RAVISSANT
passion ravale les personnes sur qui elle étend sa puissance, je sens tout mon cœur qui s'dmeut. - Princ. d^ÉLy II, i.
Comment oser vous adresser à moi pour vous servir dans votre amour, et vouloir ravaler la dignité de médecin à des emplois de celle nature? - Méd. maigri lui, II, 5.
En moi ... se rencontrent beaucoup de choses qu^il fisiul nécessairement ou corriger, ou ravaler, ou porter plus haut. - Malh., II, p. 379.
Tu reigies tes mœurs au compas
D^une conduite si modeste
QuHi semble que tu ne veux pas
Que ton esprit se manifeste . . .
Et si Ton t'oblige à parier
Des grâces dont ton ame est pleine,
Tu ne tends qu'à les ravaler.
Mathakd, Œuvr., in-/î% 16/16, p. 335; - Cf. Id., ibid,, p. a.
Qu'on en verra d'immolées Au ressentiment royal.
Si du monstre desloyal Les cornes sont ravalée»!
Saint-âhânt, Œuvr., bibl. elzév., II, p. à as.
Avec une couple de Miserere mei, Deut, on vous ravalera le cœor, et on vous apaisera ces fougues. -D'Odvole, Contes, i664; Paris, Jouaust, i883; II, p. aâ6.
i5i5 Quelle inégalité ravale ta vertu? - Corr., Cid, Y, 1.
Mais. . . — Nou, non, c'est en vain que vous vous ravalez;
Je sçay votre mérite, et ce que vous valei. - Th. Corn., Feint Astrol., lU, a.
3ii Censure mon projet, ravale sa beauté. - La Font., VII, p. a8 : L'Eun., I, â.
879 Quoi? tu ne vois donc pas jusqu'où l'on me ravale? - Rac, Britann., III, h.
L'humilité trop ravalée
Cache souvent beaucoup d'orgueil.
Le Boulahoir de Cbalussat, biomire (Molière) hypocondrCi 1670, I, 3.
Ravissant, ravisseur, rapace, pillard.
Voyez. . . combien d'animaux ravissants par les griffes desquels il vous faudra passer, sergents, procureurs, avocats, greffiers, substituts, rapporteurs, juges, et leurs clercs. - Fourb. deScap., Il, 5.
J'oppose quelquefois, par une double image,. . .
Les agneaux aux loups ravissant». - La Font., I, p. 363.
Combien y a-t-il d'hommes qui vivent . . . comme des loups ravissants et impitoyables I - La Rochep., I, p. 307.
Est-ce un bon pasteur qui écrit ces choses , ou un loup ravissant qui vient ravager le troupeau? - Bossubt, Avert. aux Protest., in-à% 1689-1691 ; I, S 9, p. 16.
rayer de ses papiers — rerct 469
Rayer de ses papiers.
* Voir ci-de08U8, p. a i o , PûpUr» : rmfer d$ §9$ fttpmt.
Rebattre.
679 Oui, si je n'ëtois plus de tes cris rebattu. ~ An^h.^ I, A.
* N. B, Quelques éditions, entre autres 1689, donnent rabattu.
Prenez garde, s^it vous plaist, à ce que je vais dire, et ne vous îmaginei pas qne je rtbatu les mêmes choses.
GoTiH, Crit, dhmiér., 1666; Nouv. Coll. molër., p. 4i.
N*a-t-on pas mille fois dit, écrit, imprimé Que je ne suis pas beau? Qui n'en ek informé? Le monde est rebattu de ces vieilles nouvdles.
BnissiBADi, Bail, d'AiddioM, 6* entrée : Pour h marfuiê de GenUt (enlaidi par la petite vérole).
Ne voyex-Yous point qu^clie (cette lettre) rebat cent fois la même chose?
Ric, IV, p. 33i : Imagin,
Je suis si rebattue de ses discours, que je n'en puis plus. - Sév., V, p. 17').
C*ost une matière rebattue et qui n'est point de mon sujet.
Bossun, Hi$t, dê$ Yar,, a in-6% 1688; I, p. 167; - Cf. 1d., ibid,; II , p. 5i5.
Ce sont icy des choses rebattueê qu'il ne faudroit plus retoucher.
Ii>., Arert, aux Proteet,, in-A*, 1689-1691 ; V, S 34, p. 378.
Bebours (À).
885 Tout ce que vous avez été durant vos jours,
C'est-à-dire un esprit chaussé tout à rebottrs. — L'£/., II, 1 1.
iGiA ... Quoi que vous disiez, je l'entends au rebours, ~ Coaii., Ment,, V, h.
L'amour-propre , au rebourt , fait qu'au de^ suprême
On porte ses pareils. - Li Fon., Ul, p. 196 : rabL, XI, 5.
* Entre à r^Hntn et au reb<mri il y a cetlo diflercnce, que le premier ne prend pas «1p complément et que le second peut en prendre un.
Refnmn, rebouree, s'employait aussi comme adjectif:
A toy, lampe de nostre course ! . . .
Il n'est point d'humeur si r^une Qui ne se crève à ta santé.
Siiirr-ÂHAifT, Œuvr,, bîM. diév., I, p. 190.
Rebut, rejet, refus.
1 99 Et bien loin de trembler de Texemple des autres, Du rebut rio letirs vœux enflez Tespoir des vAtres.
Princ.ttÈ.,l, i.
t Cest4-dire : du refnU qu'ont suhi leurs voeux, et non qu'ils ont infligé.