POURSUIVRE A... — POURVOIR
Tandis qu*armé tu fais réduire en cendres
Le dur pourpoint des bastions de Flandres. - Saij^t-Amaht, Œuvr., I, p. 35
Tant les grands Dieux portons galoches Que ceux qui galoches n*ont point ^y de colcts à \qut pourpoint , Vmdrent au lieu de l'asseuiblt^e.
Dassougy, Ovide en belle humeur, i65o, p. 60.
Cette doiidon dont Tembonpoint N^eniplissoil pas mal son pouipoint, Estoit une df*s plus gaillardes.
RicuER, Ovide bouffon, i6Ga, p. 179; - Cf. Id., ibid,, p. Ai 9.
Franchement, je tremblois, Monsieur, dans mon pourpoint.
MoNTFLECRT, Dupe dc ioi-méne , III, 1.
* Le pourpoint était un viMemont pour la partie supérieure du corps; selon Ricbelet, se composait d*uu corps, de manches, d'un collet, de bus(|ues (huscs) et de basques. ( appelait bazqtie une petite bande d'ctoiïe, percée de trous, par où passaient les aiguiilett qui rattachaient le haut de chausses au pourpoint. En été, on les faisait sans manches, ils se portaient sous la soutane, dit Furetii^re. On en faisoit, dit-il encore, de tailladés 1 de fermés, en peau de senteur, en satin, en drap ou en toile.
fs Powpoint , vestimenti genus npuncto dicitur : quia per pu/icto ad œquam corporb me suram consulum est. >!am et sutores singulas sibi replicationes jimiicto vocant : pourpmn
3ûasi appointer» C\r. Botilli, Tubulœ breues gallicanarum vocum,,, (suite du Liber ifferentia vulgarium linguarum , etc.), Paris, Rob. Est., i533.
Poursuivre a . . . continuer à . . .
927 Et s'il poursuit encore à rompre noire chance,
Ty consens; ôtons-lui toute notre assistance. - ULt.y III, 1.
1666 II ne faut (\ne poursuivre à garder le silence. - Misanth.j V, 3.
Il pourtuit à faire entendre la passion qu a son maitre pour Andromède.
GoBii. , Dettein d'Andromède.
Pourvoir, marier.
Cest un homme. . . qui tâche de pourvoir sa fille le plus avautagei sèment qu'il est possible. - Pourc, II, 4.
Vous devriez bien plutôt songer à marier voire fille, qui est en âg d'être pourvue. — Bourg, gent., III, 3.
628 Et je crois (ju'il est bon de/^ouri?oir Henriette. - Fem, sav.y II, I
CVstoit la Glle d^un pourpoinlicr, qui avoit si bien pratiqué sa merc de Thabill à Tadvantage que, pu de temps après, faisant comme le paon qui se mire dWd naire à sa queue , elle s*en seroit enorgueillie si fort qu'elle auroit desdaigné d^est pourveue à un garçon du mestier do son père.
Caqueté de l* Accouchée, 16a 3-, bibl. elzév., p. sà6-s&7.
Un mary manieroit beaucoup mieux. . . ce revenu que non pas un tuteur, qui, de peur de se dessaisir et de rendre gorge , néglige de les pourvoir.
Ghapblain, Trad, de Guzm. d'Alfar., Lyon, i63o; III, p. SSg.
J*ay creu que le plus seur estoit de le pourvoir, Et que , pour arrester les chaleurs de son âge , La cbaisne ia plus douce estoit le mariage.
Baro, CHoriêê, pastor., ]63i; I, a, p. 5.
37 11 me reste à pourvoir un arrière-neveu. - La Fort., II, p. a 09 : Fabl,, VIII, 1.
Je prétends vous pourvoir toutes deux en deux jours.
MoivTPLEURT, Dupe de eoir-méme, I, 3; - Cf. Id., ibid., IV, 6; Coméd. poète, II, 5; - Femme juge et partie, V, 11.
Pousser : i® Pousser une affaire, etc.
Si j'avois été en votre place, j'aurois poussé les choses auti*emenL
/»yr. de Vers, y se. 5.
985 n attiroit les yeux de rassemblée entière
Par Tardeur dont au Ciel il poussait sa prière. - Tart,\ I, 5.
i382 Quand vous croirez Taffaire assez h^hni poussée . . . - /6irf., IV, i.
t&57 Et Ton ne peut aller jusqu'à vous satisfaire
Qu'aux dernières faveurs on ne pousse Taflaire. . . - Ihid.y IV, 5.
tSig Mais c'est assez avant pousser le témoignage. - /61W., IV, 7.
Voilà, mon gendre, comme il îdLvX pousser les choses.
G. Dand,, I, 6.
N allez point pousser les choses dans les dernières violences du pouvoir paternel. - UAv., V, 4.
Poussons à sa mémoire
Des concerts si touchants.
Que du haut de sa gloire
Il écoute nos chants. - Am, magnif.y 4* inlerm., se. 1.
109 Là rendront tes ^erriers tant de sortes de preuves. Et d'une telle ardeur pou$$eront leurs efforts. . .
Malh., Pour le Roy, marchant contre lee liocheloiê.
0 que i'heur de tes destinées
Pousiera tes jeunes années
A de magnanimes soucis I - Id., Les Sibyllee,
977 On diroit q\i*i\ dit vrai , tant son effronterie
Avec naïveté potiMtf une mentcrie. - Goaif., Ment,, III, 5.
Avez-vous cependant poussé bien loin ia pièce?
Th. Corn., Feint Astrologue, III, 1,
Un «rje veuxî» bien poussé do loin se fait entendre.
