MANQUEMENT
Et nai-je à craindre que le manquement de mémoire?
Impr, de Fer*,, se. i.
Quand on a failli , il n'est pas aisé de réparer le manquement.
Am. méd., II, 5.
Tous les malheurs des hommes, . . . les manquements des grands capitaines, tout cela n'est venu que faute de savoir danser.
Bourg, gent., I, 9.
Lorsqu'un homme a commis un manquement dans sa conduite,. . . ne dit-on pas toujours : tr Un tel a fait un mauvais pas dans une telle affaire? 1) - Ibid.y ibid.
Le &* acte de Cinna demeure au-dessous des autres par ce tnanquemerU.
Corn., I, p. loa : Dite, deg TroU Unitét,
Je te le dis encor, le Ciel, armé pour moi,
Punira tôt ou tard ton manquement de foi. - Th. Corn., D. Juan, I, 3.
Les hommes qui ont excelle en la politique et en la guerre , qui passent le reste des hommes, sont tombez dans de honteux manquemem dés quils sont devenus amoureux. - Sabasin, Œuvr,, a in-A% i656; I, p. 179; - Cf. Id., ibid,; I, p. 911.
Si vostre ouvrage ressemble au mien , vous allez faire un poème plein de monquemenê. - 1d., ibîi.; I, p. 3i5.
Surtout une de vous, aimable, jeune, fine, Parmi tous ses attraits, me semble avoir la mine De connoistrc aussi-bien que personne aujourd'hui Dans le fond de son cœur les manquemenê d'autrui.
BiRSSiRiDE, Bail, de la Nain, de Venue, 1" entrée; Convere, de$ Néréide» : la Comtesse de Gramont (Néréide).
Chaque parti s*est plas maintenu par les manquements de celui qui lui étoit opposé, que par sa bonne conduite. - Li Rochip., II, p. 376.
Quand est-ce qu*on présume le manqtiement de bonne volonté? — On le présume si le pécheur doit quelque chose au prochain , et qu^il n^ait pas encore satis- £nt. - Bossun, Caiéch, de Meaux, in-iQ, 1687, p. 196.
Le Carhatil : Et le temps où je règne est celui, dWdinaire, Le pins propre à couvrir un manquement de foi.
Rkgnard, Afar. de la Folie, se. à.
^ Les adverbes et les noms en ment étaient à la mode; le P. Bouhours, dans ses Entr, iArieU et d'Eugène en reproche un certain nombre aux écrivains de Port-Royal : élèvement, abrègement, brieement, déchirement, reeeerrement , aiiiédieeement , puis déclarement, mufUeetblement , inconteelablement (3*édit., 1O71, p. 193). — Barbier d'Aucour (Sentim, ée CUanle, 1671, p. 83-8/i) lui répond : (rJe demande à des personnes dVsprit et mome de FAradémie quel mal il y a dans ces mots que Tauteur conaamne , et ils me répondent que ce sont de fort bons mots , . .n
Manquement était dans le langage courant avant Port-Royal ; on le trouve dans les dictionnaires à partir du Cotgrave de 161 1 ; quant à manque, il est considéré comme adjectif par fkicot, qui le traduit par mancue, et par Monct (1690), qui le traduit : vacuuê, destUatys, manque de conseil, de répartie : contilio, reeponeo deetitutuê. — Comme adverbe.