‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 307 sur 664 · PRISE (UNE) — PRIVAUTÉS · texte numérisé non relu

PRISE (UNE) — PRIVAUTÉS

73 En une audience preciie,'

Qu^eut Tambassadeur de Venîze,

Monsieur de Bouillon, bien et beau,

Mit devant le Roy son chapeau.

Dont Quelques Messieurs murmurèrent.

Mais aauires Ten complimentèrent,

Et crut, par ce trait concerté.

Avoir de la principauté, - Loan, Muxê kiitar., 19 may i65fl.

Un grand seigneur affecte la principauté. - La Beut. , II , p. 1 66.

Prise (Une), terme de phat*macie.

Hé bien! mon frère, qu'en dites-vous? cela ne vaut-ii pas bien une priée de séné ? - Mal. imag. , III , 1 •

Je crois que cette dernière priie (d*une poudre) achèvera de me guérir.

Siv., IV, p. 389.

De mon catholicon avalez une priie, - Poisson, Hollande malade , se. 9.

Prises : être aux prises, en venir aux prises.

1167 L'impertinent! — Souvent nous en étions aux prises.

Fem. sav.y IV, 9.

1 7&& Je brûle dVn venir aux prises,

Et jamais je n'eus tant de faim. Amph., III, 5.

38 Tant et si bien qu'ils en vinrent aux pri$et.

Lk Fort., IV, p. 989 : Qmtei, il, 6.

Être continuellement aux priue avec soi-même pour ne pas la craindre (la mort). - La BacT., II, p. 95.

. . . Sans sujet vous en venez aux priées, - Regnârd, Méneehmet, IV, 9.

Prisonnier : arrêter prisonnier.

* Voir t. I , p. 1 3 9 , Arrêter priionniert

Privautés, libertés familières.

476 Vous avez pris céans certaines privautés, - Tart.j II, a. i556 Garde- toi de troubler leurs douces privautés! - Amph.^ III, 9.

Je vous permeltray le reste do ma vie les mêmes privautez que vous avet receues.

D*UaFé, L'Àitrée, 161&; II, p. 889; - Cf. Id., ibid.; I, p. 95&^;

II, p. ko6, — Sur la nature de ces privautée, voir U, p. 887.

Voyez de quelle j»rtvatt(^ je veux procéder avec vous. - Mâlh., II, p. 584.

Ils furent mesme si discrets, qu^on ne s*avîsa point qu^il y eust plus de privante qu*auparavant. - FraiTièat, Rom, bourg,, p. 87.

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