NASARDE
NaSARDE, coup sur le nez.
669 Ils traitent les savants de faquins à nasardes, - Fâch,, III, 9.
Recevez, cependant, cette petite somme
De naiardêt, soudlets, coups de pied et de poing.
ScARRo^r, Jodelet duelliate, Y, 9.
Eh I qaoy, vous n^avez plus de dents Que pour manger de la moutarde , I)u nez que pour les accidents D*un pet ou bien d'une nnzardeî, . .
Songez â partir de ce lieu.
S41RT-A11A11T, OEuvi\, bibl. elzév., I, p. 180.
Anglois, d'opprobes noircy,
Appolon t^appreste icy
Une grcfle de nazarde», - 1d., ibid., H, p. 669.
Je continuerai à le mépriser; s'il reçoit quelque na$arde, ce sera par d'autres qoe par moi. - Chapilain, Carretp,, II, p. 387 (Docum. hittor,).
Si lu m*en crois, mon cher, ne va pas chez le Roy; Tu n'entrcrois jamais dans ia salle aes Gardes Qu'il ne piust sur ton nez plus de mille nasarde»,
BoLRSAULT, Portrait du Peintre, se. a.
Que de mon nez on fasse un grenier à naz4irde,
Si mieux que deux Argus moi soûl jo ne vous garde.
Mo?iTPLEURT, bc, d$i Jaloux, I, id ; - Cf. Id., Ambigu com., 1" interm., se. 9.
Seigneur. — Être un Infant vous sauve cent nazardêt, Car, me devanl respect et l'ayant mal gardé , Le moindre châtiment c'est d'être nazardé.
Th. Corx., Geôlier de loi-même, V, 7.
Les veuves , la plupart , sont mets délicieux ,
Et, de quinze à vingt ans, il en est d'égrillardes
Qui donnent au défunt de Icrriblcs nazarde$. - In., Comteite d'Org., I, a.
Ne puis-je point alors, en toute humilité.
Lui donner seulement trois ou quatre nazardêt? - Id. , Amour à la mode, III, 1.
Comme lui , tous ses gens ont pour vous le cœur tendre ,
Et, pour vous le montrer, ali ! que ne vous vient-on
Donner quelque nazarde ou des coups de bâton I - Id., D. Juan, lY, /i.
* Molière avait dit :
Toute sa maison périroit pour vous; et jo voudrois qu'il vous arrivât quelque chose, que quelqu'un s'avisât de vous donner des coups de bàlon. - D. Juan, IV, 3.
Nez k camoudcl, à nazarde, Qui fait peur à qui le regarde, Célèbre entre les bourjonnez,. . .
Je dis à celle qui vous porte :
"Mon cœur n'e^^t pas pour vostre ncz.n
Rriisseradb, Œuvr., 9 in-i9, 1697; I, p. 99.