des fadaises dont cette Comédie est assaisonnée? — CriU de VEc, des Fem. , se. 3.

NVt-il pas ces adulateurs à outrance . . . qui iiassaisonnent d'aucun sel les louanges qu'ils donnent? - Impr, de Vers., se. 4.

Pour répondre à son amour de la manière qu'il souhaite , il me faut un don de sa foi, qui soit assaisonné de certaines cérémonies qu'on trouve nécessaires. - Fourb, de Scap., 111, 1.

La douceur ot gontiliossi.' de son naliu'ei , qui aisai*onnoit tout ce quVUe difoil ou faisoit. . . - Amyot, Vie (V Antoine,

Tout ro qu*il faisoil, cVsloit pur le dossoin du Druide, qui. . . luy atMaUmmÊk tousses conseils par quoique dessein d^Auiour. - D'Urfé, L Àttrée, 1616, II, 53i.

La plus claire donlollo est la plus (mi usage, Et le point de Venise anmiêùnno un visage.

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