‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 317 sur 664 · Mais de vous^ cher compère, il en est autrement · texte numérisé non relu

Mais de vous^ cher compère, il en est autrement

Éc. des Fem.y I, 1.

c. 6i Ma foi, j'en suis d'avis, que ces penards chagrins ^

Nous viennent étourdir de leurs contes badins, — UEt, 9 I , â .

286 Non, je te le promets,

De ne me mêkr plus de rien dire ou rien faire. - Ibid.^ I, 6.

1 167 Songez à vous tantôt : Léandre fait parti Pour enlever Célie, et j'e^i suis averti Qu'il a mis tout en ordre. — Ibid.y III, 5.

2o3i Qui fauroit jamais cru, que cette ardeur si pure

Pût être condamnée un jour par la nature? - Ibid.^ V, 10.

On me favoit bien dit, que son maître Aristote n'étoit rieti qu'un bavard.

Mar.forcéy se. U (à la fin).

Je voudrois bien le voir vraiment que vous fussiez amoureux de moi!

G. Dand.y I, 6.

1769 Je le savois bien, moi, que vous tépouseriez. - Fem. sav., V, &.

11** Pronom complément indirect employé avec un adjectif possessif de la même personne.

Votre œil en tapinois me dérobe num cœur. - Préc. rid.^ se. 9.

t On peut voir, dans cette phrase, me employé par pléonasme : cr votre wQ dérobe mon contrv , ou l*emploi de mon pour Tarticle le : «r votre oeil me dérobe le cœur».

Quelque petite assistance me rétabliroit mes affaires. - LAv.^ II, 5.

1 3® Pronom absolu répétant soit h sujet [i) y soit le complément indirect (b).

a. 5o5 Vous ne voulez pas, vous^ me la faire sortir? - Fem. sav.^ II, 6. 1769 Je le savois bien, mot, que vous Tépouseriez. - Ibid., V, A. h. Comment, doucement? Il ne me plait pas, mot. - UAv.y III, 9.

1 3® Pronom explétif employé pour donner plus éC énergie à Fexpression.

33 Lisez-mot comme il faut, au lieu de ces sornettes. Les quatrains de Pybrac. - Sgan. , se. 1 .

552 Prenez visée ailleurs, et troussez-mot bagage.

Éc, des Mar.^ II, 6.

85g Avant que de parler, prenez-mot ce mouchoir. - Tari. y III, 2.

1758 J'en saurai, dans mon âme, excuser tous les traits.

Et me les couvrirai du nom d'une foiblesse. - Misanth., V, &.

Qu'on me Tégorge tout à Theure ; qu on me lui fasse griller les pieds; quon me le mette dans Teau bouillante, et qu'on me le pende au plancher. - UAv.f V, 2.

Allons, Monsieur, faites le dû de votre charge, et dressez-lui-mot son procès, comme larron et comme suborneur. - IUd.y V, 3.

Appelez-mot Nicole, que je lui donne quelques ordres.

Bourg. gent.y III, 1.

^ «Les François, dit Henri Estienne, en plusieurs manières de parler, usent de ces pronoms au datif cas, mo^, toy, tunu, wmi, en la même sorte que les Grecs usent de leur «01, toi, nous, votM. . • Je parle de Tusage qu*a ce moy quand on dit : crR^gardeiHNOtf la «grâce de ce galand». — Item, (rPrenez-mo3f bien garde à ce que je vous ay dict». Amâ ertril qoan du pronom vout, comme si je di : tret incontinent le finet votu gaigne au spied]». - H. EsTiiHHB, Conformité du JrançaU atoc le grec, ch. 11.

1 4® Pronom nous, au pluriel y pour je.

ii/iS Allez donc le fléchir. — Oui, nous le fléchirons;

Mais aussi tu promets. . . — Ah I mon Dieu, itoi» verrons.

uÉt.y m, &.

1 5^ Place du pronom, régime direct ou indirect, avant un seul ou deux verbes.

a. Avant un seul verbe.

1/1 1 Tétebleul ce me sont de mortelles blessures. - Misanik., I, 1.

fiOO PRONOMS

Ce nous est une douce rente que ce monsieur Jourdain.

Bourg, getu. ,1,1.

Hé bieni ne ni est-ce pas de riionneur, de prêter de l'argent à un. homme de cette condition-là? - Ibid.y III, 3.

b. Avant le premier de deux verbes se suivant.

