ONDÉE DE COUPS — ONIROCRITIQUE
cette orthographe du l, on a accoustuiiK^ de faire une faute, qu'il faut corriger désormais pour ne rien obmetire qui puisse contribuer à la perfection de nostre langue. C'est que tons impriment et escrivent alla't*on, ainsi, eu mettant une apostrophe après le (, qui est très mal employée , parce que l'apostrophe ne se met jamais qu'en la place d'une voyelle qu'elle supprime, et chacun sçait qu'il n'y en a point ici à supprimer après 1.»
Patru, qui a commenté cette Remarque, fait observer que trie peuple dit tousjours on et jamais ron, au moins à Paris», et crje croi, ajoutc-t-il, que Von, qui est languissant, vient de Normandie. . . Les poètes l'ont embrassé, parce qu'd leur est commode, et de la poésie il est passé dans le discours ordinaire de quelques-uns, qui affectent de parler tousjoun ainsi : jusques-U que quelques-un disent Vont a pour l'on a; ce qui est insupportable. J*ai dit que les Poètes l'ont pris les premiers, parce que je le voy aans Marot, Bellom et Ronsard.» - Vaugelas, édit. Chassang, I, p. 63-67.
Dans les pages suivantes, 67-69, Vaugelas revient sur Von au commencement de la phrase ou après certains mots, et traite la question de l'emploi de qu'on ou quê Von,
Ondiêe de coups, etc.
3&1 Si jusqu'à rapprocher lu pousses ton audace,
Je fais sur toi pleuvoir un orage de coups. - Amph., 1,9.
i53o Quels orages de coups vont fondre sur ton dos! - Ibid.y III, 9.
Je vois se former de loin un nuage de coups de bâton qui criïvera sur mes épaules. — Fourb. de Scap.y I, 1.
Nous allons faire pleuvoir sur toi une ondée de coups de bâton.
Onguent miton-mitaine.
Mais tout ça, comme dit lautre, n'a été que de Y onguent miton-mi^ taine, — Méd. maigri lui, III, 9.
Quoyl la Reine m'aura donc veu, Et les yeux d'une grand Reine Sur mon pauvre corps n'auront eu Non plus de force et de vertu Que de Yonguent mton-mitainêf
ScABROK, Œuvr,, Paris, David, 1700; I, p. 385.
9 1 o Mais pour adoucir leurs méchefs, Et terminer, en href , leur peine , C'est de Vonguent miton-mîtaine,
LoBBT, Muze hiitor. , 9 novembre 1 658.
Il compose à ravir Yonguent miton-mitaine, - Te. Coan., D. Bertr. de Cig,, I, a.
♦ ffOn appelle proverbialement do Yonguent miton-tnitaine un remède qui ne fait ni liieii ni mal.** - PuamiaR, Diction.
ONIROCRITIQUE, divination par les songes.
Homme qui possède «u/ver/advHables,. . . optique, oiitron*i/a^f,ph yiique. - Mar. forcée se, 4.