PAIN BÉNIT — PAIR (DE OU DU
Pain bénit : c'est pai> bénit, locution.
9/1 5 C'est conscience à ceux qui s assurent eu nous;
Mais c'est i^am bénit, certe, à des gens comme vous.
Ec. des Mar.f I, 3.
3|e (rOn dit d'une disgrâce arrivée à une personne qui la mëritoit bien, que cest pat» bénit.j) - Furbtiàri, Dicl., 1690.
Pair (De ou du).
1 198 J'ai cherché les moyens, voulant prendre une femme, De pouvoir garantir mon front de tous affronts, Et le tirer de pair avec les autres fronts.
Ec. des Fem., IV, 7.
t L'édition de 168a donne: tirw du pair.
11 iroit du pair avec les plus cruels. - Malh., I, p. UbU.
Alexandre. . . se voyant mis du pair avec Hercule, se persuada qu*à ce coup il étoit à reffct de la vaine et présomptueuse imagination qu'il avoit toujours eue d'aller au ciel. - Id. , II , p. a 1 .
La femme no peut point aller de pair avec l'bomme pour son peu de vertu et la discordance qu'il y a entre les actions de l'un et les pratiques de l'autre.
TABiBiif, Œuvr,, bibl. eizév. , II, p. 1 33; - Cf. Id., t^., 1, p. 178.
178 Cette légère idée et foiblc connoissancc Que vous aurez par eux de tant de raretés Vous mettra bors du pair de toutes les beautés. - Gobr., Mélite, 1, a.
De tous les forçats de la galère , il n'y en avoit pas un qui allast du pair avec moi. -GaAPBL.UN, Trad, de Guzm. d'Alfar, i63o; III, p. 5ii.
Vous eussiez beaucoup profité sous ce nouveau maistre , dont les ouvrages passent la nature , au lieu que tout ce que vous fistes jamais fut d'aller du pair avec elle.
Sabasik , Œuvr. , a in-/!i% 1 656 ; I , p. 161.
Mais le bon de cola. Baron, quand je m'ajuste, Pour me tirer du pair, je calcule si juste Que , parbleu I notre ami , cboz les gens comme toy Quand la mode commence , elle est vieille pour moy.
BouBSAULT, Portr. du Peintre, se. 9.
90 J'atteins le comble et me tire du pair. - La Fort., V, p. 471 : Contet, IV, 9.
Il vous a de sa main transporté dans les cieux , Et, vous ayant osté la dépouille mortelle. Vous fait aller du pair avec les autres Dieux.
Bbnsserade, Ballet de la ^'aist. de Vénui, 6* Entrée.
Il (Molière) rend tous les repas qu'il reçoit, son esprit le faisant aller de pair avec beaucoup de gens qui sont beaucoup au-dessus de fui.
Devise, Notice iur Molière, à la suite de la Lettr. sur les affaires du tkéâtre, par de Villiers. - Nouv. Coll. moliér., p. 96.
Un bomme libre. . ., s'il a quelque esprit, peut aller de pair avec les plus honnêtes gens. - La Brct., I, p. 169.