735 II ne mefaUoit ^e^s payer en coups de gaules. - UÉu^ II, 7.

1099 Je crois quelle me vient de donner un soufflet.

Dép. am.y III, 10.

soi Je viens m'intéresser,

Madame, au doux espoir qu'il vous vient d annoncer.

D. Gare. y I, 3.

1 1 1 3 Votre innocence enfin lui vient (Tétre connue. - Ibid. , IV, 1 .

336 Sot? Je vois qu'il en est ce que Ton m^a pu dire.

Éc. des Fem.y I, &.

Préparez-vous à bien recevoir ma maîtresse, qui vous doit venir visiter.

VAv., m, 1.

Rien ne me peut châtier. - Ibid.^ IV, 5.

Vous Valiez entendre. - Bourg, gent.y I, 1.

Je vous prie tous deux de ne vous point en aller, quW ne m'ait apporté mon habit, afin que vous me puissiez voir. - Ibid. y I, 3.

1&9 De si rares bontés m^ont si bien su toucher

Qu'il n'est rien qui me puisse à mes fers arracher.

Fem. sav.y I, ti.

977 Si je vous ai su mettre au rang de mes amants.

Contentez-vous des yeux pour vos seuls truchements.

Ibid. y I, 4;- Cf. II, 3, vers 38 1, etc.

* Vaugdas s'est occupé de la place des pronoms dans i7 te vient juitijier, it vient »e ju9tifim:

ir Cette remarque a une grande eslendue, car ù tous propos il s'offre occasion de dire Tun ou Tautrc en d^autres exemples que celuy que je viens de prononcer : comme «je ne fftê veux pas faire?» , et trie ne veux pas le faire; fls me vont blatmer, et ils vont me f^atmern , et ainsi aune infinité d autres où Ton employé les pronoms personneb. Il 8*agit donc de sçavoir si tous deux sont bons, et cela estant, lequel est le medleur. On respond que tous deux sont bons, mais que si celuy-là doit estre appelle le meiiiew, qui est le plus en usage, je ne le veux pat faire sera meilleur qneje ne ve%ix pa$ le faire, parce qu^il est incomparablement plus usité. . . 9) - Yauoilas, édit. Gbassang, II, p. 86.

tJe croi, reprend Th. Corneille, que Toreille seule décide dans toutes les façons de parler qui sont employées dans cette Remarque. . . 1» - Ibid., U, p. 86-85.

irOn a trouvé, lyoute TAcadémie françoise, qu'il n'y a que l'oreille à consulter sur toutes les phrases qui sont rapportées dans cette Remarque.» - Ibid., p. 85.

PRONOMS AOl

e. Avant Fauxiliaire séparant un premier verbe du verbe réfléchi qu'il accompagne.

* Voir ci-dessus, p. 3/î3 : Pouvoir, virbe conjugué avêc être quand il nt lucpt <fiiit ttrbt tmplofé comme réfléchi,

d. Avant un second impératif.

5 Préparez vos efforts et vous difendn bien. - UÉt,^ I, i*

688 Répare ce malheur et me sois secourable. - Ibid.^ H, 6.

988 Donnez-moi vitement quelques coups de bâton,

Et me laissez tirer mes chausses sans murmure. - Dép, am.y I, &•

1019 Faites sortir Lucile et la laissez parler. - Ibid.y III, 8.

Cathos, et vous, Madelon. . . — Eh! de grâce, mon père, défaitesvous de ces noms étranges, et nous appelez autrement. - Préc. rii. , se. &.

Almanzor, dites aux gens de Monsieur qu'ils aillent quérir des violons, et nous faites venir ces Messieurs et ces Dames d'ici près, pour peupler la solitude de notre bal. - IHd.j se. 1 1.

36/i Oui. — Va, sois en repos, rentre et me laisse faire.

Éc. des Mar.y II, i.

8&6 Sortez donc, je vous prie, et me laissez l'attendre. - TarC, lU, i.

i36o Approchons cette table, et wus mettez dessous. ~ Ihid,^ IV, h.

83/i Laissons la raillerie,

^i me dis quel espoir on peut t'a voir donné. - Misanih.y III, i.

Attendez qu'on vous en demande plus d'une fois, et vous ressouvenez de porter toujours beaucoup d'eau. - UAv., III, i.

175 Faites-vous sur mes vœux un pouvoir légitime.

Et me donnez moyen de vous aimer sans crime. - Fem. sav. ,1,9.

^ Nous pourrions multiplter indéfiniment les exemples de cette construction, qui se lit»Qre & chaque pas ches Molière, comme chez tous les écrivains de son temps.

PaONOMS

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