PAIN DE RIVE
En vain tu me livres bataille.
Rigoureux et cher point d'honneur ; Le gibet me fait trop de peur, 11 faut que nous rompions la paille,
MoifTPLBURY, Fem, juge et partie, V, 3.
Eloiiii (Holibbi) :
Mon Dépit amoureux suivit ce frère aisné {V Étourdi)^
Et ce charmant cadet fut aussi fortuné :
Car quand du Gros-René Ton aperceut la taille ,
Quand on vit sa dondon rompre avec luy la paille,
Quand on m'eut veu sonner mes grelots de mulets.
Mon bègue dédaigneux déchirer ses poulets
Et ramener chez soy la belle désolée ,
Ce ne fut oue ah-ah dans toute rassemblée.
Et de tous les costez chacun cria tout haut :
«Cest là faire et jouer des pièces comme il faut In
Lb Boulâ56BB db Chalussat, Elomire hypocondre, 1670; au U* acte. Divorce eom., se. 9.
Quel jour avez-vous pris pour un hymen si beau? — Bon I la paille eet rompue , et tout est à vau-l'eau.
Poisson, Coméd. sane titre, III, h.
Quand deux amis se sont brouillés.
On dit que la paille eet rompue. Cette comparaison, dans le public reçue, Sera-t-elie du goût des esprits ampouUés?
Je n'en sais rien; vaille que vaiile,
n est certain que l'amitié ,
Gonmie elle est aujourd'hui sur pié ,
N'est pas plus forte qu'une paille. - Matin/See ienonoitet, 1789, p. 139.
* Rompre la paille. Gomme anciennement entre nos Gaulois et , à leur exemple , enlre lo Romains, la prise de possession des terres se faisoit, si c'était en roture, par la déliiranee d'une houssine d'aulne, ou bien, si c'estoit un fief ou franc alleu, par un anneau oue le souverain mettait au doigt de celuy qu'il ensaisinoit,. . . et bien souvent aussi en donnant un feslu ou brin de pulle ; . . . aussi le déguerpissement et dessaisissement d'héritage.. . se faisoit en rompant quelque brin de paille.. . Or, d'autant qu en . . . rompant aiosi un brin de paille, il faisoit faux-bond aux marchands de son intelligence, affront à ses amis, honte à ses parents, et rompoit avec tous, on a dit depuis rompre la paille, r'«t-à-dire la bienveillance et union des cœurs et affections.» - Le$ Illuitree iVov., 1660 ; I, p. 166-167. — Voir aussi Pasquier, Reeh. de la France, i6ai, p. 779; Matinée» teno^ •Mseï, p. 139, etc.
Pain de rive.
... De vous parler d'un pain de rive^ à biseau doré. . .
Bourg, gent. , IV, t .
* Rire se disait du bord de plusieurs choses; on appelait pain de rive celui qui, placé à la rire, au bord du four, et bien cuit sur ses contours (Furbti&rb), offrait un biseau doré.