‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 271 sur 664 · POTAGE · texte numérisé non relu

POTAGE

Pour Ësaû,. . . il esloîl à doniy bostc,. . . poun'eu qu^il cust du potage, il estoit content - Gâbassb, Doctr. eur,, i6â6, p. i3*j.

PooT Epicurc,. . . il avoit coustunic do dire que, pourveu qu^il cust du potage, il »e senloit assez fort pour provoquer les Dieux. . ., tant il sV'stimoit heureux avec du potage, - Id., ibid,, p. i38.

Si quelque jeune mariée Désire avoir bientôt li|piéc.

Ou si , pour en faut (eudreiet Nourrice avoir veut force lait , Qu'elles mangent, entr'aulre herhage, Force poreaux dans leur potage.

Martin, IJEc. de Salerne en ver$ burl,, i65o, p. 33.

Nous serviroiLs des mets, et des plus délectables,. . . Des potages bien faits et bien assaisonnés.

— Il en faudra quelqu*un. — Et des mieux mitonnes, De pigeonneaux larcLs, do volailles bien faites.

Avec des champignons, boatils, andouillottos, Cardes, marrons, pignons et uns palais de bœuf. Couronnés de citrons , grenade et jaunes d*œuf.

— C'est assez. — S'il vous plaist, nous avons bien l'adresse D'en faire au riz de veau , d'en faire k la princesse , Bisque cl potage ensemble avec des pigeonneaux ,

Avec poulets de grain , cailles et caillolcaux . . . Si vous vouliez traiter en un jour de poisson , . . . Nous pourrions vous donner, pour le premier service , Potage de santé, potage d'écrevisse.

Potage de pois verts, d'éperlans, de navets. D'oignons, de tailledins, de riz et de panels. . .

QuiRADLT, Amant indUcret, 1, 3.

Un Sat}Te et ses enfants

Alloient manger leur potage. - La Fo5T., I, p. 386 : FdW., V, 7.

Je ne diray rien de la comparaison du potage (dans V Ecole de» Femine$)^ sinon que les persnmies d'esprit l'ont trouvée trop forte, et uni dit qu'elle marquoil piustost l'esprit de i'authour que la simplicité du païsan.

Zélinde, i603, se. 3; édit. Gay, p. 19*

Je m'estois mis à table , cl avois déjà mangé la moitié d'un potage de santé.

Aratpe et Simandre, 1G79; I, p. A7.

* n semble qu'au temps de Riclielet (t68o), le potage était déjà à peu près ce qu'il est maintenant : « bouillon du pot, suit gras ou maigre, qu'on verse sur des soupes (tranches) de pain coupées fort proprement, et qu'on sert ensuite au commencement du dîner «.

La confusion entre la »oupe et le potage paraît dans les vers suivants :

Fut résolu

Que le pasté connuoncomit la fcsto.

Car aussi bien la ioupe n'est oit preslo. . . Enfin survînt potage d'un chapon , Après lequel chacun cria : Ixin, bon!

Tout chapon gras fait soupe succulente.

Sgarro?(, Œuvr., Paris, David, 1700; 1, p. 610, An

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