‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 212 sur 664 · PÉRONNELLE · texte numérisé non relu

PÉRONNELLE

Chanteuses de ianturelus, Bref, de tous les individus, Depuis le chat de Péronnelle Jusqu^au chien de Jean de Nivelle.

Dassougt, Ovide en belle humeur, i65o, p. lo-i i.

Gadmus reste sans contenance ; . . .

11 fait vite Moreau brider Et va chantant la viilanelie :

«N'as-tu point veu la Péronnelle fn

RiGHBB, Ovide bouffon, 1669, p. 969.

Je parois toute sotte alors qu'on me querelle,

Et cela me mai{]^rit. — Taisez- vous, péronnelle, - Rbgnard, Dietrait, 1, â.

* Une chanson célèbre du xt* siècle , dont le premier vers a été cité par La Monnoie et iool le texte entier a été publié par M. Gaston Paris pour la Société acs anciens textes , ^Momençait ainsi :

Av'oas point veu la perronnelle Que les gendarmes ont emmenée ?

Dans une poésie de la fin du xv* siècle et peut-être du commencement du xti*, reprouite dans le Recueil d'ancienne» poéeietfrançaùet de la bibl. elzév., t. VIII, p. 3o3, Tauar donne aux dames de Paris ce conseil :

Je te permets, quand fileras.

Chanter non pas foUastremcnt Ces qualrins, mais degoiseras La péronnelle plainement.

Dans VApppendiee qui contient le chapitre xxxiii du V* livre de Pantagruel (édit. Martyveaux, chez Lcmerre, t. III, p. 999) est une longue énumération de chansons à danser ; l^armmeUe y figure, entre (c la Venue de Noël» et crLe Gouvernai ?). Le savetier Calbain, un ancêtre du sire Grégoire, de La Fontaine, a une femme qui, à 1 exemple, répond par des chansons à toute question qui lui déplaît :

CiLBAiii. M'as-tu pas esté ma monnoyc ?

Respondras-tu, hau, becquerelle?

La Fimms. Av'ous point veu la péronnelle

Que les gendarmes ont emmenée?

Farce nouv, d'un eavetier nommé Calbain. , . à troyt pertonnagce. Ane, th, Fr, de la bibl. elzév., t. II, p. i5â.

La vogue de cette chanson se perpétua jusqu'au milieu du xvii* siècle , car Alidor en inte les deux premiers vers, et Mathieu les quatre suivants dans la Comédie des Chann^qui est de lôâo.

Elle en pensa crever, la fierc ,

Et , comme elle est d'humeur altiere ,

Et glorieuse comme un pet.

Prenant tout à coup son trompet :

Ha I belles bestes, ce dit-elle,

Qui me chantez la péronnelle ! - Righbr, Ovide boujfon, 1669 , p. 667.

}u*était-ce donc que la Péronnelle? Une des chansons assez nombreuses publiées en III. 17

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