Id., Charme de la Voix, I, 4; - Cf. Comtesse d* Orgueil, II, 3
m. aa
En cet endroit, si j'eusse crû l'enthousiasme^'^aarois i^ouff^ quantité de vers.
Sasasir, OEuvr., a in-â*, i656; I, p. 3o6.
Le Marquis d'abord souffrit patiemment ces frocards assez communs. . . Enfin, on \epouua tant là-dessus, qu'il fut contraint de repartir.
FoBETiàBi, Rùm, bourg,, p. 63.
35 Honteux d'avoir pouM^ tant de vœux superflus. - Ric, Androm,, I, i.
Ne tardons point; allons pouiter notre artifice.
La Thuillibii, Critp, Bel-Etprit, se 3.
Haï haï Ton ne peut pas mieux potiM^ une plainte.
Poisson, Fouxdiveri,, I, i" inlerra.
Vous avez le goût bon. Si je n'étois son frère,
Près d'elle on me verroit bien loin poiuter l'affaire. - Rigrabo, Distrail, 11, 7—
Retirez-vous.
Je ne suis point. Monsieur, femme que l'on plaisante.
— Je veux que nous dansions ensemble une courante.
— G^est trop jpotMMT la chose. Allons, retirez-vous. - Id., Ufid., ill, A.
s^ Pousser, et pousser X bout.
931 Vraiment vous me poussez, et contre mon envie,
Votre présomption veut que je Thumilie. - Dép. «m., 1,3.
1 37 Mais avec tout cela, s'il pousse mon courroux. ..-/). Gare, y 1, 1 .
'j^h Si désormais on pousse ma colère,
Il n'est point de retour qu'il faille qu'on espère. - i6û/. , III, i.
1093 Non, non : il a poussé trop avant ma colère. - Ihid.y IV, 1.
i5g8 Et cet homme sur vous ayant ces avantages.
Le pousser est encor grande imprudence à vous. — lbid,y V, 1.
io4o C'est trop vae pousser là-<lessus. - Amph.y II, 2.
Vous n'en approchiez point que vous ne poussassiez à bout.
Fourb. de Scap., 1,4.
363 Car en dizant, tant seulement, Que cette pièce non pareille Est l'ouvrage du grand Corneille, C'est 0Ottfs«r la louange à bout, Et qui dit Corneille, dit tout. - Lobbt, Muze hittor,, 90 janvier iCGS.
A cela près, Lycas, poustont l'affaire à bout.
Th. Cobr., Amour à la mode, II, s.
Croyez- vous que le Duc pout$e l'affaire à bout? - Id., Charniê de la Voix, II, â.
Ayant passé ce qui restoit de celte journée avec cette Dame, il s^en trouva charmé, et à un tel point que , par un capnce assez capable d'entrer en la fantaisie d'un jeune homme de dix-huit à vingt ans,. . . il résolut de pouaer sa bonne fortune à bout, - SiGBAis, Nouv, franc,, i656; 5* Nouv., p. 91.
La Dame la plus severe Se laisse pouster à bout.
Quand un amant persévère.
Le temps est maistre de tout.
Airs et Vaudev. de Cour, 1 665 ; I, p. 1/18.
Je ne pousserai point les affaires à bout, - Poisson , Les Fem, coq, , III , 1 .
3° Pousser ; pousser jusqu'au rout.
1013 Poussez donc jusqu^au bout cet orgueil héroïque.
D, Gare, y III, 3.
59 Javois beau m'en défendre, il a poussé sa. chance. - Fâch., I, 1.
Nous sommes ici sur une matière que je serai bien aise que nous pouitions. - Crit. de VEc. des Fem. , se. 7 .
997 Pour avoir l'accès libre à pousser ma fureur. - Gorh., Perth,, III, 3.
Elle vouloit pousser cette aventure jusques au bout, qui estoit de voir quels seraient les sentiments de ce chevalier quand il les connoistroit.
Sbgbais, Nouv, franc., i656; 5* Nouv., p. 96-96.
n (Molière) a poussé son caractère jus^u'ait bout, et jamais il n'est revenu du mépris de la médecine. - Bizarçoii, Médec. à la censure, 1677, p. SoQ-Sio.
4* Pousser , v. n. continuer, aller de i avant.
1071 Poussey pousse, bourreau, tu fais bien tes affaires!
rit., III, U.
&9i Hol poussez : je le quitte, et ne raisonne plus. — Dép. am.j II, 1.
Pousse, mon cher Marquis, pousse l — Crit. de VÉc. des Fem., se. 6.
65 1 Allons, {Qvm&, poussez, mes bons amis de cour. - Misanih., II, &.
Oui, Monsieur, vous devez, pour le punir, faire Tamour à ma maîtresse. Poussez, c'est moi qui vous le dis. - G. Dand., I, 6.
Trouvcriei-vous bon que je devinsse amoureux d'elle? — Pousse, Garmelin, ce sera bien faict, dit Lysis. - Sobil, Berg. extrav,, 1697, p. 61^.
Par ce discours, Seigneur, te serois-je importun? — Au contraire, poussez, s'il vous piaist.
Lb Bodlâhgib db Ghàlossat, Èlomire (Molière) liypocondre, 1670; II, 6.
5® Pousser, v. n., avancer.
54 1 Je pousse, et je me trouve en un fort à l'écart. - Fâch., II, 6.
88 A la barbe de l'enncmy,
Deux des escadrons s'avancèrent.
Mais pas trop avant ne poussèrent.
LoBBT, Muze histor., iS octobre t657«