PÉRONNELLE
Chanteuses de ianturelus, Bref, de tous les individus, Depuis le chat de Péronnelle Jusqu^au chien de Jean de Nivelle.
Dassougt, Ovide en belle humeur, i65o, p. lo-i i.
Gadmus reste sans contenance ; . . .
11 fait vite Moreau brider Et va chantant la viilanelie :
«N'as-tu point veu la Péronnelle fn
RiGHBB, Ovide bouffon, 1669, p. 969.
Je parois toute sotte alors qu'on me querelle,
Et cela me mai{]^rit. — Taisez- vous, péronnelle, - Rbgnard, Dietrait, 1, â.
* Une chanson célèbre du xt* siècle , dont le premier vers a été cité par La Monnoie et iool le texte entier a été publié par M. Gaston Paris pour la Société acs anciens textes , ^Momençait ainsi :
Av'oas point veu la perronnelle Que les gendarmes ont emmenée ?
Dans une poésie de la fin du xv* siècle et peut-être du commencement du xti*, reprouite dans le Recueil d'ancienne» poéeietfrançaùet de la bibl. elzév., t. VIII, p. 3o3, Tauar donne aux dames de Paris ce conseil :
Je te permets, quand fileras.
Chanter non pas foUastremcnt Ces qualrins, mais degoiseras La péronnelle plainement.
Dans VApppendiee qui contient le chapitre xxxiii du V* livre de Pantagruel (édit. Martyveaux, chez Lcmerre, t. III, p. 999) est une longue énumération de chansons à danser ; l^armmeUe y figure, entre (c la Venue de Noël» et crLe Gouvernai ?). Le savetier Calbain, un ancêtre du sire Grégoire, de La Fontaine, a une femme qui, à 1 exemple, répond par des chansons à toute question qui lui déplaît :
CiLBAiii. M'as-tu pas esté ma monnoyc ?
Respondras-tu, hau, becquerelle?
La Fimms. Av'ous point veu la péronnelle
Que les gendarmes ont emmenée?
Farce nouv, d'un eavetier nommé Calbain. , . à troyt pertonnagce. Ane, th, Fr, de la bibl. elzév., t. II, p. i5â.
La vogue de cette chanson se perpétua jusqu'au milieu du xvii* siècle , car Alidor en inte les deux premiers vers, et Mathieu les quatre suivants dans la Comédie des Chann^qui est de lôâo.
Elle en pensa crever, la fierc ,
Et , comme elle est d'humeur altiere ,
Et glorieuse comme un pet.
Prenant tout à coup son trompet :
Ha I belles bestes, ce dit-elle,
Qui me chantez la péronnelle ! - Righbr, Ovide boujfon, 1669 , p. 667.
}u*était-ce donc que la Péronnelle? Une des chansons assez nombreuses publiées en III. 17