‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 109 sur 664 · MOUSTACHE · texte numérisé non relu

MOUSTACHE

danseot, en cheminant, sur la perruque, acheplée au bout du Pont^Neuf, garnie de sa moMMtaekê derrière Toreille.

Taiaiir, Œuvr., bibl. ebëv., II, p. 690 : Rencontré. . .

Je leur ay lait porter, pour commencer au corps, La mouitackê pendante et les cheveux retors. . . Après, j*ay fait coupper ces cheveux qui pendoient.

Le Satyrique de la Cour, iGaâ.

Mais sa mouitaehe luy repare Tout ce que la nature avare Refuse à son noble désir. . .

Il ne prend jamais sa voilée Qu*elie ne soit bien estallée , Que son poil, assex dcslié, D*un beau ruban ne soit lié , Tantost incarnat, tautost jaune.

Du Laurbks, Im Mouêtaehe deefiloux arrachée.

Je ne seray point contente que je n*aye arraché une poignée de tes beaux cheveux bkmds pour me faire des bracelets. — Ils ne sont pas dignes de vous, répliqua Neophilc. Néantmoins, si vous en voulex, attendez que j*aye pris des ciseaux pour vou» couper une mouetache que je cache sous mon oreille.

SoRBL, Polyandre, 1, p. 60.

Son poil estoit blond et frizé par anneaux , lequel s^allongeoit de chaque costc en deux grandes mouetachee rattachées de ruban incarnat. - 1d., ibid., II, p. 691.

Parlerayne des demoiselles?. . .

Comme descendent de leurs testes Des mouêtachet de cheveux gras , Qui sont longues comme le bras.

ScAaaoR, Œuvr,, Paris, David, 1700; I, p. «jS^ ; - Cf. Id., Virg, trav,f 1708; II, p. la a.

Il l*en conviendra voir d^autres, la barbe faite eu garde de poignard, aux muuttackn ennibantées. . . - CraA?io os Bebgerac, Pédant joué, Y, 5.

Des aigrettes et des pennaches

Et des galans (rubans) à leurs mouttachei.

LoRBT, Muzê hittor,, 7 juillet i65*j.

Force rubans à leurs mouetacheê ,

Et quantité de beaux panaches. - Id., ibid,, ati octobre i65a.

Les braves a Toeil froncé . . .

Font flotter leurs grands panaches, . . .

Et guignent tous les passants

Au travers de six mouêtachee, - La Promenade du Coure, i653.

Veux-tu pour f en venger devenir tout pelé ? Laisse en paix tes cheveux ; cette belle mouttache N a point, pour ce sujet, mérité qu'on Tarrache.

Tristan lIIrrv., Le Paratite, itio/i; II, a.

l^iiL De peur que de nos mains par force il ne s'arrache ,

Il faut le retenir par sa longue mouelache. Piium. Cest fort bien avisé. (A Clitandre :) Vous êtes trop heureux.

Sortez, et laissez-nous vostre tour de cheveux. *4i(mi, laiteant son tour de cheveu.r entre Wm maine de Lidatne et de Philipin,

Me voilà délivré d^une étrange manière ! . . .

Ml. y

latmiaiiuB B4ii«ktta.

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