‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 311 sur 664 · PRODUIRE (SE) — PROFESSION · texte numérisé non relu

PRODUIRE (SE) — PROFESSION

Je vous donneroû les mains, si au lieu d^Agamemiioa et d^AchiUe vous me fro~ initiez Ulysse. - Sahasin, Œuvr,, i în-Zi*, i656; I, p. iiB.

Celuî-ci lui cooseilk de le produirt en puUic (Ésope).

La Fo!it., I, p. kk : Vie ^Èwope,

Produit-il quelque Auteur qui confirme ce qu*ii en a dit? Il n en produit pas un seul. - BossDBT, HiiL de$ Var., a in-A*, 1688; II, p. i5i-i5i.

Cest un jeune poète, que je prodme dans le monde.

RiORAiB, Qit. du Légat,, se. L

Von n^auroit jamais connu tout Tesprit d*Artemise sans ses lettres, qui ont été produitet à Taudîience. - Id., Divorce, HT, 9.

Produire (Se), se présenter.

63 i Passons, Monsieur. — Monsieur, c'est une peine extrême

Lorsqu'il faut à quelqu'un se produire soi-même. - Fâch,, III, 9.

io3 Et je ne sais quel fruit peut prétendre un amour Qui fuit tous les moyens de $e produire au jour.

16 i& Ah! ahl cette impudente ose encor se produire f

Fem. sav. , V, i .

5 Quoi? TOUS oses, dit-elle, à mes yeux vous produire !

La Fort., I, p. i4i : FM., II, 5.

Femme qui Tient m produire elle-même

N^aura jamais de place à mes côtés. - Id., V, p. 100 : Coûtée, III, 6.

Je ne me sutf point encore produit ncdlc part. - Rac, VI, p. ^^7 : Lettr,

Je cherche à me produire aux yeux d*honnétes gens. - Rigraid, Le Bol, se. 1 1.

Profession : faire profession de . . .

Je ne puis souffrir qu'une âme quiyiii( profession iTun peu de fiertë, ne trouve pas une honte horrible à de telles foiblesses.

Princ.d^Él.,ll, 1.

y 9ii fait toute ma yiepn^ession de ne rien aimer. - IHd., H, &.

y J'ai/otï jusques ici prt^ession de l'être. - Misanth.f I, 1.

1373 II fait pr(^esiion de chérir l'ignorance. - Fem. sav., IV, 3.

GiLTOPHiLB. Ne vous souvient- il pas avoir dict par deux fois faire perfection de quelque ckoie! — Philausori. J*oy parler ainsi ordinairement les courtisans, ânon que quelques-uns disent uim faire profeetion. — Giltophili. Si de deux fautes il falloit choisir la moindre, c*cst à dire la moins apparente, il Taudroit mieux dire faire perfection , mais pour parler correctement, il faut dire faire profeeeion, — Philausori. Gomment leur prouveriex-TousT — Giltophiu. Par le root latin p^ ftêeioy dont il est procédé, lequel. Dieu mcrcy, vous entendes aussi bien que moy.

11. EsTULNHR, Langage franç.-itaL, édit. Liseux, I, p. 56-57.

38S PROFITER DE. . . — PROGNOSE

Ghrysippus. . • fmi jprofimim de trouver ce qui est en toutes choses.

MiLH. , Tradueinm de Smèque,

Maistre Pasquîer /àtl aussi profuwm de relever les persoanes de néant

Le P. Gaiâssi, Reeh, det lUch, de AT Eit, Patquier, 1699, p. 369.

Nous voyons plusieurs gens qui fiiU profe$»ion de la dévotion , jusques-là qu'ils semblent confits en prières et en dévotion. - Tabarih , ÛEiivr., biU. elzév., I, p. 9^.

Il y en a d*autres qui, pour avoir veu un damoiseau. . . mignon et poupin autant qu'Adonis mesme, qai/ait pro/esiion de gentillesse et de propriété, de ces gens à mettre dans une ooëtte ou sur un buffet . . . , il leur semble qu'ils vivront tousjours en cette posture.

Chapelain, Trad. de Guzm. d'Alfar., i63o; III, p. 3G3; Cf. Id., ibid,, III, p. 73 et 76.

Ce ravisseur qmfait profeeeian

De s'acquérir la réputation ,

S'est parjuré pour me faire un esclandre.

Rec. de rond., in-39, 1639, P- ^7^*

Je ne me mêle point d'écrire ; vous savez que je n'en ^Jamais frofnmon,

MoifTBBUiL, ûfitivr., 1666, p. 967.

C'est de tout temps, et chez tous les peuples qui /oiU profeeeûm de poésie, que le Parnasse a jugé ceci de son apanage. - La Fort., I, p. 10 : Préf. des Pablee,

La tendresse de son coeur eust esté trop foible pour s'opposer à la scrupuleuse vertu dont ellefaieoil pro/euion,

M"*' DE ScudÎrt, Mathiide, 1667, p. 95i-959 ; - Cf. Id., ibid,, p. 5ii.

Ces Messieurs (les petits violons du Roy) fmt profuêkm do se servir aussi bien d'une espée que d'un archet. - Àrtupe et Simandre, 1679 ; I, p. 197.

II ne vous rend point justice. Pour moi, quiyôtt profoêoion do vous la rendre. . .

Rac, IV, p. 397 : Imaginaires.

Pourquoy faites- vous le Signe de la Croix? — Je le fais principalement pour marquer que je/aie profueion cPestrc cbrestien.

BossuET, Catéch, de Meaux, in>i9, 1687, p. 11.

L'Elise, qui/r?i( profession de ne dire el de n'enseigner que ce qu'elle a receù, ne varie jamais.

Id., Hist, des Var., 9 in-^, 1688 ; I, Préf., S 5 ; - Cf. Id., ifcûf.; I, p. 83, 197, 177-178; II, p. i58, 356, 5/10, 55o, 65o-65i; - Confér, avec M. Claude, in-i 9 , 1689 , p. 7, 97 ; - Avert, auK iVof., in>&% 1689-1691 : I, S 3o, p. 69; II, S 5, p. 108; V, S A, p. 989; YI, S 89, p. 589, etc.

Je fais profession d'être libre et de dire ma pensée.

Du Vbidiei, FUUiêw, 1696; II, 9.

Refais profession d'une vertu sincère. - Rbgkard, Joueur, II, 9.

Profiter de ... , gagner.

i70& Vous me faites un bien, me faisant vous connoltre :

Fy profite cfun cœur qu'ainsi vous me rendez. - Miumîk.^ V, i.

Prognose, signe prognostique.

IV Voir t. II, p. 79, Diagnose.

Page 1