PRODUIRE (SE) — PROFESSION
Je vous donneroû les mains, si au lieu d^Agamemiioa et d^AchiUe vous me fro~ initiez Ulysse. - Sahasin, Œuvr,, i în-Zi*, i656; I, p. iiB.
Celuî-ci lui cooseilk de le produirt en puUic (Ésope).
La Fo!it., I, p. kk : Vie ^Èwope,
Produit-il quelque Auteur qui confirme ce qu*ii en a dit? Il n en produit pas un seul. - BossDBT, HiiL de$ Var., a in-A*, 1688; II, p. i5i-i5i.
Cest un jeune poète, que je prodme dans le monde.
RiORAiB, Qit. du Légat,, se. L
Von n^auroit jamais connu tout Tesprit d*Artemise sans ses lettres, qui ont été produitet à Taudîience. - Id., Divorce, HT, 9.
Produire (Se), se présenter.
63 i Passons, Monsieur. — Monsieur, c'est une peine extrême
Lorsqu'il faut à quelqu'un se produire soi-même. - Fâch,, III, 9.
io3 Et je ne sais quel fruit peut prétendre un amour Qui fuit tous les moyens de $e produire au jour.
16 i& Ah! ahl cette impudente ose encor se produire f
Fem. sav. , V, i .
5 Quoi? TOUS oses, dit-elle, à mes yeux vous produire !
La Fort., I, p. i4i : FM., II, 5.
Femme qui Tient m produire elle-même
N^aura jamais de place à mes côtés. - Id., V, p. 100 : Coûtée, III, 6.
Je ne me sutf point encore produit ncdlc part. - Rac, VI, p. ^^7 : Lettr,
Je cherche à me produire aux yeux d*honnétes gens. - Rigraid, Le Bol, se. 1 1.
Profession : faire profession de . . .
Je ne puis souffrir qu'une âme quiyiii( profession iTun peu de fiertë, ne trouve pas une honte horrible à de telles foiblesses.
Princ.d^Él.,ll, 1.
y 9ii fait toute ma yiepn^ession de ne rien aimer. - IHd., H, &.
y J'ai/otï jusques ici prt^ession de l'être. - Misanth.f I, 1.
1373 II fait pr(^esiion de chérir l'ignorance. - Fem. sav., IV, 3.
GiLTOPHiLB. Ne vous souvient- il pas avoir dict par deux fois faire perfection de quelque ckoie! — Philausori. J*oy parler ainsi ordinairement les courtisans, ânon que quelques-uns disent uim faire profeetion. — Giltophili. Si de deux fautes il falloit choisir la moindre, c*cst à dire la moins apparente, il Taudroit mieux dire faire perfection , mais pour parler correctement, il faut dire faire profeeeion, — Philausori. Gomment leur prouveriex-TousT — Giltophiu. Par le root latin p^ ftêeioy dont il est procédé, lequel. Dieu mcrcy, vous entendes aussi bien que moy.
11. EsTULNHR, Langage franç.-itaL, édit. Liseux, I, p. 56-57.
38S PROFITER DE. . . — PROGNOSE
Ghrysippus. . • fmi jprofimim de trouver ce qui est en toutes choses.
MiLH. , Tradueinm de Smèque,
Maistre Pasquîer /àtl aussi profuwm de relever les persoanes de néant
Le P. Gaiâssi, Reeh, det lUch, de AT Eit, Patquier, 1699, p. 369.
Nous voyons plusieurs gens qui fiiU profe$»ion de la dévotion , jusques-là qu'ils semblent confits en prières et en dévotion. - Tabarih , ÛEiivr., biU. elzév., I, p. 9^.
Il y en a d*autres qui, pour avoir veu un damoiseau. . . mignon et poupin autant qu'Adonis mesme, qai/ait pro/esiion de gentillesse et de propriété, de ces gens à mettre dans une ooëtte ou sur un buffet . . . , il leur semble qu'ils vivront tousjours en cette posture.
Chapelain, Trad. de Guzm. d'Alfar., i63o; III, p. 3G3; Cf. Id., ibid,, III, p. 73 et 76.
Ce ravisseur qmfait profeeeian
De s'acquérir la réputation ,
S'est parjuré pour me faire un esclandre.
Rec. de rond., in-39, 1639, P- ^7^*
Je ne me mêle point d'écrire ; vous savez que je n'en ^Jamais frofnmon,
MoifTBBUiL, ûfitivr., 1666, p. 967.
C'est de tout temps, et chez tous les peuples qui /oiU profeeeûm de poésie, que le Parnasse a jugé ceci de son apanage. - La Fort., I, p. 10 : Préf. des Pablee,
La tendresse de son coeur eust esté trop foible pour s'opposer à la scrupuleuse vertu dont ellefaieoil pro/euion,
M"*' DE ScudÎrt, Mathiide, 1667, p. 95i-959 ; - Cf. Id., ibid,, p. 5ii.
Ces Messieurs (les petits violons du Roy) fmt profuêkm do se servir aussi bien d'une espée que d'un archet. - Àrtupe et Simandre, 1679 ; I, p. 197.
II ne vous rend point justice. Pour moi, quiyôtt profoêoion do vous la rendre. . .
Rac, IV, p. 397 : Imaginaires.
Pourquoy faites- vous le Signe de la Croix? — Je le fais principalement pour marquer que je/aie profueion cPestrc cbrestien.
BossuET, Catéch, de Meaux, in>i9, 1687, p. 11.
L'Elise, qui/r?i( profession de ne dire el de n'enseigner que ce qu'elle a receù, ne varie jamais.
Id., Hist, des Var., 9 in-^, 1688 ; I, Préf., S 5 ; - Cf. Id., ifcûf.; I, p. 83, 197, 177-178; II, p. i58, 356, 5/10, 55o, 65o-65i; - Confér, avec M. Claude, in-i 9 , 1689 , p. 7, 97 ; - Avert, auK iVof., in>&% 1689-1691 : I, S 3o, p. 69; II, S 5, p. 108; V, S A, p. 989; YI, S 89, p. 589, etc.
Je fais profession d'être libre et de dire ma pensée.
Du Vbidiei, FUUiêw, 1696; II, 9.
Refais profession d'une vertu sincère. - Rbgkard, Joueur, II, 9.
Profiter de ... , gagner.
i70& Vous me faites un bien, me faisant vous connoltre :
Fy profite cfun cœur qu'ainsi vous me rendez. - Miumîk.^ V, i.
Prognose, signe prognostique.
IV Voir t. II, p. 79, Diagnose.