‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 124 sur 664 · NIGAUD · texte numérisé non relu

NIGAUD

?[u*un, nier tout à trac, luy couper la broche, prwciden plané, prmeûi negare,9 — Moaet i6ao et i636) dit : ttNier, refuser.» Richelet a*a pas noté ce sens (1680), qui a été repris par Furetière (1690), et de nouveau rejeté par TAcadémie (1696).

Nigaud.

Ne pouvoir faire un pas sans trouver des nigauds qui vous regardent, et se mettent à rire ! — Pourc, I, 3.

Voilà un bon nigaud , un bon impertinent, de se moquer des consultations et des ordonnances. ~ Mal. imag., III, 3.

Le roman de Vaudemont, pour expliquer Tineptie de cette humeur nîaize, appelle rhomme qui en est saisi un badebec, comme s^il disoit, en vieux patois, un homme qui ouvre le bec à toutes choses, comme un esprevier qui a le bec jaune, et oui est appelle nidulariu$, c*est-4-dire niaû ou nigaud, en langage de fauconnerie. - Le P. Gaeissb, Doctr, cur,, 169&, p. 307.

Le pauvre nigaud prit patience.

D^OuviLLE, C<mteê, i6Uà\ édit. Jouaust, I, p. aâ.

Ces nigaude de citadins Applaudissent aux badins De cris, de mains et de testes, Et se monstrent aussi bestes Que leurs brusques guilledins.

Saint-Amant, Œuvr,, bibl. elxév., II, p. 663; Cf. lD.,iWrf.,I,p. 345.

laa Et, pour châtier ses blasphèmes, La langue de ce franc nigaud Fut percée avec un fer chaud. ~ Lobet, Muze ki$Un',, 6 janvier 1687.

5a . . .Ce nigaud, comme un évéque assis. . .

La Font., I, p. aoa : Fabl., III, 1.

Ce Monsieur le Bailli n*est point ce qu^il nous faut Pour ta nièce. Vois-tu, c*est un âne, im nigaud. Qui juge sans savoir, qui , pour cinq sols d*épice , Trahiroit. . . — Chut I Portez respect à la justice.

Montflbubt, Ambigu com,, 3* interm., se. a.

Eh I Messieurs les nigaudt I Eh I bien, c'est un homme ivre.

Babor, L*Andrienne, IV, 9.

Juvénal, Horace et Virgile, En bon Irançois sont des nigaude, 11 vous faut un mari, la Glle, Mais un mari de chair et d'os.

Rbgnabd et DuFBénT, UAug, de la Bag,, se. 1.

Je m'en allai aussitôt, pestant comme un diable contre ces nigaud$-\k,

Rbgnabd, Divorce, II, 8.

Verrai-je d'un œil sec déchirer par lambeaux.

Par tant de campagnards, de pieds-plats, de nigaude,

Une succession. . . ? - Id., Légal, univ,, I, a.

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