‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 11 sur 664 · MAÎTRE — MAÎTRESSE · texte numérisé non relu

MAÎTRE — MAÎTRESSE

MaÎTBE : AVOIR BON MAÎTRE.

3o7 II est seul comme moi ; je suis fort, /m bon maitre.

Amph., I, 3.

* Sosie, en parlant d^un b<m maUre, pense sans doute à Amphitryon, dont il est le valet; mais aussi il emploie une phrase proverniale, relevée déjà par Gotgravc, et qu*on retrouve dans le Dictionnaire de T Académie, i"* édil. (1694) : trQui sert Dieu a bon matlre, qui sert le Roi a bon nuUiren, dit Gotgrave; T Académie reprend : <rOn dit que quelqu'un a bon ifiolCrs, pour dire qu'il est au service ou dans la dépendance d'un homme puissant qui le protégera. 9

Maîtresse, fiancée; femme que Ton aime d'un amour honnête.

Ce qui me parott assez plaisant, c^est qu^un homme qui a de Tesprit, et qui est averti de tout par une innocente qui est sa maîtresse ^ et par un étourdi qui est son rival, ne puisse avec cela éviter ce qui lui arrive. - Crit. de TÉc. des Fem,^ se. 6.

Pour vous, ma fille. . ., préparez-vous à bien recevoir ma maîtresse.

UAv., in, 1.

Il n'y a rien parfois qui soit si touchant qu'un amant qui vient chanter ses doléances aux gonds et aux verrous de la porte de sa maîtresse.

Mal. imag,^ i*"' interm., se. i.

Et quoy, mon serviteur, dit-elle, ne parlercz-vous point à vostre maiatretief — Vous, dit Hylas, ma maiêtrette, et moy vostre serviteur? Si vous le croyei, il y en a bien de trompées. . . — Et comment, mon serviteur, dît Pbilis,. . . vous ne me voulez plus pour vostre maUtreuef — Je vous prie, Bergère, dit-il, n'usons plus de ces mots de ierviteur et de mai$tre$êe; ils ne sont plus de saison entre nous. — Et à quel jeu vous ay-je perdu, Hylas ?

DTBPé, L'Attrée, 161/i; II, p. 968 ; - Cf. Id., ibid.; Il, p. 3j5, 3ii8.

Mais , ma maUtreêêe , continua-t-il , ne vous laissez pas mourir pour cela ... — Et pourquoy dites-vous cela, mon serviteur? respondit Alexis.

Id. , ibid,; 11, p. 996-997.

Si je dis que les pitauts mcnoient danser leurs amoureuses, c^est qu'ils parlent ainsi naïvement, sans user d'un si haut stilc que de les appeler leurs maUreêtet,

SoBBL, Berg. extrav,, édit. 1689, p. 378.

388 M'en croirez-vous. Seigneur? Ne la revoyez point ; Portez en lieu plus haut l'honneur de vos caresses : Vous trouverez à Rome assez d'autres 9naUre$tes; Et, dans ce haut degré de puissance et d'honneur. Les plus grands y tiendront votre amour à bonheur. - Corn. , Pol, , Il , 1 .

365 Tous sauroicnt conune lui, pour faire une maitre$$e,

Perdre le souvenir des beautés de leur Grèce. - Id., L« Toùoii d'oi', 1, a.

La belle-sœur d'un Maréchal,

Et la propre (sœur) d'une Duchesse

Page 1