PARER — PARER (SE
Parbb, écarter, empêcher.
801 Mais. . . — Pour ce mariage, allons tout péparer. — 0 Gel, inspire-moi ce qui peut le parer!
te. des Mar.y II, 10.
793 Et songeons k parer ce fâcheux mariage. — Tari., II, i.
Jai fait sagement de parer la déclaration d'un désir que je ne suis pas résolu de contenter. — Am, méd,, 1,5.
Quand, par les plus grandes précautions du monde, vous aurez par^ tout cela, vous serez ébahi que vos juges auront été sollicites contre TOUS. - Fourb. de Scap,, II, 5.
685 ... Ce n*e8t qu*en fuyant qu'on paré de tels coups. - Gorh., Hor,, II, 7.
1^11 Je parerai d'un bras les coups de l'autre main. - Rac, Androm,, V, 1.
De quoi diable sert-il qu'il pleuve dans les villes?
On veut rendre Paris propre et sec en tout temps.
Et faire , quand il pleut , qu'il ne pleuve qu'aux champ. . .
— Comment ;>ar^ le vent, et la pluyc, et la grêle? - roissos, Fetn.coq., Hî, 1.
Melanchton se tourmentoit en vain à parer ce coup.
B088DBT, Hiit, de$ Var., 9 in-/i% 1688; I, p. 376; - Cf. Id., t6iW.;II, p. 675.
* Le Diction, deê Bimee d'Odet de la Noue (iBgG) donne parer dans le sens de parer an coup d'épée, comme tiré de l'italien, p. 1 18 et Â69. Henri Estienne ne l'a pas noté ^ns son Ltû^. franç.-ital,
Paber (Se), se garantir, se mettre à labri.
828 Pour se parer du coup, en vain on se fatijg[ue.
Éc. des Fem,, III, 3.
(Il) prend, à chaque nouvelle, toutes les mesures qu'il peut pour ie parer du malheur qu'il craint. - Crit. de TEc. des Fem,, se. 6.
1671 Quoi! de votre poursuite on ne peut se parer! -- Tart,, IV, 5.
Sans une méchante affaire que j'ay, je me serois paré du voya{j[e.
Malh., Lelt. à Peiretc.
lOa/i Et fort habilement te parer do mes cou(>s. - Corti., Gai du Pal,, IV, 10.
1637 ^^ ^^ ^^up iinprévu songeons à nous parei', - Rac, Ath,, V, a.
Mais Florisel paroit. Allons délibérer
De quel air de ses traits ^e me pourrai j^arér.
MoHTTLEcar, Criepin gentil h, , lll, 5; - Cf. Id., Fille capitaine, I, 9.
Pour Messieurs les Prévois, je croi qu'heureusement
Je pourrai m'en parer par mon déguisement. - Poisson, Fou de qualité, se. a.
Nous trouverons des expédients pour noue parer de cet inconvénient.
Reouard, Retour imprévu, se. 6.
218 parlant — parler vaugelas
Parlant, parlante.
* Voir t. I, p. 33 : a" Adjeclift variables {Partiripet prénentx i',rariahln, tranformet en).
Parler, act., parler de...
87 Moi, j'irois me charger d'une spirituelle Qui ne parlerait rien que cercle et que ruelle?^
Ec, des Fem.y I, 1.
Et sans parler curé, doyen, chantre en Sorlonne. - RéGNiBi, SaU XV. Entendre du matin au soir plaidor et parler procèi, - Li Brct., I, p. aSo.
Parler , employé aciivemenL
Ce que je parle avec vous, ce que je vous dis à cette heure, qu'est-ce que c'est?. . . — Ce que nous disons tous deux, le langage que nous parlons à cette heure? - Botirg. gent.^ III, 3.
58 Mais parlant un autre ramage. - I^rit, Muze hiitor., i*' octobre 1661.
Si un animal parloit par esprit ce qu'il parle par Instinct. . . -^Pascal, Pmjées.
D faut laisser Aronre parler proverbes. - La Biut., I, p. a 16.
Us parlent jargon et mystère sur certaines femmes. - Id., I, p. 389.
Je rirois d'un homme qui voudroit sérieusement parler mon ton de voix, ou me ressembler de visage. - Id. , I , p. 619.
:^ Si Molière avait dit d'abord, comme il le dira plus loin : fxLe langage que nous parlonsn, la phrase n'aurait eu rien de remarquable; car si on dit : parler une langue, parler un langage, parler le grec ou le latin, on ne dirait pas parler une choee quelconque, et cW cette chose ({uciconque qui semble représentée par le pronom vague ce.
On ne saurait comparer à cette expression les alliances de mots où entre le verbe parler, comme parler chasse; car on ne dirait pas parler la chasse; quant à parler IHiébus, parler lialzac, on le dit comme parler /alin, latine loqui, etc. — Voir rarticie précédent.
Parler Vaugelas, etc., parler comme Vaugelas, etc.
606 A cause qu'elle manque à parler Vaugelas. — Fem. sav.^ II, -y.
Icy, Virgile se montre D'une agréable rencontre, El, couronné d'un laurier, Parle pasteur et guerrier.
Tristan l'Hère. , Vers hérmq., in-4% i648, p. 337-338.
* On disait de même parler Balzac, c'est-à-dirt» comme Balzac, parler précieux, c'eslà-diro comme un précieux, etc.
Parler Ennsard : fr C'est ainsi que de gros Milords, des pansars et des Mustapbas