‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 199 sur 664 · III · texte numérisé non relu

III

2iS2 PAUVRETÉS — PAYER DE SA PERSONNE

.io33 Diantre! que de façons! Signez, pauvre butor.

Éc, des Mar.y III, 7.

Il en est devenu si malheureux, que le pauvre qu'il est na d'autre consolation que de parler d'elle. - D'IIari, L'A$tne, 161 A; I, p. dgS*.

Si vous avex des nouvelles de notre pauvre Gorbinelli , je vous supplie de m^en donner. - La Rochep., III, p. ao8.

Créqui prétend qu'Oreste est un pauvre homme. - lUc. , IV, p. 1 79 : Poét, iiv.

C'est notre sort d'estre peu fréquentées , Et l'on nous laisse où l'on nous a plantées y On n'ose qu'en passant nous dire un pauvre mot.

Bbtissbradb , Ballet du Triomphe de l'Amour : Pour le» Fille» de 3f"" la Dauphine, Dryade»,

Ce sera pour elle un ^rand rcgal que de vous entendre si bien discourir de Péronumie d'une maison. — {A part,) Le pauvre homme I

Devisé, Merlin dragon, se. 1 ; - Cf. Id., ibid,, se. 8.

Pauvretés , au pluriel.

5 1 Et les soins où je vois tanl de femmes sensibles

Me paroissenl aux yeux des pauvretés horribles. — Fem. sav.y I, 1.

En vérité. Monsieur, il faut que je vous gronde.

Vous dites contre vous certaines paurretez

Qui , me faisant rougir ... — Je dis des véritex.

Hâutbrocbe , Bourg, de quai, , Il , 0.

Je vous manderai toutes mes actions ; j'aime que vous aimiex ces pauvreté».

Si?., VII, p. 3a) -33 9.

Voilà dos gens qui veulent me soutenir que vous les avez trompez, et moi aussi,. . . enfin mille pauvretez de cette nature, à quoy je ne donne pas de croiance, comme vous jugez bien. - Du Vehdibh, FlaU'Wt 1696; V, 10.

Pavillon : mettre pavillon bas, hcution.

853 J'ai conçu, digéré, produit un stratagème

Devant qui tous les tiens, dont tu fais tant de cas. Doivent, sans contredit, mettre pavillon bas. - LEt. , II, 11.

Et je crois que Ton doit voir devant ses appas

Les roses et les lys tneUre ponilUm ha», - Mo!rTFLEURT, Fille capiiaiM, I, 9.

Payer de sa personne, locution.

Pour moi, fy payerai de ma personne comme il faut.

Impr, de Vers é y se. 5.

JVi, dans le Milanais, payé de mapertonne» - Reonahd, Fol, mn,, 1, 5.

payer de la même monnoie — pays de droit écrit âa3 Payer de la même monnoië.

* Voira-dessus, p. 199, Monnoie, au figure.

Pater les violons, locution.

* Voir Fto/oii« : payer le9 violont.

Payer de . • . , mettre en avant pour contenter.

803 Tantôt \ous payerez de quelque maladie

Qui viendra tout à coup et voudra des délais ;

Tantôt vous /rayerez ^ie présages mauvais. - Tart., il, 4,

1317 Vous nous;?flyez ici (f excuses colorées. - /Wrf. , IV, 1.

Sa Amusez les Rois par des songes, Flattez-les, payez-leM d'agréables mensonges.

La Font., II, p. a84 : Fabl., VIII, ift.

Ne me payez pas d'exd&mations. - Rac, VI, p. /i 85 : Lettr.

Payer (Se) de ... , se contenter de . . .

Quoi? vous voulez que je me paye (fun semblable discours?

D. Juariy V, 3.

Teombre ee paya en quelque sorte de cette excuse.

D'IIaré, UAilrée, 161 4; II, p. 377.

De combien de jeunes maris. . .

Tomba la vie entre les armes.

Qui fussent retournés im jour

Si la mort te payait de larmes I - Malh., I, p. 33.

U a bien fallu me payer, malgré moi, de ces raisons. - lUc, VH, p. 909 : Lelir.

On ne te paye pas de médiocres raisons. - La Bochbp., III, p. aoo.

iVottt ne nout payant pas de semblables défaites. . .

MoifTPLEUBT, Critp, geniilh,, IV, 5.

De ces contes, Monsieur, pensez-vous qu*on te paye?

Id., Dame médecin, V, 8 ; - Cf. Dupe de toi-même, I, 9.

Le public. . . ne te paye pas de mauvais discours.

Rbonabd, Crit. du Légat, univ,, se. 9.

Os se cherchoient des prédécesseurs, et voici la fable dont ilt te payaient,

BossDET, Hitt, det Var,, 9 in-â% 1688; II, p. 960.

Les Suisses ne te payèrent pas de ces subtilitez du synode de La Rochelle.

Id., ibid,, II, p. 336.

Pats de droit écrit, pays coutumiers.

* Voir t. II, p. i33, Droit écrit t paye de droit écrit, et I. I, p. 5i6, Coutume, cou tnm.

244 PAYS — PECCANTE (HUMEUR)

Pays : a vue de pays.

t Voir Vue de payé (À).

Paysannerie.

Paurois bien mieux fait, tout riche que je suis, de m'allier en bonne et franche paysannerie, que de prendre une femme qui se tient audessus de moi. — G. Dand., I, i.

* Ce mot est le pendant de gentUhommerie, que nous avons noté dans Molière et dans Th. Corneille. — Voir t. II, p. À8o. — L'Acadëmic, qui a admis geniilhommerie à partir de 176a, n'a accueilli paytannerie, condition, mœurs des paysans, qu*à partir de i835.

Peau, la peau , la personne.

i4i9 Ardez le beau museau ,

Pour nous donner envie encore de sa peau! - Dép. am,y IV, A.

867 Et je vous verrois nu du haut jusques en bas,

Que toute votre peau ne me tenterait pas. ~ Tart,, III, 9.

Ce sont de beaux morveux, de beaux godelureaux, pour donner envie de leur j9eau/ — VAv., II, 5.

Je viens pour faire honneur à Madame Isabeau, Et par un bon contrat me charger de sa peau.

Th. Corn., D. Bertr. de Cig., IV, 1.

Bien ne me peut plaire

Gomme vostre/^eati.

Et j*aime la bergère

Plus que le troupeau. - Aire et Vaud, de Cour, 1 665 ; I , p. 18.

Gonnoissez-vous les miens (mes petits)? dit TOiscau de Minerve. — Non, dit TAigle. — Tant pis, reprit le triste Oiseau : Je crains en ce cas pour leur peau.

La Foxt., I, p. 4ai: FabL, V, 18.

Jamais le Chevalier, lui qui fait tant le beau , Quelque grand bien quelle ait , ne voudra de sa peau,

MoifTFLBUKT, Cotnéd. poète, III, 1 ; - Gf. Id., FiUe capitaine, I, 9.

11 n*y a personne assez dépourvu de bon sens pour vouloir se charger de votre peau. - Regxabd , Hom. à b. fort. ,1,5.

Peccante (Humeur).

L'cmpécliemeut de l'action de sa langue est causé par de certaines humeurs, qu'entre nous autres savants nous appelons humeurs peccantes ; peccanteSy c'est-à-dire. . . humeurs peccantes. — Âféd, malgré lui, II, &.

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